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Des Organisations de solidarité

Temps de lecture : 36 minutes

Secours catholique, ATD Quart Monde, DCC, CCFD, Amnesty international... cet article retrace les origines et les identités d'organisations ou associations de solidarité.

Le partage et la solidarité sont des dimensions constitutives de la vie de toute communauté chrétienne. L'Eglise a su créer les organismes qui lui permettent de vivre le partage et de répondre aux besoins des hommes.

Le parcours " Fais jaillir la vie " veut aider les enfants à s'ouvrir à cette dimension universelle et propose de découvrir certaines organisations ou associations de solidarité qu'elles soient ou non en lien avec l'Eglise. Toutes nous sont familières, mais je vous propose de nous arrêter un instant sur leurs origines et leurs identités respectives.




Le Secours Catholique



Historique
En 1946, au sortir de la guerre, la France est un territoire abîmé, profondément marqué par cinq années de souffrance.
Monseigneur RODHAIN a appris à l'aumônerie des prisonniers de guerre la force des liens et des réseaux tissés par les familles elles-mêmes pour faire parvenir à leurs frères, maris, fiancés des colis et des lettres pour tenir. De là naît une idée aussi originale que fantastique, celle de créer sur une structure qui s'appuierait non plus sur des familles, mais sur des bénévoles et de les amener à se rassembler en équipe.
Dans l'esprit de Mgr RODHAIN, cette structure aura pour mission fondamentale de faire rayonner partout en France une charité appliquée aux multiples formes de pauvreté " sans distinction de race, de religion ou de nationalité ". C'est donc l'esprit de charité de l'Evangile qui inspire, dès la naissance, le Secours Catholique.
" Parce que la charité se doit d'être organisée pour être efficace " assure Mgr RODHAIN, le Secours catholique très vite rassemble des équipes de bénévoles et crée, une à une, les délégations diocésaines qui structurent aujourd'hui le réseau national où permanents et bénévoles s'épaulent mutuellement et mettent en place des actions en faveur des plus pauvres. Le Secours Catholique est reconnu d'utilité publique en 1962. Il est alors le premier réseau caritatif de France. Il est aussi un " Service d'Eglise ".

Une politique en trois axes :
1. Promouvoir dans un réseau ouvert à tous la place et la parole des pauvres par des actes créateurs de dignité, de solidarité et de partage.
2. Agir pour la transformation sociale et la justice à partir de l'échange avec les pauvres, par la réalisation de projets et l'action institutionnelle, au plan local, national et, au sein du réseau Caritas, au plan international.
3. Vivre, par l'action et la parole des pauvres, la mission reçue en Eglise pour rendre Dieu présent dans la vie des hommes et témoigner de l'Evangile.


ATD Quart Monde



Historique
ATD Quart Monde est un mouvement international de lutte contre la misère et l'exclusion sociale. Ouvert à toutes les convictions religieuses et politiques, il a été crée en 1957 par le père Joseph WRESINSKI et les familles d'un camp de sans-logis à Noisy-Le-Grand, en région parisienne.

" Aide à toute Détresse " (ATD) est le nom de la première association qui donnera naissance à ce mouvement. " Quart Monde " est le nom donné en 1968 par le père Joseph WRESINSKI aux plus pauvres du monde entier qui refusent de se résigner à la fatalité de la misère pour eux-mêmes et pour tout homme. Ce terme " Quart Monde " trouve ses racines dans le " Quart-Etat " ou " Quatrième ordre " révélé par quelques députés lors de la Révolution française, comme étant " le peuple des infortunés, des indigents, et de ceux qui n'avaient aucune représentation ".
ATD Quart Monde est à l'initiative de projets en Europe et dans plusieurs pays d'Afrique, d'Amérique du Nord et d'Amérique latine et d'Asie.

Les différents niveaux d'action :
1. Sur le terrain, des équipes agissent avec les familles très défavorisées qu'elles rencontrent. Elles développent des actions destinées à permettre à tous :

 

  • L'accès aux moyens nécessaires pour maîtriser un projet familial (droit à un habitat récent, droit à des ressources régulières, droit à la santé…) "
  • L'accès au savoir, en favorisant des projets fondés sur le partage du savoir et permettant l'accès aux nouvelles technologies (bibliothèque de rue, pré-école, club du savoir et de la solidarité, maison des métiers…)

  • L'exercice de la prise de parole et de la vie publique : apprentissage de la communication des familles entre elles et avec tous les citoyens, découverte et défense de leurs droits, Université Populaire Quart Monde.

