Note de synthèse " Formation des Chefs d'établissement "
     
Résultats de l’enquête SGEC/UNAPEC « Recrutement et formation des Chefs d’établissement du 1er degré 

[ Mots-clés : chef d'établissement, formation continue, formation initiale, statistiques ]
  Crépy Sylvie, Tonneau Gérard
Unapec, MFP
17-06-2002
1. Résultats de l’enquête SGEC/UNAPEC « Recrutement et formation des Chefs d’établissement du 1er degré »

Ont répondu à cette enquête :

- 63 directions diocésaines ou interdiocésaines (DDEC),
- 67 congrégations,
- 13 ARPEC,
- 31 anciens chefs d’établissement, ayant quitté leurs fonctions de direction et repris des activités d’enseignement.

Nomination et formation initiale

24 DDEC, sur les 63 ayant répondu, et 30 congrégations, sur les 67 ayant répondu, déclarent nommer occasionnellement des enseignants sans formation préalable comme Chef d’Etablissement du 1er degré.

54 DDEC et 47 congrégations déclarent que les Chefs d’Etablissement du 1er degré bénéficient tous ou en majorité d’une formation au cours des deux premières années de prise de fonction.

2/3 des chefs d’établissement du 1er degré, soit 66% de l’effectif global ont bénéficié d’une formation initiale, avant la prise de fonction. C’est donc 33% des chefs d’établissement du 1er degré qui sont nommés sans formation initiale préalable. Les 2/3 des dispositifs de formation initiale préalable avait une durée égale ou inférieure à 5 jours. Ces dispositifs courts ont donc touché 44% des chefs d’établissement concernés. 22% des personnes ont bénéficié d’un dispositif de formation initiale préalable supérieur à 5 jours.

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1/3 des Chefs d’Etablissement du 1er degré ont bénéficié d’un accompagnement - formation

au début de la prise de fonction, soit 34 % de l’effectif global. La moitié de ces dispositifs d’accompagnement – formation avait une durée égale ou inférieure à 5 jours. Seuls 17% ont donc bénéficié d’un accompagnement – formation de longue durée en début de prise de fonction.

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Cessation de fonctions

La raison essentielle évoquée par les Chefs d’Etablissements du 1er degré lors d’une cessation

de fonction est la charge de travail et la responsabilité jugées excessives.

Pour les DDEC et les congrégations, ce sont les départs en retraite, les raisons familiales et les conflits.

La moitié des Chefs d’Etablissement du 1er degré ayant cessé leur fonction dans les 2 premières années de direction ne souhaite pas reprendre des fonctions analogues. Le cumul des fonctions d’enseignement et de direction est jugé comme difficile. Une décharge horaire plus importante et la mise à disposition d’un secrétariat sont les principaux besoins exprimés pour la poursuite de la mission.

Organisation du recrutement et de la formation

Sur 63 DDEC ayant répondu, 26 d’entre elles, soit 40%,  ont indiqué compter moins de 30 Chefs d’Etablissement du 1er degré en fonction. 37 DDEC ont indiqué avoir de 0 à 6 Chefs d’Etablissement du 1er degré nouveaux à la rentrée 2001.

Sur 67 congrégations ayant répondu, 63 d’entre elles, soit 93%, comptent moins de 30 Chefs d’Etablissement du 1er degré.

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A moins de  30  Chefs d’établissement du 1er degré dans le diocèse ou la congrégation, quel dispositif diversifié de formation continue mettre en œuvre ? Comment organiser les modalités de recrutement et de formation initiale ?

51 DDEC sur 63 et 56 congrégations sur 67 déclarent ne jamais nommer d’enseignants non titulaires comme Chef d’Etablissement du 1er degré.

29 DDEC et 42 congrégations déclarent ne jamais nommer de sortants de CFP comme Chefs d’Etablissement du 1er degré.

Donc 12 DDEC et 11 congrégations au moins ont pu nommé des suppléants comme chef d’établissement 1er degré.

34 DDEC et 24 congrégations au moins ont pu nommer des sortants de CFP comme chef d’établissement 1er degré.

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Modalités du discernement

Pour 47 DDEC sur 63, la modalité la plus fréquente d’appel à candidature est la sollicitation personnelle par la DDEC.

Pour 26 congrégations sur 67, c’est la sollicitation personnelle par la DDEC ;

Pour 23 congrégations, c’est la sollicitation personnelle par la congrégation.

Dans la grande majorité des cas, le directeur diocésain et l’équipe diocésaine s’impliquent directement dans le recrutement des Chefs d’Etablissement du 1er degré.

