DONNER EN CASCADE
" Il faut devenir des sources. Il faut que les autres aient envie de se désaltérer à notre source. Certaines personnes ont fait de leur vie un petit filet d'eau ; ils ouvrent le robinet doucement, ils font du goutte-à-goutte pour s'économiser. Mon ami Raphaël est une vraie cascade. Je lui ai demandé comment il faisait pour avoir tant à dépenser et, à force de se donner, s'il n'avait pas peur d'être sec. Il m'a tout expliqué : " Tu as déjà regardé une cascade ? C'est comme une chute et une renaissance perpétuelle. L'eau n'arrête pas de tomber à profusion. On dirait même que plus elle s'enfuit, et plus elle arrive. Plus elle dépense d'énergie et de fougue, et plus elle est généreuse. Plus l'eau s'exprime de manière impulsive et entière, et plus elle est pure. Eh bien, toi, c'est pareil. Tu as entendu parler des nappes phréatiques ? C'est de l'eau de dessous la terre qui alimente les puits et les sources. Je crois, moi, qu'on a des sortes de nappes phréatiques qui sillonnent notre être tout entier. Si on ne sait pas libérer la source, elle se tarit et on devient des cœurs secs. C'est pour cette raison qu'il faut devenir des sources pour les autres. Pour pas qu'ils meurent de soif. Bien sûr, on ne s'improvise pas source, on devient. Tu penses peut-être qu'il faut avoir beaucoup d'eau pour en donner. Tu te trompes. Saint-Exupéry a dit : " Plus tu donnes, plus tu t'enrichis ; plus tu vas puiser à la source véritable, plus elle est généreuse ". Quand on a compris cela, on ne donne plus au goutte-à-goutte, on donne en cascade. Plus les sentiments jaillissent, plus ils arrivent en trombe. Plus tu libères ta source, et plus son flot grossit ».
(Extrait de " Jade et les sacrés mystères de la vie " (Ed. Monte-Cristo, 1991)
ON NE TROUVE QUE CE QUE L’ON ATTEND
ll était une fois un homme assis près d'une oasis, à l'entrée d'une ville du Moyen-Orient. Un jeune homme s'approcha et lui demanda : - Je ne suis jamais venu ici. Comment sont les gens qui vivent dans cette ville ? Le vieil homme lui répondit par une question : - Comment étaient les gens de la ville d'où tu viens ? - Egoïstes et méchants. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'étais bien content de partir. - Tu trouveras les mêmes ici, lui répondit le vieil homme.
Un peu plus tard, un autre jeune homme s'approcha et posa la même question : - Je viens d'arriver dans la région. Comment sont les gens qui vivent dans cette ville ? Le vieil homme répondit de même. - Dis-moi, mon garçon, comment étaient les gens de la ville d'où tu viens ? - Ils étaient bons, bienveillants, accueillants, honnêtes. J'y avais de nombreux amis et j'ai beaucoup de mal à les quitter. - Tu trouveras les mêmes ici, lui répondit le vieil homme.
Un marchand qui faisait boire ses chameaux, avait entendu les deux conversations. Dès que le second jeune homme s'éloigna, il s'adressa au vieillard sur un ton de reproche : - Comment peux-tu donner deux réponses complètement différentes à la question donnée par deux personnes ? - Mon fils, dit le vieil homme, chacun porte son univers dans son cœur. D'où qu'il vienne, celui qui n'a rien trouvé de bon par le passé ne trouve rien ici non plus. Par contre, celui qui avait des amis dans l'autre ville trouvera ici aussi des amis loyaux et fidèles. Car, vois-tu, les gens sont vis-à-vis de nous ce que nous trouvons en eux.
conte oriental
FRANCHIR LES OBSTACLES
Pour avancer, un enfant doit se munir d'une aptitude capitale : profiter de tout et surtout des obstacles. Les truites sont vivantes lorsqu'elles se mesurent à des torrents qu'elles doivent escalader. Il faut apprendre à devenir un battant sous peine d'être un jour un battu, se construire une âme de pionnier sous peine d'être bientôt encombré d'une âme de rentier. Et les mots acides lancés dans un moment d'humeur devraient être traduits pour ce qu'ils sont le plus souvent : des déclarations d'amour.
