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Nouvelle organisation de l’école, "ruptures et continuités". Mise en œuvre des réformes 2008. |
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2008 a vu se multiplier les réformes pour le primaire. Elles apparaissent comme autant de ruptures dans l’organisation de l’école. Mais elles se conjuguent avec bien des continuités. sitEColes fait une analyse de ces ruptures et de ces continuités et offre des pistes de mise en œuvre de ces réformes avec notamment un dossier « Comment réussir sa rentrée dans cette nouvelle organisation de l’école » ?
[ Mots-clés : emploi du temps, politique de l'éducation, programme d'enseignement, rythme scolaire ]
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Crépy Sylvie Formiris services nationaux 17-07-2008 |
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1. Les réformes 2008 Dossier : Programmes 2008 et horaires. Ce dossier donne les liens vers les documents nécessaires à la mise en œuvre des programmes publiés au BO du 19 juin 2008 avec notamment des indications pour faire son emploi du temps.
Organiser les 108 heures (fiche 2). Des points de repères sur ce qui est envisageable ou pas dans l’organisation de ces 108 heures.
Le soutien aux élèves dans le cadre de la réforme 2008. Aide personnalisée, stage de remise à niveau, accompagnement éducatif… Autant d’appellations différentes pour des temps de soutien qui ont chacun leurs spécificités.
Les réformes 2008 : premiers repères. Nouveaux programmes scolaires, nouvelle organisation du temps scolaire, nouveau système d’évaluation. Quelle lecture faire de ces projets ? sitEColes vous donne des repères.
2. Les continuités
Objectif de réussite Cet objectif de réussite, affirmé dans la loi d’orientation de 2005, dans le socle commun et les programmes 2007, est repris dans ceux de 2008 : "Offrir à tous les enfants des chances égales de réussite et préparer, pour tous, une intégration réussie dans la société". "L’institution scolaire affirme durablement la priorité qu’elle accorde aux élèves en difficulté, sans rien céder sur l’ambition qu’elle se donne pour tous". Le rapport de la Commission du débat national sur l’avenir de l’École, Claude Thélot, 2004, a un titre éloquent : "Pour la réussite de tous les élèves". Il indique des moyens pour la réussite de tous. Ils sont toujours valables : - Personnaliser les apprentissages pour s’adapter aux besoins spécifiques de chaque enfant. Le cycle doit être réellement cette période de 3 ou 4 ans au cours de laquelle s’organisent le renforcement, la diversification et la régulation permettant de lutter efficacement contre l’échec scolaire. - Transmettre et accompagner - Évaluer pour garantir. Conduire des actions et des politiques fondées sur les progrès des élèves. - Organiser la diversité des parcours
Socle commun de connaissances et de compétences Le socle commun est annoncé dans loi d’orientation de l’école de 2005 et promulgué dans le décret "Le socle commun" de 2006. "Le socle commun détermine ce que nul n’est censé ignorer en fin de scolarité obligatoire sous peine de se trouver marginalisé ou handicapé. S’agissant d’une culture commune pour tous les élèves, il traduit tout autant une ambition pour l’ensemble des plus fragiles qu’une exigence pour ceux qui réussissent bien, mais dont les lacunes à la sortie de l’école obligatoire constituent autant de freins à une pleine réussite et à l’exercice d’une citoyenneté libre et responsable". L’enseignant fait acquérir des processus et des compétences : "Ce ne sont plus les connaissances elles-mêmes qui ont de l’importance mais l’utilisation qui en est faite. La construction des compétences permet aux individus de mobiliser, d’appliquer et d’intégrer les connaissances acquises dans les situations diverses, complexes et imprévisibles. […] Les enseignants ne fournissent plus les connaissances à mémoriser mais aident les élèves dans leur processus de construction des compétences". In Standards, compétences de base et socle commun, Les dossiers de la veille, (INRP), décembre 2005. C’est ce que décline Gilles de Robien à travers un exemple : "La maîtrise de la langue française repose sur la connaissance du vocabulaire, de la grammaire et de l’orthographe. Mais la connaissance de ces règles ne serait rien sans la capacité d’écrire, de lire, de s’exprimer à l’oral – faute de quoi les élèves seraient dépositaires d’un savoir mort, formel, inutile. […] La maîtrise de la langue se fonde sur des connaissances qui permettent de développer certaines capacités, mais aussi certaines attitudes : le goût pour la lecture, l’ouverture au dialogue, la volonté de justesse dans l’expression – ce qui au bout du compte restera comme autant de dispositions fondamentales d’un esprit bien formé et libre". In Gilles de Robien, Un socle pour tous, Introduction au socle commun : tout ce que nos enfants doivent savoir, 2006. Le schéma ci-dessous reprend ces concepts et rappelle les 7 piliers du socle commun.

Dans les programmes 2008, le lien avec le socle commun est affirmé. " Les programmes de l’école primaire forment un ensemble cohérent et continu avec ceux du collège dans le cadre du socle commun de connaissance et de compétences qui en constitue la référence […] Dans la partie "programmes", les compétences attendues en fin de chaque cycle de l’école élémentaire pour chaque discipline ou groupe de discipline sont explicitement référés aux sept grands domaines du socle commun". Le tableau ci-dessous donne des repères sur les niveaux visés entre socle commun, programmes, et progressions annuelles. La colonne de gauche, reprend une analyse de l’INRP concernant les objectifs des programmes suivant les pays. En France, les programmes 2008 sont déclinés suivant les trois niveaux (colonne de droite).

