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 Education : synthèse de l'actualité (61)
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Public-privé : quelles différences ? |
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Pour la première fois, une étude de l'Education nationale compare les résultats obtenus par les élèves du public et ceux du privé.
[ Mots-clés : statistiques, évaluation de l'élève, enseignement catholique ]
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Centre de ressources documentaires Unapec 01-09-2004 |
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Public - Privé : quelles différences ?
Une étude1 du ministère de l'Education nationale compare pour la première fois les résultats obtenus par les élèves du public et ceux du privé. Il en ressort que le privé réussit "légèrement mieux" que le public et que le zapping entre les deux secteurs semble devenu une pratique courante.
De meilleurs résultats apparents
Le privé offre de meilleures chances de réussite aux élèves : moins de redoublement en primaire, un accès facilité au lycée général et des résultats supérieurs au baccalauréat (70 % pour le privé contre 59 % pour le public). Toutefois, si on pondère ces données en fonction de l'origine sociale des élèves, les différences entre public et privé s'estompent. L'étude met en effet l'accent sur l'origine de la réussite scolaire : celle-ci ne reposerait pas principalement sur le statut de l'établissement, mais dépendrait plutôt de critères sociologiques, notamment au collège : niveau social de la famille, diplômes de la mère, implication des parents dans le travail scolaire, etc.
Le zapping entre le public et le privé
Les flux entre les deux systèmes sont toujours importants et connaissent une augmentation depuis vingt ans : en 2002, 35 000 écoliers du public se sont tournés vers le privé tandis que 31 000 ont fait le chemin inverse. Au collège, les chiffres sont beaucoup moins équilibrés : plus de 56 000 élèves ont opté pour le privé à l'entrée en sixième. Ce dernier chiffre ne cesse de croître : gain de 28 000 élèves en 2002 contre 19 000 en 1994. Cette étude montre que d'une façon générale 38 % des élèves passent au moins une fois par un établissement privé au cours de leur scolarité. Néanmoins, pour le ministère de l'Education nationale, ce zapping ne remet "pas en cause l'équilibre entre secteurs". Claudine Peretti, responsable de cette étude, rejette "l'idée reçue selon laquelle les élèves fuiraient vers le privé" oubliant de rappeler que l'enseignement catholique est aujourd'hui dans l'incapacité de répondre à toutes les demandes d'inscription. A l'occasion de cette étude, on notera que le ministère ne souhaite pas opposer le public et le privé, avançant même l'idée d'émulation entre les deux systèmes.
La Croix, 6 juillet 2004, p. 8. Les Echos, 6 juillet 2004, p. 2. Le Figaro, 6 juillet 2004, p. 7. Libération, 6 juillet 2004, p. 6. Le Monde, 7 juillet 2004, p. 6.
1www.education.gouv.fr |
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