Stan ROUGIER (dans " Dieu était là et je ne la savais pas " Ed. Presses de la Renaissance, 1998)
ÉLOGE A LA FATIGUE
Vous me dites, Monsieur, que j'ai mauvaise mine, Qu'avec cette vie que je mène, je me ruine, Que l'on ne gagne rien à trop se prodiguer, Vous me dites enfin que je suis fatigué.
Oui je suis fatigué, Monsieur, et je m'en flatte. J'ai tout de fatigué, la voix, le cœur, la rate, Je m'endors épuisé, je me réveille las, Mais grâce à Dieu, Monsieur, je ne m'en soucie pas.
Ou quand je m'en soucie, je m'en ridiculise. La fatigue souvent n'est qu'une vantardise. On n'est jamais aussi fatigué qu'on le croit ! Et quand cela serait, n'en a-t-on pas le droit ?
Je ne vous parle pas des sombres lassitudes, Qu'on a, lorsque le corps harassé d'habitudes, N'a plus pour se mouvoir que de pâles raisons… Lorsqu'on a fait de soi son unique horizon.
Lorsqu'on n'a rien à perdre, à vaincre ou à défendre… Cette fatigue-là est mauvaise à entendre ; Elle fait le front lourd, l'œil morne, le dos rond. Et vous donne l'aspect d'un vivant moribond.
Mais se sentir plié sous le poids formidable Des vies dont un beau jour on s'est fait responsable, Savoir qu'on a des joies ou des pleurs dans ses mains, Savoir qu'on est l'outil, qu'on est le lendemain,
Savoir qu'on est le chef, savoir qu'on est la source, Aider une existence à continuer sa course, Et pour cela se battre à s'en user le cœur… Cette fatigue-là, Monsieur, c'est du bonheur.
Et sûr qu'à chaque pas, à chaque assaut qu'on livre, On va aider un être à vivre ou à survivre ; Et sûr qu'on est le port, ou la route, ou la gué, Où prendrait-on le droit d'être trop fatigué ?
Ceux qui font de leur vie une belle aventure, Marquent chaque victoire, en creux, sur la figure, Et quand le malheur vient y mettre un creux de plus Parmi tant d'autres creux il passe inaperçu.
La fatigue, Monsieur, c'est le prix toujours juste, C'est le prix d'une journée de labeur et de lutte. C'est le prix d'un labour, d'un mur ou d'un exploit, Non pas le prix qu'on paie, mais le prix qu'on reçoit.
C'est le prix d'un travail, d'une journée remplie, C'est la preuve, Monsieur, qu'on vit avec la vie. Quand je rentre le soir et que ma maison dort, J'écoute mes sommeils et là, je me sens fort ; Je me sens tout gonflé de mon humble souffrance, Et ma fatigue à moi, c'est une récompense.
Et vous me conseillez d'aller me reposer ? Mais si j'acceptais là ce que vous proposez, Si je m'abandonnais à cette douce intrigue, Mais j'en mourrai, Monsieur, tristement, …de fatigue !
