Sklerijenn (29)
Mon prénom a une histoire. Quel est ton nom ?
     
Existe-t-on quand on n'a pas de nom ? Peut-on savoir que l'on est, si personne ne peut vous appeler ? Un prénom, un nom, c'est ce qui donne une identité et par là permet d'entrer en relation. Comment aborder ce thème avec les enfants ?

[ Mots-clés : culture religieuse, éducation interculturelle ]
  Nicolas-Le Ru Marie-Jo
DDEC du Finistère
15-01-2003
Extrait de Sklerijenn, la revue de pastorale des DEEC du Finistère et des Côtes-d'Armor

Existe-t-on quand on n'a pas de nom ? Peut-on savoir que l'on est, si personne ne peut vous appeler ? Un prénom, un nom, c'est ce qui donne une identité et par là permet d'entrer en relation. Mais c'est aussi ce qui donne une origine et un avenir. Avoir un nom, c'est découvrir que l'on a commencé à vivre dans le désir de ses parents et que l'on est entré dans une histoire. De plus, ce prénom, ce nom, et bien d'autres détails, évitent de confondre deux êtres qui se rassemblent.

A quelle occasion aborder ce thème :
- parce qu'un enfant de la classe vient d'avoir un petit frère ou une petite sœur.
- parce que plusieurs enfants de la classe portent le même prénom ou qu'un enfant est seul à porter un prénom, ou qu'il ne l'aime pas, ce qui arrive.
- parce que l'on estime nécessaire de redire l'importance d'un prénom pour chaque être humain…
D'une histoire…
On pourra partir d'une « belle histoire » de Pomme d'Api : Fiston (n° 235, avril 1992) ou comment un petit garçon découvre que le mot affectueux par lequel son grand-père l'appelle ne suffit pas à lui donner un nom aux yeux de ses nouveaux camarades.
Rosalie, Sidonie, et Mélanie (n°170, novembre 1986) : des triplées qui se ressemblent comme des gouttes d'eau, cela peut mettre les autres (adultes et enfants) dans l'embarras. Mais il y a des signes qui ne trompent pas et permettent de distinguer chacune. C'est plutôt rassurant…
Conter ou raconter l'une ou l'autre de ces deux histoires
C'est selon son aisance.
Echanger, donner son avis sur l'histoire entendue et rechercher les occasions de la vie de la classe où nous appelons par le prénom, où nous sommes appelés par notre prénom.
Chanter
« Bonjour, comment vas-tu ? » (Mannick, « Comme un câlin »)
« Agathe court à quat'pattes » (M. : M. Vackenheim ; T. Charles Singer)
Jouer avec la musique des prénoms
Chuchoter, murmurer les prénoms des camarades de la classe…
Les dire avec netteté, avec impétuosité, avec calme, avec un ton moqueur, mais sans dérision…
Inviter les enfants à exprimer leur ressenti, leurs émotions selon les sentiments perçus dans l'intonation quand les parents, la maîtresse, les camarades les interpellent.
Mon prénom a une histoire
Tout prénom se rattache à une origine ou religieuse (juive, chrétienne, musulmane…) ou géographique (Bretagne, Irlande, Angleterre…) ou à la mode d'un moment…
On pourrait en cycle 1 (GS) et cycle 2 conduire ainsi les enfants à prendre conscience de leur enracinement.
Ecrire les prénoms sur des étiquettes de carton.
Les aider à constituer les différentes familles :
- les prénoms d'origine biblique : Ancien Testament : Raphaël, Samuel, Nathan, David, Rebecca, Sarah…
Nouveau Testament : Pierre, Paul, André, Marc, Etienne, Philippe, Marie, Jacques …
- les prénoms d'origine chrétienne : François, Dominique, Louis, Catherine, Thérèse…
- les prénoms d'origine musulmane : Rachid, Fatima, Zohra…
- les prénoms d'origine géographique : bretonne : Corentin, Guénolé, Gwendal, Erwann, Anne, Klervi…
anglaise : Kévin, Grégory…
russe : Natacha, Sonia, Boris, Olga, Ivan…
irlandaise : Sean, Maureen…
Conter l'histoire des personnages ou des saints dont on porte le prénom grâce à :
- Alison Jonas, Les Saints, éd. Bordas.
- Joseph Chardonnet, Le livre d'or des saints de Bretagne, éd. Coop. Breizh.
Dans ma famille, mon prénom est une tradition ou une nouveauté :
Si l'on a réalisé l'arbre généalogique de la famille, on pourra rechercher les prénoms qui s'inscrivent dans une lignée et ceux qui ouvrent une nouvelle tradition.
Demander à papa et maman ce qui les a conduits à donner ce prénom. Si l'on dispose de bracelets de maternité ou de naissance, les faire découvrir aux enfants et en expliquer le pourquoi.
Deux, trois enfants portent le même prénom dans la classe.
Rechercher avec la classe un certain nombre de différences qui permettent de dire que ces deux ou trois ne sont pas interchangeables et qu'ils ont des talents divers, même si tous les deux se prénomment Kévin ou Laura.
Jouer au loto des prénoms.
Réaliser des panneaux décoratifs
variés avec les prénoms de la classe.
… A l'autre
Lire Luc 1, 5-25 et 1, 57-66










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