  • 2. Avec les familles très pauvres comme partenaires, ATD Quart Monde effectue un travail de recherche et de connaissance. Il apprend et retransmet l'histoire du peuple du Quart Monde ; il tente d'analyser les mécanismes de la grande pauvreté et de l'exclusion et de promouvoir des solutions.
    3. Sur le plan national et international ATD Quart Monde mène une action auprès des pouvoirs publics, des organismes et institutions, afin d'obtenir la représentation des familles du Quart Monde et, par là, la garantie de leurs droits, de leurs responsabilités, et de leurs possibilités de s'exprimer sur tous les domaines qui les concernent. Ainsi ATD Quart Monde se fait le porte-parole des familles les plus pauvres auprès des principales organisations internationales : Conseil économique et social de l'ONU avec un statut consultatif général, UNICEF, UNESCO, BIT, Conseil de l'Europe, Commission de l'Union européenne, Parlement européen…


    Médecins Sans Frontières




    Historique
    Au Nigéria, lors de la guerre de sécession du Biafra, des médecins français recrutés par la Croix-Rouge française sont horrifiés par le " génocide " auquel ils pensent assister, alors qu'ils se faisaient les " porte-voix " de la propagande des leaders sécessionnistes. Ils décident de créer une organisation médicale d'urgence plus libre de sa parole et de ses actes.
    Le 20 décembre 1971 un groupe de médecins et de journalistes créent l'association " Médecins Sans Frontières ". Les uns sont des " anciens " du Biafra, les autres se situent dans la mouvance du journal médical Tonus qui lance un appel aux médecins pour porter secours aux victimes d'inondations au Pakistan oriental.
    " Médecins Sans Frontières est aujourd'hui un fait : il aura suffit que se lèvent, parmi les médecins français, quelques centaines d'hommes et de femmes de cœur, décidés à apaiser les cris de souffrances et de désespoir, dont, après la Jordanie et le Pérou, le sous-continent indien retentit encore. Le 22 décembre 1971, on votera donc cette mobilisation de volontés déterminées à faire tomber tous les barrages, toutes les frontières qui se dressent encore entre ceux qui ont vocation de sauver, de soigner, et les victimes de la barbarie humaine ou de ces dérèglements de la nature, raz-de-marée, tremblements de terre et autres catastrophes qui endeuillent les pays souvent les moins préparés à y faire face. "
    Journal Tonus n°493, décembre 1971

    La charte de Médecins Sans Frontières

    Les Médecins Sans Frontières apportent leurs secours aux populations en détresse, aux victimes des catastrophes d'origine naturelle ou humaine, de situations de belligérance, sans aucune discrimination de race, de religion, philosophique ou politique.
    Oeuvrant dans la stricte neutralité et impartialité, les Médecins Sans Frontières revendiquent au nom de l'éthique médicale universelle et du droit à l'assistance humanitaire, la liberté pleine et entière de l'exercice de leur fonction.
    Ils s'engagent à respecter les principes déontologiques de leur profession et à maintenir une totale indépendance à l'égard de tout pouvoir, ainsi que de toute force politique, économique ou religieuse.
    Volontaires, ils mesurent les risques et périls des missions qu'ils accomplissent et ne réclameront pour eux ou leurs ayants droit aucune compensation autre que celle que l'association sera en mesure de leur fournir.


    Amnesty International



    Historique
    Amnesty International a été fondée en 1961 par l'avocat britannique Peter BENENSON. Son appel intitulé " Les prisonniers oubliés ", a été publié dans la presse du monde entier le 28 mai 1961, et l'idée d'une campagne internationale pour la défense des droits humains a suscité plus de 1000 offres de soutien.
    A la fin de la première année, la nouvelle organisation avait envoyé des délégués chargés d'intervenir en faveur de prisonniers dans quatre pays et avait pris en charge 210 dossiers. Les membres d'Amnesty International avaient créé des instances nationales dans sept pays.
    Les principes de stricte impartialité et d'indépendance ont été établis. L'accent a été mis sur la protection internationale des droits humains : les membres d'Amnesty International devaient travailler sur des cas survenus dans le monde entier sauf dans leur propre pays.
    En 1974, Sean Mac Bride, président du Comité exécutif international se voit décerner le prix Nobel de la Paix pour son action.
    En 1977, c'est l'organisation elle-même qui reçoit le prix Nobel de la Paix pour " avoir contribué à garantir les bases de la liberté et de la justice et avoir ainsi contribué à la paix dans le monde ".
    L'année suivante, Amnesty reçoit le prix des Nations Unies pour les Droits de l'homme pour ses " contributions remarquables sur le terrain des droits de l'homme ".

