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L’éducation des jeunes enfants en Europe |
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Une étude de la Commission européenne plaide pour un enseignement préprimaire de qualité.
[ Mots-clés : maternelle (préélémentaire) ]
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Glineur Véronique Formiris services nationaux 05-03-2009 |
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La Commission européenne "a fait de l’enseignement préprimaire un thème prioritaire pour la coopération entre les États membres en 2009-2010, en particulier en vue de promouvoir un accès équitable généralisé et de renforcer la qualité des cours et le soutien aux enseignants", rappelle Ján Figel (1). Le 16 février dernier, elle a rendu publique une étude (fichier au format PDF) consacrée à l’éducation et à l’accueil des jeunes enfants (EAJE) ainsi qu’aux mesures prises pour favoriser la participation des groupes sociaux les plus défavorisés. Conduite par le réseau Eurydice en 2006-2007, l’étude couvre les 30 pays du réseau, à l’exception de la Turquie.
En 2006, souligne le rapport, 87 % des enfants de quatre ans participaient à un enseignement préprimaire. Reste que les modèles et les systèmes d’éducation et d’accueil des enfants qui n’ont pas encore atteint l’âge de la scolarité obligatoire différent. Principaux critère de différenciation : l’âge à partir duquel les enfants sont accueillis, et le type de structures mises en place. L’étude distingue "deux grands modèles de structuration des offres d’EAJE" . Dans l’un, en vigueur dans les pays nordiques, "l’accueil de la petite enfance est organisée de manière intégrée". Il s’agit, explique l’étude "d’une structure unique pour tous les enfants en âge préscolaire, chaque établissement a une seule direction pour les enfants de tous les groupes d’âge, et les adultes responsables de l’organisation des activités éducatives ont généralement les mêmes qualifications et les mêmes échelles de salaires, quel que soit l’âge des enfants dont ils s’occupent". Dans l’autre modèle, les enfants de 0 à 3 ans d’une part et de 3 à 6 ans d’autre part sont accueillis dans structures distinctes. "Les qualifications du personnel, les exigences de qualité et le financement diffèrent entre ces deux niveaux". Ce modèle, qui est le plus répandu en Europe, a été adopté par la France. "Dans quelques pays, poursuivent les auteurs, ces deux modèles peuvent coexister". C’est le cas en Grèce, en Espagne, en Lituanie … Cette séparation entre les 0-3 ans et les 3-6 ans qui perdure dans la plupart des pays européens "ne repose sur aucune base scientifique", il est en conséquence "légitime de s’interroger sur les raisons d’organiser le système d’accueil et d’éducation des jeunes enfants en structures séparées selon que ceux-ci ont en-dessous ou au-dessus de trois ans".
Quant aux effets de l’enseignement préprimaire pour les "élèves présentant des désavantages découlant principalement de facteurs socio-économiques, culturels et/ou linguistiques", ils sont assurément positifs. " Il ne fait guère de doute que l’éducation préprimaire pour les enfants [à risques] peut contribuer de manière importante à réduire les désavantages éducatifs que connaissent ces enfants", soulignent les rapporteurs. Encore faut-il que certaines conditions soient réunies. Ainsi une formation de qualité dispensée à tout le personnel, l’implication des parents. Et la Commission d’en appeler à miser sur un enseignement préélémentaire de qualité, "offrant une bonne base pour l’enseignement et la formation tout au long de la vie et contribuant à réduire le fossé éducatif pour les enfants à risques".
Lire sur sitEColes : Rapports et études sur la maternelle.
1. Commissaire européen en charge de l’éducation, la formation, la culture et le multilinguisme.
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