La question des méthodes de lecture y a été longuement examinée. Selon les chercheurs, la méthode idéovisuelle qui repose sur la mémorisation visuelle du mot est à bannir, en raison de l'absence de travail sur la correspondance graphème-phonème. Les experts préconisent "de mener de front plusieurs apprentissages complémentaires, de combiner le travail sur le code et le travail sur le sens". Une liste de compétences pour un "bon" apprentissage a été dressée : une automatisation de la reconnaissance des mots et du code phono-graphique, une lecture à haute voix jusqu'en CM2, un travail sur la compréhension et une articulation avec la production d'écrits tout au long du primaire. Ce rapport propose également une série de mesures pour aider les élèves qui ont du mal à apprendre à lire. Un problème qui concerne 15 % des enfants. Tout d'abord, l'enseignant doit apprendre à l'enfant à corriger lui-même ses erreurs en lui proposant d'autres démarches. Il doit également "faire succéder des activités courtes ; segmenter les textes en phrases, les mots en syllabes, les syllabes en lettres et les lettres en graphèmes".
A l'issue de cette rencontre, les enseignants ont été encouragés à diversifier les méthodes selon les enfants.
(1) Conférence organisée par le Piref (Programme incitatif de recherche en éducation et formation). Le jury était présidé par l'historien Antoine Prost.
Dépêche de l'AEF, 16 décembre 2003. Le Monde - La Lettre de l'éducation, 5 janvier 2004, n° 436, pp. 1-2. Le Figaro, 18 décembre 2002, p. 10.
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