    Mission
    Aujourd'hui, l'organisation compte plus d'un million de membres, abonnés aux publications et donateurs réguliers dans plus de 160 pays et territoires.

    Ses grands champs d'action sont : les droits des femmes, les prisonniers, la torture, la peine de mort, les assassinats politiques, les disparitions, les réfugiés et le droit d'asile, la Cour pénale internationale…

    " Il vaut mieux allumer une bougie que de maudire l'obscurité ". Cet ancien proverbe chinois inspira Peter BENENSON lorsqu'il eut à choisir un symbole pour Amnesty International. La bougie entourée de fil barbelé est toujours utilisée aujourd'hui comme logo par l'organisation.


    La Croix-Rouge



    Historique
    Le 24 Juin 1859, dans la province de Mantoue, au Nord de l'Italie, un petit village entre dans l'histoire : Solférino. L'empereur Napoléon III, à la tête d'une armée franco-piémontaise, y écrase les Autrichiens. C'est une bataille extrêmement meurtrière. Des milliers de blessés agonisent faute de soins. Des appels au secours restent sans réponse.
    Témoin de cette tragédie, Henry DUNANT, improvise des secours avec le concours des populations civiles locales.
    Il assiste sans discrimination les soldats des deux camps. Alors les premiers bénévoles de cette aide aux victimes de la guerre s'écrient : " Tutti fratelli. Nous sommes tous frères ".
    Fortement ébranlé parce qu'il vient de voir, Henry DUNANT publiera à son retour l'un des premiers reportages de guerre : " Un souvenir de Solferino " dans lequel il dénonce l'horreur des combats.
    A partir de ce jour, des milliers d'hommes, de civils, de soldats, de prisonniers auront droit à des gestes fraternels qui rendent moins cruels les heures d'épreuve et de souffrance.
    Cinq ans après Solférino, l'idée d'Henry DUNANT a fait son chemin. Un comité de cinq personnes s'est constitué à Genève afin d'examiner les moyens à mettre en œuvre pour protéger les blessés sur les champs de bataille.
    Une conférence internationale se réunit à Genève. Seize nations y participent, dont la France. Elles décident de créer dans chaque pays des comités de secours et choisissent un emblème : une croix rouge sur fond blanc (couleurs inversées du drapeau de la Suisse, pays d'origine d'Henri DUNANT). Les Etats adoptent des règles internationales définissant le sort des personnes aux mains de l'ennemi et qui ne participent pas au combat : ce sont les célèbres Conventions de Genève dont la première voit le jour le 22 août 1864.
    La Croix-Rouge est née…

    Mission
    La Croix-Rouge a pour vocation de prévenir et d'apaiser toutes les souffrances.
    En France, à la croisée du secourisme, de la solidarité et de la santé, elle est présente sur tous les fronts de la détresse sociale.
    Son champ d'actions se déploie également dans le cadre du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge qui regroupe 181 Sociétés nationales et 90 millions de volontaires dans le monde.


    SOS Villages d'enfants



    Historique

  • 1949 : le premier village d'enfants SOS est construit à Imst en Autriche à l'initiative de Hermann GMEINER.

  • 1954 : Gilbert COTTEAU fonde l'association " Villages d'enfants SOS ".

  • 1956 : Construction du premier village d'enfants SOS à Busigny (Nord).

  • 1963 : Ouverture en Corée du premier village d'enfants SOS situé dans un pays en développement.

  • 1969 : Toutes les associations nationales se regroupent au sein de la fédération SOS Kinderdorf International dont le siège est à Innsbrück en Autriche.

  • A ce jour, SOS Villages d'enfants compte 12 villages d'enfants SOS en France et soutient 25 villages d'enfants SOS dans le monde. Un treizième village est en construction en France, près de Nantes et deux villages sont en cours d'achèvement au Burkina Faso et au Sénégal.