La principale difficulté de recrutement pour les DDEC est le manque de candidats.

Pour les congrégations, ce sont le manque de candidats et la difficulté de discernement.

Référentiel de formation

Le référentiel de formation des Chefs d’Etablissement du 1er degré validé par le Comité national

n’est pas connu de tous (ARPEC, DDEC, congrégations). Il est utilisé par la moitié des DDEC et des ARPEC. Il est très peu utilisé par les congrégations.

2. Analyse des données de gestion des ARPEC et de l ’UNAPEC relatives à la formation des chefs d’établissement en 2001- 2002

Nature des formations

L’UNAPEC, à l’exception d’une formation « Trousse d’urgence pour les Chefs d’Etablissement du 1er degré », ne s’inscrit pas dans le champ de la formation  des chefs d’établissement du 1er degré.

Elle prend en charge la formation initiale ou en début de prise de fonction des chefs d’établissement du 2nd degré à hauteur de 415 000 € pour les frais pédagogiques et 190 000 € pour les frais de transport et d’hébergement. Cette prise en charge a concerné 120 enseignants. Il s’agit de formation de longue durée (6 semaines).

D’après les données recueillies, les ARPEC ont pris en charge 83 actions de formation pour un volume global de 579 jours et un effectif de 1028 stagiaires.

Le tiers de ces 83 actions concernaient la formation initiale ou d’accompagnement à la prise de fonction. Il s’agit principalement de formations courtes. L’effectif s’élève à 473 prises en charge. Les deux autres tiers des 83 actions concernaient la formation continue.

Une seule concernait le 2nd degré.

Organismes de formation

45 organismes de formation ont mis en œuvre les 83 actions prises en charge par les ARPEC.

- L’ISPEC en a réalisé 9 ;
- les organisations syndicales 13 ;
- les tutelles congréganistes 2 ;
- les structures de formation liées aux DDEC (CFP, Associations, DDEC elles-mêmes) réalisent les autres actions. Ces structures font appel à d’autres organismes de formation en sous-traitance ou en réalisation partagée (dont l’ISPEC), sollicitent directement des formateurs (personnes physiques), ou assurent elles-mêmes la formation.

Pour les structures congréganistes, il semblerait que l’essentiel de l’action de formation se fasse en dehors du cadre légal et financier de la formation continue.

Note réalisée à partir :
- des résultats de l'enquête SGEC/UNAPEC " Recrutement et formation des Chefs d'établissement du 1er degré ",
- de l'analyse des données de gestion des ARPEC et de l'UNAPEC relatives à la formation des chefs d'établissement en 2001- 2002.

L'enquête a été réalisée pour le SGEC et le Conseil d'administration de l'UNAPEC auprès des DDEC, des tutelles congréganistes, des ARPEC, d'anciens chefs d'établissement ayant cessé leur fonction dans leurs 2 premières années de direction . Elle a été commanditée, en octobre 2001, au moment de l'adoption, par le Comité national, du statut du Chef d'établissement du 1er degré. La mission confiée au SPF sur ce sujet a fait l'objet d'une délibération du Conseil d'Administration de l'UNAPEC.
L'analyse des données des ARPEC et de l'UNAPEC a été demandée par la Commission de Formation des Chefs d'établissement (CFCE) du Secrétariat général de l'Enseignement catholique. La CFCE est présidée par André Blandin ; Jean-Pierre Gardy y participe en tant que Secrétaire général de l'UNAPEC.Elle correspond aussi à une attente de la Commission du plan national de formation (CPNF) de l'UNAPEC, qui s'est interrogée à plusieurs reprises en 2001-2002 sur la prise en charge par l'UNAPEC d'actions de formation continue pour des salariés de droit privé.
Une première version de cette note de synthèse a été intégrée dans le document " Etat des lieux " panoramique " pour les besoins et les mises en œuvre de formation des chefs d'établissement ", qui constituait une contribution préalable de la CFCE à la 1ère Biennale pour le recrutement et la Formation dans l'Enseignement catholique des 2, 3 et 4 mai 2002. Elle n'a cependant pas fait l'objet d'une présentation spécifique au cours de la Biennale.
Cette note de synthèse a été réalisée par Sylvie Crépy et Gérard Tonneau du Service Pédagogie et Formation de l'UNAPEC. Maurice Corbin, de l'Observatoire Solfège, a contribué au travail dans l'élaboration des questionnaires d'enquête et dans le premier traitement des données.


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