Textes à méditer : Vacances-voyages
     
Tu es le Seigneur des vacances ; Béatitudes pour le temps de vacances ; Une prière de vacances ; Dieu et les estivants ; Prière pour le voyageur ; Pour un temps de vacances ; Prière pénitentielle des conducteurs ; Le repos ; De terre et d'étoiles, l'esprit du chemin.

[ Mots-clés : prière ]
  Textes à méditer
02-07-2007
TU ES LE SEIGNEUR DES VACANCES

Tu es le Seigneur des vacances, pas seulement des vacances scolaires ou des congés payés !
Non ! Le Seigneur de la vacance, du vide.

Nous, nous aimons les vacances pour faire le plein d'énergie, de santé et de bonne humeur.
Nous disons que la vie quotidienne nous épuise, nous vide.

En fait, notre cœur n'est pas souvent vacant pour être à ton écoute.

Le travail, les soucis, les détresses y sont des locataires encombrants que nous ne pouvons ou nous ne voulons pas chasser.

Pour emménager dans notre cœur, tu voudrais bien, Seigneur, qu'il y ait un peu de place, un peu de vide.

Si nous te faisons un peu de place, c'est dans un recoin d'une vie encombrée.

Toi, Seigneur, qui attends la moindre vacance pour t'installer aux cœurs des hommes,
Aide-nous à rentrer en vacance,
Sois le Seigneur de l'éternel été,
Donne-nous la plénitude de la tendresse, la liberté de ceux qui courent annoncer à tous vents que tu es venu habiter chez eux, leur apportant la joie.

Auteur inconnu


BÉATITUDES POUR LE TEMPS DE VACANCES

Bienheureux ceux qui savent rire d'eux-mêmes, ils n'ont pas fini de s'amuser.
Bienheureux ceux qui savent distinguer une montagne d'une taupinière, il leur sera épargné bien des tracas.

Bienheureux ceux qui sont capables de se reposer et de dormir sans chercher d'excuses : ils deviendront sages.

Bienheureux ceux qui savent se taire et écouter : ils apprendront des choses nouvelles.

Bienheureux ceux qui sont assez intelligents pour ne pas se prendre au sérieux : ils seront appréciés de leur entourage.

Heureux êtes-vous si vous savez regarder sérieusement les petites choses, et paisiblement les choses sérieuses : vous irez loin dans la vie.

Heureux êtes-vous si vous savez admirer un sourire et oublier une grimace : votre route sera ensoleillée.

Heureux êtes-vous si vous êtes capable de toujours interpréter avec bienveillance les attitudes d'autrui, même si les apparences sont contraires : vous passerez pour des naïfs, mais la charité est à ce prix.

Bienheureux ceux qui pensent avant d'agir et qui prient avant de penser : ils éviteront bien des bêtises.

Heureux êtes-vous si vous savez vous taire et sourire même lorsque l'on vous coupe la parole, lorsque l'on vous contredit ou que l'on vous marche sur les pieds : l'Evangile commence à pénétrer votre cœur.

Bienheureux surtout si vous savez reconnaître le Seigneur en tous ceux que vous rencontrez : vous avez trouvé la vraie lumière, vous avez trouvé la véritable sagesse.

Joseph Folliet


UNE PRIÈRE DE VACANCES

Dormir les pieds dans l'herbe,
le front dans les étoiles.
Courir après les papillons
dans la bruyère.
Partir au gré du vent
et au gré des voiles.
Rire comme un enfant
dans les bras de la terre.

Écouter le silence
et le chant de la mer.
Respirer le parfum
des arbres et des fleurs.
Rencontrer l'étranger
y découvrir un frère.
Briser les lois du temps,
vivre au rythme du cœur.

Boire l'eau fraîche des sources
et le bleu du ciel.
Vouloir prendre du bon temps,
goûter l'imprévu.
Vouloir habiter son corps,
danser au soleil.
Savoir à nouveau que l'homme
n'est pas l'absolu.

Attendre un inconnu
sur le pas de la porte.
Surprendre son ombre
au détour d'un sous-bois.
Entendre l'écho de sa voix
que le vent apporte.
Réapprendre le Bonheur
si proche de moi.