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  • Mission :
    Redonner à des frères et sœurs qui ne peuvent pas vivre avec leurs parents le bonheur de grandir ensemble selon un mode de vie familial.
    Frères et sœurs orphelins, abandonnés ou séparés de leurs parents pour raisons familiales graves sont élevés ensemble ; préserver ce lien fraternel c'est préserver leur équilibre.
    Ces enfants sont confiés à une mère SOS qui les élèvent jusqu'à ce qu'ils soient autonomes. Elle leur offre un cadre affectif et éducatif stable indispensable à leur développement.
    Ils grandissent dans une vraie maison qui devient la leur, où s'organise leur nouvelle vie. Là, ils vivent ensemble selon un mode de vie familial.
    L'ensemble des maisons constitue un village d'enfants SOS, placé sous la responsabilité d'un directeur.
    Les enfants sont accompagnés au quotidien et dans la durée jusqu'à leur insertion sociale et professionnelle.


    La Délégation Catholique pour la Coopération



    Historique

  • 1966 : Création du Service National en Coopération (CSN).
    De nombreuses congrégations demandent à l'Etat de détacher des CSN pour soutenir leurs missions à travers le monde.

  • 1967 : Création de la Délégation Catholique pour la Coopération.
    Les pouvoirs publics demandent aux évêques de France et aux congrégations d'organiser l'envoi de coopérants au nom de l'Eglise de France. Dans cet esprit, l'épiscopat crée un service chargé en son nom d'organiser la coopération.

  • 1968 : Pour la première fois, le DCC envoie 700 volontaires, principalement vers l'Afrique. Depuis cette date 13 000 personnes sont parties par son intermédiaire.

  • 1970 : La DCC développe l'envoi de civils.
    Les premiers civils ont d'abord été les épouses des coopérants. Leur nombre grandit d'année en année à la demande de partenaires qui souhaitent recevoir des femmes pour certaines missions.

  • 1978 : La DCC participe à la création du Comité de Liaison des ONG de volontariat. Ce collectif rassemble les principales associations d'envoi de volontaires.

  • 1980 : Les premiers volontaires partent en Amérique Latine.

  • 1984 : Les premiers volontaires partent en Asie.

  • 1992 : Les premiers volontaires partent en Europe Centrale et Orientale.

  • 1993 : La DCC crée le Réseau des volontaires de retour. A travers la France, les anciens volontaires témoignent de leur expérience auprès des personnes intéressées par un éventuel départ. Chaque année, la DCC édite un annuaire des anciens volontaires du réseau.

  • 1995 : Adoption du décret sur le volontariat civil.

  • 2001-2002 : Suppression anticipée du Service National, annoncée en 1997. Désormais, tous les volontaires de la DCC sont des civils.

  • 2003 : Agrément du Service Volontaire Européen.

  • 2004 : Comité de la charte de déontologie des organisations et humanitaires faisant appel à la générosité du public.





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  • Action des Chrétiens
    pour l'Abolition de la Torture




    Création : née le 16 Juin 1974 à Versailles, reconnue d'utilité publique par décret en date du 18 octobre 1992, reconnue d'utilité publique par décret en date du 18 octobre 1982, publié au Journal Officiel du 23 octobre 1992.
    Origine : Deux femmes protestantes, très vite rejointes par des amis catholiques, orthodoxes et quakers, décident de sensibiliser les chrétiens et leurs Eglises au scandale de la torture.
    Mandat : Abolir la torture et la peine de mort partout dans le monde (cf. article 5 de la Déclaration universelle des droits de l'homme). En soutenir les victimes. Concourir à leur protection.
    Fondement éthique : Reconnaissant dans le Crucifié le frère de tous les torturés, les chrétiens, porteurs de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ Ressuscité, sont invités, par l'Evangile, à prendre la défense de leurs semblables, sans distinction de race, de sexe, de nationalité, de croyance ou d'opinion.
    Le message d'amour de Jésus, notamment vis-à-vis des plus petits et de ceux qui souffrent, constitue le fondement éthique de l'ACAT. (Matthieu 25, 35-40).
    Fonctionnement :

  • plus de 900 bénévoles,

  • des milliers de sympathisants,

  • une quinzaine de salariés,

  • oeuvrent chaque jour pour abolir la torture et les exécutions capitales et participent à la vie de l'association.

