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La Pédagogie de l'erreur

Temps de lecture : 5 minutes

" Quand l'erreur n'est plus une faute… " 10 approches de l'erreur pour aider au diagnostic sur le travail de l'élève.

Quel regard sur l'erreur de l'élève ? Culpabiliser ? Valoriser ?
L'erreur, faute de l'apprenant soulignant son manque de sérieux, d'effort, de concentration, d'aptitudes ?
L'erreur, indice indispensable au travail de l'enseignant ?


Dix approches de l'erreur pour aider au diagnostic sur le travail de l'élève :
- La compréhension des consignes
L'élève n'a pas de représentations pour comprendre l'énoncé ; la formulation est source de malentendus ; la tâche attendue n'est pas clairement explicitée (analyser, expliquer, conclure, etc. qu'est-ce à dire ?) ; il y a de quoi s'embrouiller dans tout ce que demande la consigne.

- Les habitudes scolaires
Les enseignants ont leurs habitudes ; l'élève a appris à les décoder ; mais voilà il lui arrive de mal décoder

- Les conceptions alternatives
L'élève rencontre bien des notions ou concepts dans la vie de tous les jours. Pour comprendre, il fait appel à ses représentations et certaines vont l'empêcher de construire de nouvelles connaissances. D'où la nécessité de faire exprimer les représentations tout au long d'un apprentissage.

- Les opérations intellectuelles
C'est toute la question de l'adaptation des opérations intellectuelles aux capacités de l'élève à ce stade de son développement. Parfois le " menu " est indigeste !

- Les démarches adoptées
L'enseignant a ses attentes quant à la démarche que l'élève doit utiliser. Une démarche non attendue peut surprendre. Acceptons que l'élève ait le droit à la créativité. Sa démarche peut avoir autant de valeur !

- La surcharge cognitive
La mémoire de travail à court terme se caractérise par une capacité et un temps de conservation très limité : elle peut être parasitée par des bruits, des interférences de toutes sortes et les conditions de travail n'existent plus.

- Le transfert
On attend d'un élève qu'il puisse faire appel à des compétences acquises dans une situation pour faire face à une nouvelle. Or c'est une compétence difficile à maîtriser. Si les situations lui apparaissent comme proches, il va reproduire un raisonnement déjà appris… et il commet alors des erreurs. Ou les situations sont éloignées et il ne parvient pas à utiliser les schèmes opératoires acquis par ailleurs.

- La complexité du contenu
Trop d'enseignants ont tendance à simplifier des matières véritablement complexes. Des règles incomplètes sont présentées comme des vérités à mémoriser. Les savoirs doivent être présentés en construction.

- La fatigue
C'est tout le problème de l'équilibre entre les logiques d'apprentissage, de production et de choix.

- L'équilibre affectif de l'élève
L'enseignant prend-t-il en compte les états de perturbation de l'élève pour adapter ses exigences. Ce sont les reprises après le week-end, les récréations qui se prolongent et qui nuisent à l'activité qui suit, etc.…

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