Michel Hubaut


DIEU ET LES ESTIVANTS

Je regarde mes fils en vacances, dit Dieu, parce que c'est moi qui les ai créés à mon image. Et même quand ils se reposent, ils sont à ma ressemblance.
Moi aussi après la Création, j'ai pris loisir de regarder mon oeuvre et je me suis reposé. Je suis pour le repos, dit Dieu. Bien entendu le repos après le travail dont j'ai donné l'exemple. Et mon fils Jésus, au temps où il maniait la varlope à Nazareth, vous croyez qu'il ne se reposait pas avec joie ? C'est pourquoi j'aime que vous soyez en vacances.
Mais quand je vous vois incapables de rester en place, dit Dieu, à tourner et à tournoyer comme des fourmis en déroute, je me dis que vos vacances, au fond, ce n'est pas du repos. Cette agitation c'est même un piège du malin qui vous empêche de penser à vous et aux autres et à Moi qui suis votre Père du ciel.
Je regarde mes fils en vacances, dit Dieu, et je ne trouve pas qu'ils aient tellement l'air d'être en vacances. Mais je ne trouve pas non plus qu'ils aient tellement l'air d'être mes fils. Sur les plages qui sont si belles et si bonnes, je le sais bien, moi, qui les ai faites, ils sont là étendus. Et malgré la clarté de mon soleil, ce n'est pas un joyeux tableau. Ils me font penser à ces pauvres gens dont mon Fils a eu pitié autrefois, comme en Palestine, las et prostrés comme un troupeau abandonné.
Je n'ai rien contre les corps bronzés et les bains de soleil, dit Dieu, le soleil, je l'ai créé moi-même. Et l'homme et aussi la femme, je les ai vus, au printemps du monde, au temps de leur innocence, aller et venir sur ma terre, où ils étaient nés. Et ça ne m'offusquait pas. Mais ce que je n'aime pas dans ces multitudes, c'est qu'elles s'ennuient et qu'elles ont l'esprit vide. On dirait que les âmes sont parties en vacances, abandonnant le corps sur le sable comme des poissons échoués.
Et ça, dit Dieu, ça ne me plaît pas. Boire, manger, dormir, se multiplier, dit Dieu, je n'en demande pas plus aux animaux que j'ai créés. Mais pour l'homme qui est mon fils, j'ai rêvé quelque chose de plus. Même et surtout quand il est en vacances.

Michel Quoist


PRIÈRE POUR LE VOYAGEUR

O toi Dieu très présent
Guide-nous dans la paix
Vers laquelle nous voulons aller.

Permets que nous atteignions
Notre but sans encombre.

Protège-nous de tous les dangers
Pendant que nous voyageons
Sur terre, sur mer ou dans les airs.

Ouvre nos yeux et notre cœur
Afin que nous voyions ton visage
A travers la beauté du monde et
De la rencontre du prochain.

La création que nous découvrons
Avec étonnement,
Jour après jour,
C'est la tienne, Seigneur.

Tu es merveilleux.
Nous te remercions.
Amen.

Aumônerie de l'aéroport de Paris


POUR UN TEMPS DE VACANCES

Enfin les vacances, Seigneur !
Dieu sait combien je les ai attendues !
Je comptais les jours et les heures,
mon travail se faisait plus pesant à mesure qu'elles approchaient.
Et dans la paix de ce pays, dans la beauté de la nature,
dans l'inactivité de mes mains,
me voici toute bête,
ne sachant que faire de ma toute neuve liberté.

Bénis, Seigneur, ce jour de vacances.
Bénis les jours qui s'ouvrent devant nous
et vont passer comme un éclair.
Jours de joie et de paix, jours de détente et d'amitié.

En savourant cette paix,
en détendant mon corps et mon coeur,
si je te parlais, Seigneur.
Si je te parlais aujourd'hui,
dans la montagne ou l'océan,
dans la plaine ou la rivière,
dans le nuage et l'oiseau,
dans le soleil et l'étoile.

Eglise des Hauts de Seine, n°333, juillet 2007.


