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Engagements nationaux du 4 décembre 2004 : Assises de l'Enseignement catholique

Temps de lecture : 7 minutes

La 2ème phase des Assises a abouti à des formulations d'engagements des établissements scolaires, des diocèses, des régions recueillies le 4 décembre 2004. Au niveau national, Paul Malartre aussi s'est engagé.

La 2ème phase des Assises de l'Enseignement catholique s'est déroulée dans toute la France avec des formulations d'engagements des établissements scolaires, des diocèses, des régions qui ont été recueillies le 4 décembre 2004. Au niveau national, Paul Malartre s'est engagé.

Risquer la communauté éducative et ses lieux de Parole
- Que la place de chacun soit reconnue.
Nous nous engageons partout à ne pas exclure de fait de la communauté éducative certaines catégories des personnels de l'établissement, les parents, les gestionnaires et, faut-il le rappeler les élèves.
- Que chacun participe dans son rôle et avec ses compétences propres à la réalité vécue du projet éducatif.
Nous engageons les partenaires de la communauté éducative à ne pas chercher à prendre le pouvoir mais à participer à la mission de l'Enseignement Catholique sous la responsabilité de ceux qui ont reçu mission d'Eglise :

  •  
  • le chef d'établissement pour l'établissement,

  •  
  • le directeur diocésain pour le diocèse,

  •  
  • les supérieurs majeurs et les délégués à la tutelle pour les réseaux congréganistes,

  •  
  • le secrétaire général de l'Enseignement catholique pour le national.
    Sinon, nous ne serions pas l'Enseignement catholique, mais un enseignement privé.

    Risquer la différence
    - Que "l'Enseignement catholique ouvert à tous" ne soit pas seulement un slogan.
    Nous nous engageons, en réseaux d'établissements, à ne pas exclure les "pas comme les autres", à rattraper le retard dans l'accueil et l'accompagnement spécifique et non séparé des enfants malades, des enfants trop vite blessés de la vie, des enfants handicapés moteurs, des enfants autistes, des enfants du voyage, des enfants intellectuellement précoces.
    Nous invitons les réseaux d'établissements, en collaborant avec toutes les autres structures éducatives, à faire en sorte que ce ne soit pas toujours les mêmes qui scolarisent les élèves en grande difficulté.
    Sur le plan financier, nous engageons les réseaux d'établissement à imaginer des mutualisations ou péréquations, notamment pour ceux qui ont besoin d'un internat, dans l'objectif de n'exclure aucune famille et aucun élève pour des raisons d'argent.

    Risquer l'inattendu de la Personne
    - Que l'élève ne soit pas considéré comme un individu conditionné et programmé.
    Nous nous engageons à ne pas enfermer l'élève dans son histoire antérieure, dans ses résultats, dans ses comportements mais à lui ouvrir un espace de confiance.
    Nous engageons les conseils d'école et les conseils de classe, même devant des situations d'élèves apparemment bien compromises, à toujours dégager dans leurs appréciations des éléments positifs.
    Ce pourrait être pour nous une belle occasion de repenser l'évaluation.
    - Que toute Personne, quelle que soit sa fonction dans l'établissement, ait même dignité et même reconnaissance.
    Nous nous engageons à casser des fausses hiérarchies :

  •  
  • entre le personnel enseignant et les autres personnels,

  •  
  • entre les enseignants, les éducateurs et les parents,

  •  
  • entre le secondaire et le primaire,

  •  
  • entre l'enseignement général, l'enseignement professionnel et l'enseignement agricole,

  •  
  • entre les grands et les petits établissements.
    Il n'y a pas de petite école.

    Ce qui fait la taille d'un établissement c'est la qualité de ce qu'il vit.


    Conclusion
    Tout ce que nous avons entendu et dit ce matin témoigne de notre volonté partagée d'être le plus possible cohérents entre notre vision chrétienne de la Personne et la réalité vécue au quotidien. Des messages ont manifesté des souffrances dûes à la difficulté de faire équipe, au sentiment de solitude, à la complexité croissante du rôle d'éducateur et du métier d'enseignant. Mais les engagements viennent nous redire avec bonheur qu'il est toujours possible et passionnant d'éduquer. Cette conviction s'enracine dans la Personne de Jésus-Christ et dans l'Evangile que nous avons à annoncer. C'est bien au nom de l'Evangile qui donne sa chance à toute Personne que nous avons donné pour titre à cette démarche d'Assises "Eduquer : passion d'Espérance".
    Parce qu'au nom de l'Evangile toute Personne est Espérance incarnée et signe de vie, nous invitons tout l'Enseignement catholique français à avoir le courage de l'avenir.

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