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La Taille des classes et la modification des pratiques pédagogiques |
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Une réflexion sur les effets de la réduction des effectifs en CP.
[ Mots-clés : échec scolaire, évaluation de l'élève, cours préparatoire (CP) ]
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Poutoux Véronique responsable de formation ISP formation 08-06-2005 |
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Le ministère de l'éducation nationale, dans son plan de lutte contre l'illettrisme a mis des moyens pour dédoubler des classes de cours préparatoire dans les endroits plus sensibles. CP dédoublés, CP renforcés , avec la présence momentanée d'un autre enseignant, CP accompagnés, par la présence d'un assistant d'éducation La question des effectifs des classes est aussi récurrente.Un effectif plus réduit semble pour certains la solution idéale pour mettre en œuvre la différenciation pédagogique et mieux répondre aux difficultés des élèves. A travailler avec de nombreuses équipes, dans différentes régions, je note une grande diversité des situations et des effectifs moyens par classe, par école et par région. Je note aussi des avancées plus ou moins notables sur la mise en œuvre de la pédagogie différenciée
Plusieurs rapports (1) parus dernièrement abordent cette question et ne la tranchent pas directement, montrant ainsi toute la complexité de ce qui se joue en classe, collectivement et pour chacun des élèves. La direction de l'évaluation et de la prospective (2), quant à elle, vient de communiquer deux aspects importants : " Les effets de la réduction des effectifs sur les pratiques d'enseignement sont limités " si des différences sont notées au cours de l'année de CP, elles tendent à disparaître en CE1. " La réduction des effectifs ne permet pas de réduire les écarts liés aux caractéristiques sociodémographiques de ces élèves. " Cependant, une analyse fine montre des différences : les enseignants consacrent moins de temps à gérer la classe et les élèves collaborent davantage. L'expérimentation va-t-elle se poursuivre ? Les auteurs invitent aussi à un travail de repérage des élèves de grande section pour lesquels on pressent des difficultés à venir. Faut-il pour autant s'enliser dans un déterminisme qui pourrait provoquer une grande inertie ou une tentation passéiste ou faut-il au contraire montrer que les approches pédagogiques différenciées, un approfondissement didactique de l'apprentissage de la lecture, un travail d'équipe, des relations de confiance avec les familles permettent de dépasser ces " A quoi bon ? "
Le rapport Tronçin, montrait que les pratiques des enseignants, pour prendre en charge les difficultés que peuvent rencontrer certains élèves, étaient plus importantes que l'effectif de la classe.Devons nous pour autant abandonner cette représentation autour de l'effectif de la classe ? Précisons que dans l'expérimentation conduite, les effectifs des classes sont d'environ 12 élèves ; la moyenne nationale des effectifs dans le premier degré se situe aux alentours de 23. Quelles sont nos réalités : des classes de CP à 20 ou à 30 élèves ? Le bon sens peut sans doute nous éclairer et chaque situation ne crée pas les mêmes impératifs. Par contre, dans le contexte actuel, paradoxal, de restrictions des moyens et de demandes de plus en plus individualisées, comment améliorer nos pratiques pédagogiques pour favoriser une dynamique commune dans les apprentissages et garantir une nécessaire individualisation ? Comment rendre visible et compréhensible le travail fourni pour les élèves quel que soit le contexte d'exercice ? Parce que vous êtes nombreux à essayer, à chercher, à mutualiser, il devient nécessaire de montrer que les enseignants ne sombrent pas dans une routine passéiste mais permettent au quotidien à leurs élèves d'apprendre à lire.
Vous souhaitez réagir ou témoigner d'un travail effectif de différenciation pédagogique, n'hésitez pas. www.sitecoles.org
1 - " L'impact de la taille des classes et de la ségrégation sociale sur la réussite scolaire dans les écoles françaises : une estimation à partir du panel primaire 1997". Thomas Piketty, 2004, EHESS, Paris-Jourdan. - " Les apports de la recherche sur l'impact du redoublement comme moyen de traiter les difficultés scolaires au cours de la scolarité obligatoire". Jean-Jacques Paul, Directeur de l'IREDU, Université de Bourgogne/CNRS, En collaboration avec Thierry Troncin Doctorant à l'IREDU N° 14, Décembre 2004 Rapport Jean-Jacques Paul et Thierry Troncin "Le traitement de la grande difficulté scolaire au collège et à la fin de la scolarité obligatoire". André Hussenet et Philippe Santana. Rapport André Hussenet et Philippe Santana 2 - " L'expérimentation d'une réduction des effectifs en cours préparatoires Note d'évaluation n° 05.03 d'avril 2005 |
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