  • 10 000 adhérents : individuels ou membres de plus de 400 groupes locaux

  • 450 communautés religieuses et monastiques

  • 10 000 donateurs.





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  • Aide à l'Eglise en Détresse



    Œuvre de l'Eglise et pour l'Eglise, l'Aide à l'Eglise en Détresse vient en aide depuis 50 ans à tous ceux qui souffrent pour leur foi. Une formidable aventure, en réponse à de multiples défis de notre temps : intolérance, fanatisme, persécutions, sectes, athéisme, pauvreté…
    Chaque année l'AED répond à plus de 7 000 appels au secours et demandes d'aide, grâce au soutien de 600 000 bienfaiteurs de 16 pays qui s'engagent dans une mission de prière, d'information et de partage.
    Fondée par le père WERENFRIED VAN STRAATEN en 1947, l'AED est depuis 1984 une association publique de l'Eglise catholique dépendant du Saint Siège, avec pour mandat " le service de la charité fraternelle envers les Eglises locales les plus souffrantes et nécessiteuses ".
    En France, l'AED est membre du Conseil national de la solidarité des évêques.

    Quelques dates marquantes pour l'AED.

  • 1947 : début de l'œuvre sous le nom " Ostpriesterhilfe " (Aide aux prêtres de l'Est) dans l'abbaye de Tongerlo en Belgique. Dans le périodique de l'abbaye, le père VAN STRAATEN publie un article sous le titre " Paix sur terre ? Pas de place à l'auberge ". Il sollicite une aide pour 14 millions d'expulsés des anciens territoires orientaux allemands dans une Allemagne détruite par les bombes. Il en appelle en même temps à la réconciliation avec les " ennemis d'hier ".

  • 1948 : aide de la Belgique et de la Hollande pour l'Allemagne : des vivres, des vêtements, des chaussures et surtout du lard sont fournis. Le père WERENFRIED VAN STRAATEN reçoit le titre d'honneur de " Père au lard ". 3000 prêtres " sac au dos " sont adoptés par des centaines de millier d'écoliers flamands.

  • 1962 : Le pape Jean XXIII demande à l'œuvre d'aider l'Amérique latine. Le père WERENFRIED entreprend son premier voyage dans ce continent.

  • 1965 : début des actions en Afrique. Ouverture du secrétariat national en France.

  • 1969 : Le nom de l'œuvre devient " Aide à l'Eglise en Détresse ".





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  • Comité Catholique contre la Faim
    et pour le Développement




    Le CCFD est une association Loi 1901, reconnue d'utilité publique. Elle est composée de 28 mouvements et services d'Eglise (dont l'Enseignement catholique). Une structure permanente de 170 salariés, à Paris et en région est chargée de mettre en œuvre les missions du CCFD. Elle mobilise un réseau de 15 000 bénévoles répartis dans 99 comités diocésains et 1500 équipes locales.
    Le CCFD a reçu pour mandat de la Conférence des évêques de France de mobiliser la solidarité des chrétiens, notamment lors de la période de Carême au profit de l'accomplissement de deux missions :

  • appuyer des projets de développement ;

  • éduquer au développement.




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  • Historique
    1961, l'Europe savoure la prospérité retrouvée. Elle va découvrir " l'autre monde ", celui de la misère et de la faim, qui entre alors dans l'ère post-coloniale. Le cri d'alarme est lancé en 1960 par le directeur de la FAO (Food and Agriculture Organization), l'Organisation des Nations unies pour l'Agriculture et l'Alimentation, qui s'adresse au pape Jean XXIII, persuadé que le monde catholique ne peut rester insensible à cette situation. Les Français choisissent une solution originale : unir les forces des mouvements les plus dynamiques de l'Eglise pour organiser ensemble une grande campagne contre la faim.
    C'est ainsi que le Comité catholique contre la faim (CCCF) voit le jour.
    Après le succès de la première collecte d'argent au profit de la lutte contre la faim, les évêques de France décident de pérenniser le CCCF et lui demandent d'animer cette campagne chaque année pendant le Carême.
    Très vite, l'appel à lutter contre la faim se précise. On parle de partage, de justice, on compare les situations ici et là-bas et on comprend qu'il faut aller plus loin : aider ces hommes et ces femmes qui souffrent à s'en sortir eux-mêmes, pour qu'ils parviennent à l'indépendance alimentaire et retrouvent leur dignité. En 1966, le CCCF devient le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD).

 

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