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En marche vers Noël, cycle 2

Temps de lecture : 18 minutes

Faire découvrir aux enfants le sens de la fête de Noël, fête de la naissance de Jésus. S'attacher, à partir de la légende " Le chant des bergers ", à vivre avec eux les préparatifs de la fête de Noël, en centrant sur l'accueil.

Extrait de Sklerijenn, la revue de pastorale des DEEC du Finistère et des Côtes-d'Armor

Ces quelques activités vous invitent à engager une marche vers Noël avec les enfants centrée sur l'accueil, l'attente et sur la surprise dans l'arrivée de celui qu'on n'avait pas envisagé.
Voici des propositions bâties en particulier autour d'une légende du temps de l'Avent : «Le chant des bergers » (texte que vous trouverez en fin de document)

N.B. Cette légende servira aussi de point d'appui à des activités avec les élèves de cycle 1 et de cycle 3.

Objectifs
Faire découvrir aux enfants le sens de la fête de Noël, fête de la naissance de Jésus.
S'attacher, à partir de la légende " Le chant des bergers ", à vivre avec les enfants les préparatifs de la fête de Noël, en centrant sur l'accueil.

Pour accueillir quelqu'un, pour recevoir ses amis, on se prépare. On prépare la maison (des fleurs, une belle table, etc.…). On prépare des cadeaux à offrir. On se prépare le cœur à accueillir les amis. Ainsi dans la classe, on prépare la fête de Noël : décoration, cadeaux-surprises, etc.….
A Noël, en Jésus, Dieu vient à la rencontre des hommes. Certains l'ont accueilli, d'autres pas. Et Dieu est venu : il a pris corps sous les traits d'un petit enfant, faible, fragile, dépendant. Et désormais, en tout homme, en toute femme, je peux recueillir les traits de Dieu.

Activité 1 - Des situations d'accueil
Pour mieux comprendre l'accueil que l'on fait à Dieu, il est judicieux de prendre appui sur les situations du quotidien où nous vivons l'accueil de quelqu'un.
La vie d'une clase peut nous en proposer quelques-unes, certes à tout moment de l'année (il nous est possible alors de faire appel à la mémoire des enfants) mais aussi dans ce temps de l'Avent : accueil du nouvel élève, accueil du suppléant venu remplacer l'enseignant malade, …
D'autres situations peuvent être mises en valeur :
- faire venir en classe une maman qui attend un bébé pour bientôt. Elle raconte comment elle attend cette naissance, comment elle prépare la chambre et le trousseau de bébé, comment chacun à la maison prépare cette venue…
- les anniversaires : cela est devenu une habitude pour nos élèves de cycle 2 d'inviter à la maison les copains et copines pour leur anniversaire. C'est un jour important : l'invitation, la préparation du goûter, de la table, l'accueil des invités. Ce qu'ils disent, ce qu'ils apportent. La joie, les imprévus…
- les fêtes familiales ou la venue à la maison de quelqu'un qu'on aime, qu'on ne voit pas souvent : la marraine qui habite loin, le frère ou la sœur revenant de quelques années dans un pays étranger…
Autant de situations que l'on peut mimer, décrire, dessiner…

Activité 2 - L'attente de Jésus.
Prendre appui sur les récits évangéliques (dans l'évangile de saint Luc) pour découvrir avec les enfants ce qu'a été cette attente :
- la joie de Marie d'accueillir ce nouveau-né et la façon dont elle la partage avec Elisabeth
- la naissance de Jésus, accueilli par certains, rejeté par d'autres
- la visite des mages et l'attitude d'Hérode (ici on se réfère à l'évangile de Matthieu)
Ce sont tous ces personnages qui ont attendu et accueilli Jésus. Et si on préparait le décor de la crèche avec eux en découpant des silhouettes dans du carton.
Les silhouettes installées dans le décor pourront être éclairées en fonction de leur attitude : ceux qui accueillent Jésus pauvre et petit (Marie, Joseph, les bergers, les mages, Elisabeth, Zacharie), ceux qui n'ont pas su l'accueillir (Hérode, les aubergistes…)

Activité 3 - Des attitudes d'accueil
C'est avec tout notre corps que nous accueillons l'autre. Pour mieux vivre ces attitudes d'accueil,
- les enfants façonnent une silhouette les représentant ;
- on recherche des photos montrant ces gestes d'accueil (on pourra faire appel aux peintres et ainsi faire un lien avec des activités de découverte de l 'art ; exemple : l'enfant prodigue de Rembrandt)
- que va t-on faire pour que notre silhouette soit dans la lumière ?

Activité 4 - Un Dieu qui nous surprend
Partir du conte " Le chant des bergers "
- raconter ce conte aux enfants en ayant le souci de l'adapter à leur âge
- Comment voudrait-on que soit Jésus : reprendre ce que disaient les gens de son temps (voir dans les textes évangéliques) et quel est le Jésus qui est né.
- Inventer ensemble un conte analogue au " chant du berger " : la classe montre sa manière d'accueillir Jésus.


Une légende du temps de l'Avent : Le chant des bergers
Texte de Max Bolliger

Pour cycles 1, 2 et 3.

Il était une fois un vieux berger qui aimait la nuit. Il connaissait bien les étoiles et savait leur nom.
Appuyé sur son bâton, le regard levé vers le ciel, le vieux berger se tenait en haut de la colline.
« Il va venir, disait-il.
- Quand viendra-t-il ? demandait son petit-fils.
- Bientôt ! »
Les autres bergers riaient.
« Bientôt ! … C'est ce que tu répètes depuis des années ! »
Mais le vieux berger ne les écoutait pas. Une seule chose le troublait : le doute qu'il voyait poindre dans les yeux de son petit-fils.
Et quand lui mourrait, qui donc redirait aux plus jeunes ce que les prophètes avaient annoncé depuis toujours ? Ah ! s'il pouvait venir bientôt !
Son cœur était tout rempli de cette attente.

