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Le cahier d'or

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Le cahier d'or

Et si les enfants réalisaient eux aussi leur " pressbook ", leur " cahier d’or ".

" Le cahier d’or ", une version française et scolaire du portfolio ou pressbook.

Les artistes, les mannequins, les architectes, les journalistes… présentent dans un classeur des photos, des travaux, des coupures de presse… qui mettent en valeur leurs productions. Le portfolio sert à l’évaluation des acquis dans certains métiers et met en évidence les compétences.

Et si les enfants réalisaient eux aussi leur " pressbook ", leur " cahier d’or ".

  • À présenter au nouvel enseignant lors d’un changement de classe ou d’école.
  • Pour faire le lien avec la famille.
  • Pour une réunion de parents, une journée portes ouvertes…
  • Pour un temps de parole des enfants en classe.

À réaliser en fin d’année, en fin de période, ou régulièrement

  • Pour relire le travail effectué.
  • Pour évaluer les progrès.
  • Pour mettre du lien et du sens.
  • Pour valoriser.

À faire en étude dirigée ou lors de séquences spécifiques.

Pour une activité de fin d’année ou pour lancer le " cahier d’or " :

1. L’enfant choisit 10 travaux qu’il trouve représentatifs de son travail. Cela le conduit à feuilleter ses cahiers, ses productions, les fiches, les livres… Chaque enfant fait sa sélection. Il peut échanger en sous-groupe pour être aidé à faire des choix. Il peut présenter une production originale, une copie ou une photocopie,… une peinture, un schéma, une production écrite, un exercice réussi, une page du livre de lecture bien lue, une appréciation, illustrer la situation avec un dessin, avec une photo, avec une image découpée, un souvenir, décrire avec des mots (texte écrit, dictée à l’adulte…) une procédure, une réussite (J’ai pris la parole en conseil d’enfants. dans le travail de groupe, j’ai fait… ;pour apprendre ma poésie, j’ai… ; j’ai gagné une partie de foot…), retenir des travaux qui montrent comment il a franchi un obstacle, une difficulté…

2. Après avoir opérer ses choix, l’enfant met en page, dispose sa production, met en valeur sur un fond de page…Il référencie sa production : date, classe, matière…

3. Il classe et organise ses productions avec ses propres critères : chronologie, thèmes, matières, conditions d’exécution…

4. Il fait la reliure : On peut choisir comme support des papiers A3 reliés avec des pinces, cousus…, des pochettes plastiques perforées, un cahier à dessin, un carton à dessin, une pochette… Si c’est une activité de fin d’année le support peut être figé. Si c’est une activité développée tout au long de l’année voire sur le cycle, il faut choisir un support évolutif : les pochettes plastiques permettent de classer autrement, de supprimer, d’enrichir…Pour une activité régulière, l’enfant collectionnera davantage de travaux, mais il veillera à ne garder que des éléments signifiants. L’enfant peut enrichir " le cahier d’or " d’une année sur l’autre, en particulier sur un cycle.

5. L’enfant choisit à qui et quand il présente son " cahier d’or ". C’est sa propriété.

6. L’enseignant est le référant qui va questionner, outiller pour aider à poser des choix. Par le dialogue, il pourra aider l’enfant à comprendre ses démarches d’apprentissages, à repérer ses points forts, ses points faibles et à se donner des objectifs. Il peut proposer des temps de présentation en sous groupe où l’enfant se confrontera à la perception des autres, sera conduit à argumenter, à s’enrichir des productions des autres…

Compétences développées lors du travail sur " le cahier d’or ":

  • Éducation au choix.
  • Organisation, classement.
  • Expression.
  • Communication.
  • Métacognition.
  • Auto-évaluation.
  • Responsabilisation dans l’apprentissage.
  • Sens des apprentissages.
  • Valorisation de l’image de soi.
  • Apprentissage de la qualité de présentation.
  • Méthodologie .
  • Repérage dans le temps.

Le " cahier d’or " s’appuie sur la motivation de l’enfant collectionneur. Il permet de voir les centres d’intérêt de l’enfant et de mieux le connaître. Mais surtout en aidant l’enfant à prendre du recul par rapport à son travail, il contribue à le rendre capable d’apprendre de façon autonome en s’appuyant sur ses compétences. Il développe le goût d’apprendre.
 

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