PRIÈRE PÉNITENTIELLE DES CONDUCTEURS

Pardon, Seigneur, pour l'immense Sarajevo que sont les routes de France où nous, les snippers du bitume, nous ne visons personne, mais tuons n'importe qui par nos excès de vitesse.
Pitié, Seigneur, pour tant d'innocents écrasés, parce qu'ils ont eu le malheur de traverser la départementale qui coupe leur village, alors que nous fonçons à cent vingt kilomètres à l'heure.
Pardon pour ce père qui, voulant arriver à l'heure pour un repas de famille, a doublé dans un virage en décimant sa propre famille. Il a tué, de plus, le père, la mère et un enfant dans la voiture arrivant en face. Sept gosses s'y blottissaient… Pitié pour les six orphelins blessés dont deux sont handicapés à vie.
Pardon, Seigneur, de me foutre complètement de la vie des autres conducteurs mais de respecter uniquement l'emplacement des radars et l'endroit où les policiers sont embusqués.
Pardon, Seigneur, pour les centaines de jeunes qu'on trouve rituellement, chaque année, le samedi soir, déchiquetés dans les restes de leur voiture ou brûlés vifs en sortant des boîtes de nuit.
Pardon, Seigneur, pour les voitures nouvelles, spéciales jeunes, que nous leur vendons allègrement, grâce en partie au cadran de vitesse indiquant deux cents kilomètres à l'heure. Aie pitié de nous, adultes, leurs marchands de mort.
Pardon pour les bras d'honneur et autres gestes, face à un fou du volant, alors que nous savons que cela exacerbera son agressivité, en l'appelant à un peu plus de violence.
Pardon, Seigneur, pour nous les anciens qui, nous considérant comme très verts, refusons de nous résoudre à lâcher le volant, prétextant que notre vue ne baisse pas trop et que nous entendons très bien d'une seule oreille.
Pardon, enfin Seigneur, pour être sans pitié pour le criminel alors que nous nous trouvons tant de circonstances atténuantes quand nous tuons sur la route par homicide involontaire, à la suite d'imprudences multiples.


LE REPOS

"J'aime le repos, dit Dieu.
Vous vous faites mourir à travailler.
Vous faites du sur temps pour prendre des vacances,
vous vous agitez, vous ruinez vos santés.
Vous vous surmenez à travailler trente-cinq heures par semaine
quand vos pères tenaient mieux le coup à soixante heures.
Vous vous dépensez tant pour un surplus d'argent et de confort.
Vous vous tuez pour des babioles.
Dites-moi donc ce qui vous prend !
Moi, j'aime le repos, dit Dieu.
Je n'aime pas le paresseux.
Je le trouve simplement égoïste car il vit aux dépens des autres.
Moi, j'aime le repos
Quand il vient après un grand effort
Et une tension forte de tout l'être.
J'aime les soirs tranquilles après les journées dures.
J'aime les dimanches épanouis après les six jours fébriles.
J'aime les vacances après les saisons d'ouvrage.
J'aime la retraite quand la carrière est terminée.
J'aime le sommeil de l'enfant épuisé par ses courses folles.
J'aime le repos, dit Dieu.
C'est ça qui refait les hommes.
Le travail, c'est leur devoir, leur défi.
Leur effort pour donner du pain et vaincre les obstacles.
Je bénis le travail.
Mais à vous voir si nerveux, si tendus,
je ne comprends pas toujours
quelle mouche vous a piqués.
Vous oubliez de rire, d'aimer, de chanter.
Vous ne vous entendez plus à force de crier.
Arrêtez donc un peu. Prenez le temps de perdre votre temps.
Prenez le temps de prier. Changer de rythme, changez de cœur.
J'aime le repos, dit Dieu.
Et au seuil du bel été, je vous le dis à l'oreille
quand vous vous détendez dans la paix du monde,
Je suis là près de vous
Et je me repose avec vous".

André Beauchamp, théologien québecois


DE TERRE ET D'ÉTOILES ? L'ESPRIT DU CHEMIN

Retrouvée dans la petite église de Najac en Aveyron, cette prière nous rappelle combien de tout temps les hommes ont conjugué l'esprit et le corps dans ce long voyage à destination de Saint-Jacques...
Les pieds sur terre et la tête dans les étoiles, ils ont su bâtir au cours des siècles l'esprit du chemin.

"Tu es né pour la route.
Marche,
Tu as rendez-vous.
Où, Avec qui ?
Tu ne sais pas encore
Avec toi peut-être.
Marche.
Tes pas seront tes mots
Le chemin, ta chanson
La fatique, ta prière
Et ton silence, enfin
Te parlera.
Marche,
Seul, avec d'autres
Mais sors de chez toi.
Tu te fabriquais des rivaux
Tu trouveras des compagnons.
Tu te voyais des ennemis
Tu te feras des frères.
Marche,
Ta tête ne sait pas
Où tes pieds
Conduisent ton coeur.
Marche,
Tu es né pour la route
Celle de pèlerinage.
Un autre marche vers toi
Et te cherche.
Pour que tu puisses le trouver
Au sanctuaire du fond de ton coeur.
Il est ta paix
Il est ta joie
Va, déjà
Dieu marche avec toi".

Anonyme













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