Robert Lamoureux
CETTE CROIX ME PÈSE
Un jour un petit garçon rejoint un autre petit garçon sur le chemin du village. " Tu as l'air bien, triste, dit le premier - C'est que j'en ai assez, répondit le second. J'en ai assez de cette croix qui me pèse. Non vraiment cette vie n'est pas faite pour moi. - Écoute, reprit le premier, j'ai peut-être le moyen de t'aider ». Et par un chemin détourné, il conduisit son compagnon dans une vallée où se trouvaient amoncelées une multitude de croix, des croix de toutes formes, de toutes tailles, de toutes espèces de bois. " Va et choisis celle qui te convient ». Tout heureux, le petit garçon jeta la croix qu'il avait reçue à sa naissance et se mit à les essayer les unes après les autres. La première, qui lui avait paru pourtant fort légère au premier abord, lui déchirait l'épaule. La seconde était trop longue et, traînant par terre, ralentissait l'allure de marche du petit garçon. La troisième était trop rugueuse, la quatrième trop lisse et glissait des mains… Au bout d'un nombre incalculable d'essais, le garçon en dénicha enfin une, merveilleusement adaptée à sa taille et à ses forces. Tout joyeux, il se tourna vers son compagnon : " C'est formidable, lui cria-t-il, j'ai enfin trouvé celle qui me convenait. - Tu as raison, lui répondit le premier garçon. C'est celle que tu portais en arrivant ici ». Et subitement il disparut à ses yeux. L'essentiel est invisible avec les yeux En Orient, on raconte l'histoire de ce roi qui avait deux fils. L'un d'eux seulement devait hériter de son royaume. Désirant éprouver leur sagesse, afin de les départager, le roi fit venir ses deux fils et leur dit en donnant à chacun une petite somme d'argent : " Voici ce que vous allez faire : avec cet argent vous allez vous procurer de quoi remplir complètement la grande salle vide du château. C'est celui qui s'acquittera mieux de cette tâche qui héritera de mon royaume ! " Le premier fils avait appris que la paille était bon marché. Il en acheta autant que la somme dont il disposait le permettait. Mais la salle du château ne fut remplie qu'à moitié. Le second des fils acheta un vase d'argile, de l'huile et une mèche, fit du tout une lampe qu'il alluma et voici que la grande salle du château fut remplie de lumière jusque dans ses derniers recoins. Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux.
Saint-Exupéry
SI J’ÉTAIS
Si j'étais moi, je serai le bonheur, Si j'étais le bonheur, je serais en groupe Si j'étais en groupe, je serais la solidarité Si j'étais la solidarité, je serais le soleil Si j'étais le soleil, je serais un sourire Si j'étais un sourire, je serais le plaisir Si j'étais le plaisir, je serais l'excès Si j'étais l'excès, je serais la folie Si j'étais la folie, je serais le vent Si j'étais le vent, je serais une danse Si j'étais une danse, je serais la valse Si j'étais la valse, je serais à mille temps Si j'étais le temps, je serais la persévérance Si j'étais la persévérance, je serais une montagne Si j'étais une montagne, je serais l'Everest Si je grimpais l'Everest, je serais heureux Si j'étais heureux, je serais la réussite Si j'étais la réussite, je serais moi.
Texte réalisé par les lycéens et étudiants lors de la journée de la communauté éducative du 2 décembre 2005 sur le thème de la réussite.
JE TE SOUHAITE
Je te souhaite de ne pas réussir ta vie. Je te souhaite de vivre autrement que les gens arrivés. Je te souhaite de vivre la tête en bas et le cœur en l'air, les pieds dans tes rêves et les yeux pour l'entendre. Je te souhaite de vivre sans te laisser acheter par l'argent. Je te souhaite de vivre debout et habité. Je te souhaite de vivre le souffle du feu, brûlé vif de tendresse. Je te souhaite de vivre sans titre, sans étiquette, sans distinction, ne portant d'autre nom que l'humain. Je te souhaite de vivre sans que tu aies rendu quelqu'un victime de toi-même. Je te souhaite de vivre sans suspecter ni condamner, même du bout des lèvres. Je te souhaite de vivre sans ironie, même contre toi-même. Je te souhaite de vivre dans un monde sans exclu, sans rejeté, sans méprisé, sans humilié, ni montré du doigt, ni excommunié. Je te souhaite de vivre dans un monde où chacun aura le droit de devenir ton frère et de se faire ton prochain. Un monde où personne ne sera rejeté du droit à la parole, du droit d'apprendre à lire et savoir écrire. Je te souhaite de vivre dans un monde sans croisade, ni chasse aux sorcières. Je te souhaite de vivre dans un monde libre d'aller et venir, d'entrer et de sortir, libre de parler librement dans toutes les églises, dans tous les partis, dans tous les journaux, à toutes les radios, à toutes les télévisions, à toutes les tribunes, à tous les congrès, à toutes les assemblées, dans toutes les usines, dans tous les bureaux, dans toutes les administrations. Je te souhaite de parler non pour être écouté mais pour être compris. Je te souhaite de vivre l'inespéré, c'est dire que je te souhaite de ne pas réussir ta vie.