« Portera-t-il une couronne en or ? demanda soudain le petit-fils, interrompant le vieux berger dans ses pensées.
- Oui !
- Et une épée d'argent ?
- Oui !
- Et un manteau de pourpre ?
- Oui, oui ! »
Et le petit-fils semblait heureux.
Le jeune garçon était assis sur un rocher et jouait de la flûte. Le vieux écoutait attentivement. La mélodie s'élevait simple et pure ; l'enfant s'exerçait jour après jour matin et soir. Il voulait être prêt lorsque le roi viendrait.
« Voudrais-tu aussi jouer pour un roi sans couronne, sans épée et sans manteau de pourpre ? demanda le berger.
- Non ! » répondit son petit-fils.
Comment un roi sans couronne pourrait-il le récompenser pour son chant ? Il voulait de l'or et de l'argent ! Il voulait que les autres ouvrent de grands yeux et le regardent avec envie.
Le vieux berger était triste. Pourquoi donc promettait-il à son petit-fils ce que lui-même ne croyait pas ?
Sur les nuages, venant du ciel ? Depuis l'éternité ? Comme un enfant ? Pauvre ou riche ? Certainement sans couronne, sans épée, sans manteau de pourpre !
Et pourtant plus puissant que tous les autres rois. Comment ferait-il comprendre cela à son petit-fils ?
Une nuit apparurent dans le ciel les signes que le vieux berger attendait. Le ciel était plus lumineux que d'habitude et au-dessus de Bethléem brillait une grosse étoile. Les bergers virent alors des anges tout vêtus de lumière qui disaient : " N'ayez pas peur ! Aujourd'hui vous est né le Sauveur ! "
Le jeune berger se mit à courir au-devant de la lumière. Sous son manteau, tout contre sa poitrine, il sentait sa flûte.
Il arriva le premier et regarda l'enfant nouveau-né. Il reposait, enveloppé de langes, dans une crèche, une mangeoire pour les animaux. Un homme et un femme le contemplaient, tout heureux. Le grand-père et les autres bergers arrivèrent bientôt et tombèrent à genoux devant l'enfant.
Etait-ce là le roi qu'on lui avait promis ? Non ! Ce n'était pas possible, ils se trompaient. Jamais il ne jouerait son chant ici ! Et déçu, tout rempli d'amertume, il s'en retourna et plongea dans la nuit. Il ne vit même pas les anges qui volaient au-dessus de l'étable.
Mais bientôt, il entendit l'enfant pleurer. Il ne voulait pas l'entendre, il se bouchait les oreilles et continuait sa route. Pourtant, les pleurs le poursuivaient et lui perçaient le cœur. N'y tenant plus, il rebroussa chemin.
Il vit alors Marie, Joseph et les bergers qui s'efforçaient de consoler l'enfant qui pleurait. Il ne pouvait plus résister ! Tout doucement, il tira sa flûte de dessous son manteau et se mit à jouer pour l'enfant. Et tandis que la mélodie s'élevait toute pure, l'enfant se calma et le dernier sanglot s'arrêta dans sa gorge. Il regarda le jeune berger et se mit à sourire. Et au même instant, celui-ci comprit dans son cœur que ce sourire valait tout l'or et tout l'argent du monde.


La merveilleuse histoire de la naissance de Jésus (d'après Luc 2,1-20)
Ce texte est extrait du livre « Premiers pas vers Dieu » (Editions Tardy)

A Nazareth, Marie attendait pour bientôt la bébé que Dieu lui avait promis. Elle était très contente, et Joseph aussi. Ils parlaient beaucoup de lui au Seigneur quand ils faisaient leur prière.
Et voilà que le roi leur commande d'aller dans le village de Bethléem. Pour y aller, à pied ou même avec un âne, il faut plusieurs jours de voyage. Ils partent, sans trop se presser, pour ne pas fatiguer Marie.
Ils arrivent à Bethléem. La ville est pleine de monde. Pas une maison où il y ait de la place pour eux.
Alors Joseph trouve une écurie. Il y a des bêtes gentilles, il y a de la paille fraîche, il fait bien chaud, ils y seront bien et le bébé aussi.
Le jour de la naissance arrive. Le bébé est là, c'est Jésus. Marie l'habille bien chaudement. Elle le couche dans une mangeoire remplie de paille. Joseph et Marie le regardent avec beaucoup de joie.
Dans la région, li y a des bergers qui gardent leurs troupeaux. Tout à coup, un personnage tout brillant de lumière s'avance vers eux. C'est un ange, un messager de Dieu. Ils ont peur !
Mais l'ange les rassure : « Je vous annonce une grande joie ! Aujourd'hui, à Bethléem, Dieu a fait naître le Sauveur de tous les hommes. Vous le reconnaîtrez facilement. C'est un bébé tout nouveau-né, couché dans une mangeoire. »
Alors le ciel tout entier se remplit de lumière, et les bergers entendent une foule immense qui chante :
« Gloire à Dieu, Paix aux hommes, Joie du ciel sur la terre ! »
Les bergers se dépêchent. Ils courent dans tout Bethléem. Ils finissent par trouver le bébé dans sa mangeoire, avec Joseph et Marie près de lui. Joseph et Marie sont très étonnés en entendant les bergers raconter ce qu'ils ont vu et entendu. Marie a gardé toutes ces choses dans son cœur ; elle ne les a jamais oubliées.
Quant aux bergers, ils sont repartis en annonçant partout les merveilles de Dieu.