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Littérature jeunesse : La Maison

Temps de lecture : 8 minutes
Littérature jeunesse : La Maison

Un album singulier, beau, touchant. Le personnage principal : une maison ! Elle est le témoin de pages d’histoire du 20ème siècle, des transformations cycliques de la nature, du travail des hommes et, surtout, de tranches de vie.

Titre original : The House
Illustrateur : Roberto Onnocenti
Texte : J. Patrick Lewis, traduit de l’anglais par Jean-François Ménard
Edition : Creative Edition (Etats-Unis), Gallimard-Jeunesse (France)
Date de publication : 2010

Public :
De 5 à 11 ans, les enfants prennent plaisir à découvrir et retrouver régulièrement ce livre si particulier. A vrai dire, il n’y a pas d’âge pour l’apprécier !

Thématiques de l’ouvrage :

  • Le temps qui passe
  • le cycle de la nature
  • le cycle des générations au cours du 20ème siècle, avec ses désirs, ses joies, ses peurs et ses souffrances
  • la vie des hommes, femmes et enfants, à travers les étapes (l’enfance, le travail, la vieillesse) et des événements de la vie (la naissance, le départ, le mariage, la fête, la guerre, la mort)
  • le souvenir d’un temps révolu (la vie dans les campagnes, avant l’exode rural) et l’émergence d’un monde nouveau (le progrès technique, les moyens de transports).

Résumé de l’ouvrage :
Au sud de l’Italie, une maison. Nous la découvrons en 1900, en pleine nature, au milieu des bois, dans un état délabré. Au-dessus de la porte, le linteau en pierre indique 1656. Une année où la peste sévit. Cette maison abandonnée a une histoire. Elle est le témoin d’un passé oublié.

En 1900, elle n’est plus que le terrain de jeu favori des enfants quand des hommes entreprennent de la réhabiliter. Arbres abattus, puit remis en service, terres labourées, charpente refaite, murs maçonnés : la maison reprend vie. Une famille de paysans s’y installe. Un mariage est célébré et un enfant naît peu après. D’autres suivront.

1918, le jeune père meurt à la guerre. Dans la maison, la vie s'arrête un instant: la veuve pleure. Dehors, la vie repart. Les cinq enfants partent à l'école.
Les travaux n'attendent pas : labour, récolte, vendange... 1936. La guerre se profile encore. Autour de la maison, terreur et résistance, solidarité et courage, soulagement finalement à l'arrivée des libérateurs.
1958, le progrès arrive : l'électricité, l'automobile... Devenus adultes, les enfants de la seconde génération ne restent pas vivre à la campagne. Devenue grand-mère, la veuve décède. Il pleut sur la maison qui est de nouveau délaissée.
1999, la voilà rénovée, transformée en villa. Quelques traces du passé subsistent, mais il faut bien les chercher dans les recoins de l'image.

Présentation de l’auteur :
Roberto Onnocenti est un illustrateur italien, né en 1940. De ses illustrations se dégage un style pictural réaliste marqué d’une grande sensibilité.

Caractéristiques :
L’album est composé, pour l’essentiel, d’illustrations qui se regardent comme des tableaux. Quelques dates et un texte poétique suggèrent un récit. Cependant, il revient au lecteur de se faire son propre récit. Les planches dessinées en double page 32x47cm fourmillent de détails qui ne manquent pas d’accrocher le regard, de rappeler des souvenirs ou de susciter l’imagination. L’usage d’une ligne claire et l’éclat des couleurs nous plongent dans des illustrations particulièrement réalistes. En tant que lecteurs, nous voilà placés aux premières loges de scènes historiques. On a presque l’impression d’y être.

Des pistes de réflexion et d’échanges possibles :
L’urbaniste et architecte Jean-Michel Wilmotte considère que « la notion de maison est essentielle car elle crée des racines, on s’y attache. »
C’est sans doute la raison pour laquelle les élèves de maternelle aiment tant l’histoire des Trois Petits Cochons et dessiner toujours la même maison. Elle renvoie au giron, au « dedans », au cocon pour se réfugier, se sentir en sécurité.
Mais la maison est aussi une base, un ancrage pour aller explorer le monde extérieur, le « dehors », partir à l’aventure.

Entre sa maison réelle et celle de ses rêves, les maisons dans le monde et celle du passé, la maison pour se sentir chez soi et celle ouverte aux autres, les directions ne manquent pas pour proposer aux élèves de dessiner, parler, écrire, chercher, inventer. La symbolique de la maison ouvre de nombreuses pistes pédagogiques. La maison est un sujet transversal qui peut être abordé en éducation civique, histoire, géographie, français et arts visuels.

Des liens pour aller plus loin :


 

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