Michel Quoist
PETITES BÉATITUDES
Bienheureux ceux qui savent rire d'eux-mêmes : ils n'ont pas fin de s'amuser. Bienheureux ceux qui savent distinguer une montagne d'une taupinière : il leur sera épargné bien des tracas. Bienheureux ceux qui sont capables de se reposer, et de dormir sans chercher d'excuses : ils deviendront sages. Bienheureux ceux qui savent se taire et écouter : ils en apprendront des choses nouvelles !
Bienheureux ceux qui sont assez intelligents pour ne pas se prendre au sérieux : ils seront appréciés de leur entourage.
Heureux êtes-vous si vous savez regarder sérieusement les petites choses et paisiblement les choses sérieuses : vous irez loin dans la vie.
Heureux êtes-vous si vous savez admirer un sourire et oublier une grimace ; votre route sera ensoleillée.
Heureux êtes-vous si vous savez vous taire et sourire même lorsqu'on vous coupe la parole, lorsqu'on vous contredit ou qu'on vous marche sur les pieds : l'Evangile commence à pénétrer votre cœur.
Bienheureux surtout vous qui savez reconnaître le Seigneur, en tous ceux que vous rencontrerez : vous avez trouvé la vraie lumière, vous avez trouvé la véritable sagesse.
Paraboles d'Orient et d'Occident de Jean Vernette aux éditions Droguet Ardant. Anonyme
SEPT SOURIS DANS LE NOIR
Un jour, près d'une mare, sept souris aveugles découvrirent une chose étrange. - Qu'est-ce que c'est ? s'exclamèrent - elles. Et elles se sauvèrent chez elles en courant. Le lundi, Souriceau Rouge chercha le premier à en savoir plus. - C'est un pilier, dit-il. Personne ne le crut. Le mardi, Souriceau Vert fut le deuxième à s'interroger. - C'est un serpent, affirma-t-il ? Le mercredi, Souriceau Jaune répondit : - Non… c'est une lance. Il était le troisième à donner son avis. Le quatrième fut Souriceau Violet. On était jeudi. - C'est une falaise, assura-t-il. Souriceau Orange, qui était le cinquième, y alla le vendredi. - C'est un éventail ! cria-t-il ? Je l'ai senti bouger. Le sixième était Souriceau Bleu. Le samedi, il constata : - Ce n'est rien qu'une corde. Mais les autres n'étaient pas d'accord. Ils commencèrent à se disputer : - Un serpent ! - Une corde ! - Un éventail ! - Une falaise ! Jusqu'au dimanche, où Souricette Blanche, la septième souris, se rendit près de la mare. Quand elle arriva au pied de la chose, elle y grimpa en courant puis redescendit de l'autre côté. Elle escalada le sommet et le parcourut d'un bout à l'autre. - Ah ! s'écria enfin Souricette Blanche, je vois maintenant. Qu'est-ce qui est… solide comme un pilier, souple comme un serpent, pointu comme une lance, haut comme une falaise, frémissant comme un éventail, effiloché comme une corde ? C'est… … un éléphant ! Les six souriceaux grimpèrent en courant d'un côté, redescendirent de l'autre, parcoururent la chose d'un bout à l'autre. Alors ils furent convaincus. Maintenant, ils voyaient eux aussi. Telle est la morale des souris : Savoir un peu est mieux que rien, mais le sage ne connaît vraiment que ce qu'il a vu en entier.
Ed Young, Milan, 2002
LA PREUVE...
Entre certitudes et convictions étayées, le doute. Douter de quoi ? De qui ? Pourquoi ? Douter pour agir, comprendre, penser... Le doute pour soi, le doute pour les autres. Le doute non pas pour se perdre, se fondre, mais pour s'accorder, pour avancer.
Entre le doute et la preuve, le questionnement. Le questionnement, comme une porte ouverte sur un autre possible, ni révolutionnaire, ni polémique, juste à l'écoute, juste attentif. Le questionnement pour les réponses, mais surtout pour la rencontre. La preuve comme une quête, le questionnement comme une oeuvre d'humanité.
Anne Miranda, ISFP Seyssinet-Pariset
"LA STRATÉGIE DE LA RÉUSSITE... "
Un jour, un non-voyant était assis sur les marches d'un bâtiment avec un chapeau à ses pieds et un morceau de carton portant l'inscription : "Je suis aveugle, aidez-moi, s'il vous plaît".