A noter que les évaluations nationales porteront sur le niveau basique du socle commun. "Les évaluations nationales de CE1 et CM2 permettront une évaluation régulière des acquis et du niveau des élèves; elles contribueront à la validation des paliers intermédiaires de maîtrise du socle commun de connaissances et de compétences". Dès la mise en place du socle commun, il avait été mis en évidence l’écart entre programmes et socle : "Le socle commun n’est nullement un résumé des programmes existants. S’il n’était que cela, ce serait tout juste une synthèse, un état des lieux sans ambition, sans perspective. Sa destination est tout autre : elle n’est pas de condenser les programmes discipline par discipline, mais de donner un sens global à toute l’éducation obligatoire, de montrer quelles sont ses grandes directions, ses finalités, ses objectifs, ses contenus indispensables. C’est pourquoi on ne retrouvera pas dans ce socle un découpage par niveau, ni un décalque des divisions entre les disciplines. Le socle n’ignore pas cependant les disciplines ni les grandes spécialités de l’enseignement : il montre comment toutes concourent à la construction des grandes compétences qui donnent son sens à l’école obligatoire de notre temps". In Gilles de Robien, Un socle pour tous, Introduction au socle commun, tout ce que nos enfants doivent savoir, 2006. Les programmes 2008 se situent au niveau des connaissances, des capacités et des attitudes pour l’acquisition de compétences "L’accès au sens et l’acquisition des automatismes ne sont pas antinomiques". " L’école primaire doit avoir des exigences élevées qui mettent en œuvre à la fois mémoire et capacité d’invention, raisonnement et imagination, attention et apprentissage de l’autonomie, respect des règles et esprit d’initiative". A lire sur sitEColes : - Socle commun et projet éducatif de l’Enseignement catholique - Mise en œuvre du socle commun de connaissance et de compétences.
Pédagogie de cycle et pédagogie différenciée La loi d’orientation de 1989 (ou loi Jospin) a introduit la notion de cycles. La loi d’orientation de l’école de 2005 reprend cette organisation. Les programmes 2008 s’inscrivent dans cette continuité. "La présentation adoptée répond à l’organisation en trois cycles : cycle des apprentissages premiers, cycles des apprentissages fondamentaux et cycle des approfondissements". La pédagogie de cycle est valorisée pour la gestion des différences en maternelle. "A l’école maternelle, les écarts d’âge entre les enfants, donc de développement et de maturité, ont une importance très forte. […] Les décalages entre enfants d’une même section ne sont pas, en général, des indices de difficultés ; ils expriment des différences qui doivent être prises en compte pour que chacun progresse dans son développement personnel". Une aide personnalisée et différenciée est prônée dans les programmes 2008. "Les élèves en difficulté doivent pouvoir bénéficier d’une aide personnalisée et différenciée dès les premières difficultés apparaissent et avant qu’elles ne soient durablement installées". A lire sur sitEColes : - Dossier : Pédagogie différenciée.
Liberté pédagogique et travail d’équipe La liberté pédagogique est valorisée dans les programmes 2008. "Cette liberté pédagogique sert l’école et ses finalités : elle vous donne la possibilité d’adapter la progressivité des apprentissages aux besoins des élèves. Elle permet de concilier l’égal accès à l’instruction avec la prise en compte de la diversité des enfants et des contextes". Cette liberté "est la reconnaissance de la qualification, du savoir-faire et du professionnalisme que montrent chaque jour les enseignants et les directeurs d’école". "La liberté pédagogique induit une responsabilité: son exercice suppose des capacités de réflexion sur les pratiques et leurs effets. Elle implique, pour les maîtres, l’obligation de s’assurer et de rendre compte régulièrement de l’acquis des élèves". Elle se conçoit dans un travail d’équipe renforcé. C’est pourquoi le temps de concertation est augmenté dans le cadre de la suppression du samedi et la mise en place des 108 heures. De 36 heures depuis 1989, on passe à au moins 48 heures de concertation, voire plus suivant les organisations des 108 heures retenues. Les programmes 2008 font largement référence au projet d’école. C’est la trame qui permet la diversité et la cohérence des prises en charge des élèves rencontrant des difficultés scolaires. Le travail d’équipe rend possible la gestion de la complexité et ouvre des espaces de créativité. A lire sur sitEColes : - Dossier : De l’autonomie au travail d’équipe.
Projet de l’Enseignement catholique Associé au service public, l’Enseignement catholique met en œuvre les réformes de l’Education nationale en s’appuyant sur ses valeurs et son projet spécifique. Ils sont toujours d’actualité. La démarche des Assises, entreprise en 2001, se poursuit. Le thème proposé en 2008 : "Choisir la rencontre" témoigne de cette continuité et offre des occasions de relecture de l’organisation de l’école.
3. La rentrée 2008 La rentrée 2008 voit la mise en œuvre de ces réformes. sitEColes vous propose des pistes pour la réussir. Il s’agit d’accepter les ruptures provoquées par les réformes et de garder le cap assurant les continuités nécessaires, en s’appuyant sur tout un savoir-faire. - Comment réussir sa rentrée dans cette nouvelle organisation ?
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