Un publicitaire qui se promenait près de là s'arrêta et remarqua qu'il n'y avait que quelques centimes dans son chapeau. Il se pencha et y versa sa monnaie, puis, sans demander son avis à l'homme, prit le carton, le retourna et y écrivit une autre phrase. Le même après-midi, le publicitaire revint près de l'aveugle et vit que son chapeau était plein de monnaie et de billets.
Le non-voyant reconnut le pas de l'homme et il lui demanda si c'était lui qui avait réécrit sur son carton et ce qu'il avait noté. Le publicitaire répondit : "Rien qui ne soit pas vrai, j'ai seulement réécrit ta phrase d'une autre manière", il sourit et s'en alla. Le non-voyant ne sut jamais que sur son carton il était écrit : "Aujourd'hui, c'est le printemps, et moi je ne peux pas le voir".
Change ta stratégie quand les choses ne se passent pas bien et tu verras que ça ira mieux.
Nous méritons de voir le printemps, de voir les autres sourire, parce qu'avec leur sourire, ils rendent le monde meilleur.
Si un jour on te reproche que ton travail n'est pas un travail de professionnel, dis-toi bien que l'Arche de Noé a été construite par des amateurs et le Titanic par des professionnels...
Anonyme
A LA SUITE DE PIERRE ET PAUL, ALLONS PORTER LA BONNE NOUVELLE
Pierre, tu allais suivre Jésus partout où il irait, jusqu’à la mort. Et trois fois, tu déclares : "Je ne connais point cet homme". Et Jésus fixe sur toi son regard... Plus tard, trois fois aussi il t’interpelle : "Pierre, m’aimes-tu ? " … "Tu sais tout, Seigneur, tu sais bien que je t’aime" Donne-nous, Seigneur, d’avoir ce regard d’amour, cette parole qui sauve pour tous ceux que nous rencontrerons. Que tout élève, malgré ses imperfections, ses erreurs, ses ratés, nous entende lui dire : "Je crois, j’espère en toi" !
Pierre, toi le pêcheur sur le lac, tu sais ce qu’est l’échec, la nuit de labeur sans aucun résultat. Et, à la parole de Jésus, tu jetes le filet pour une pêche miraculeuse. Seigneur, l’échec, le découragement seront là aussi dans nos vies personnelles, dans notre travail avec les élèves. Donne-nous d’entendre alors ta parole nous invitant à aller de l’avant, à espérer au-delà de toute espérance. Et à notre tour, soyons ces semeurs d’espérance pour tous ces jeunes que nous allons côtoyer au quotidien.
Pierre, tu réponds à l’appel de Corneille, le centurion romain, un païen, un "pas comme les autres". Seigneur, ils sont là ces élèves pas comme les autres, en difficulté, difficiles dans leur comportement, ces parents désorientés, râleurs parfois ! Fais qu’au quotidien nous puissions dire que tout homme jusqu’au dernier est pour nous aussi important que Dieu.
Paul, toi, le persécuteur des disciples de Jésus, c’est sur la route de Damas que l’événement surgit dans ta vie, faisant de toi l’apôtre des nations. Seigneur, les événements, les moments difficiles surgiront aussi dans nos vies, dans celle de nos élèves. Il y aura ces passages qui nous transforment, qui nous font grandir. Apprends-nous à lire ces signes dans nos vies.
Paul, tu as voyagé sans relâche à l’écoute des communautés de chrétiens, les réconfortant, les aidant à grandir, à devenir communauté vivante. Seigneur, sur nos lieux de travail nous rencontrons des collègues de travail, des parents, les élèves. Accompagne-nous pour que nous soyons des tisseurs de liens de paix, d’amour entre tous.
"J’aurai beau parler toutes les langues de la terre et du ciel, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne". Paul, tu nous laisses ce bel hymne à l’amour. Seigneur, accompagne-nous dans l’annonce de cette bonne nouvelle autour de nous, aide-nous à la dire à pleine vie, avec nos gestes, avec nos mots, et ainsi nous marcherons ensemble sur le chemin d’humanité.
Yvon Garel
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