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Quels partenaires solliciter pour les élèves à besoins spécifiques ? |
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Certains élèves demandent une aide extérieure, comment s’y prendre ? A qui s’adresser ?
[ Mots-clés : adaptation scolaire et scolarisation des enfants handicapés (ASH), difficulté scolaire, santé ]
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Poutoux Véronique Responsable de formation et formatrice ISP formation 20-03-2007 |
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Quand l’enseignant dans sa classe et avec l’équipe de cycle a tenté d’organiser des réponses pédagogiques pour un élève et que celles-ci ne suffisent pas, comment procéder ? A qui adresser les parents ?
La rencontre avec les parents Les praticiens du secteur libéral Les équipes pluridisciplinaires Les différentes approches dans les difficultés psychologiques et psychiques Les difficultés sociales
La rencontre avec les parents Si celle-ci est reconnue comme nécessaire dans le cadre du suivi de l’élève, quelques précautions demandent à être signalées. Il s’agit de ne pas proposer cette rencontre trop tôt. Notre inquiétude en tant qu’enseignant, peut provoquer pour les parents une angoisse bien grande et aggraver les difficultés. La rencontre se justifie lorsque nous avons déjà bien observé l’enfant et disposons d’un nombre important de faits précis, ce qui n’est pas la même chose que les jugements que nous pouvons avoir sur l’élève. D’autre part nous pourrons rendre compte des essais déjà réalisés en classe ou dans l’école pour tenter de prendre en compte les difficultés de l’élève. Lorsque ces précautions sont prises, il peut arriver qu’un bilan complémentaire médical soit nécessaire. La décision appartient aux parents. L’enseignant peut seulement proposer cette piste. L’interlocuteur qui est conseillé est le médecin traitant, de famille, le pédiatre ou encore le médecin du service de protection maternelle et Infantile (PMI).
Les praticiens du secteur libéral Le premier interlocuteur possible pour les familles est le médecin traitant ou pédiatre qui suit l’enfant. En fonction des difficultés rapportées par les parents, de l’observation et de l’examen clinique, il peut prescrire une ordonnance pour un bilan d’orthophonie. Pour des problèmes liés à la motricité, il peut conseiller une prise en charge par un psychomotricien. D’autres spécialistes peuvent être consultés : ophtalmologiste, médecin ORL qui à leur tour peuvent au regard des examens recommander des prises en charge. Par exemple la rééducation des problèmes de vision sera effectuée par l’orthoptiste et peut s’avérer très importante pour consolider la vision binoculaire indispensable pour apprendre à lire. Enfin, si un tableau d’ensemble est plus inquiétant, le médecin orientera alors la famille vers un service plus spécialisé.
Les équipes pluridisciplinaires Les consultations hospitalières sont réparties sur le territoire d’un département en fonction de thématiques et deviennent ainsi des centres ressources : par exemple pour les troubles du langage, l’adolescence, les troubles de la conduite, l’autisme. Ces consultations établissent des diagnostics complets car elles s’appuient sur des regards croisés de différentes spécialités. Une fois le diagnostic posé, des prises en charge vont être proposées sur place dans le cadre du service ; c’est le cas de certaines prises en charge en hôpital de jour, ou dans des services pour des problèmes de troubles alimentaires (surpoids). Dans ce cas, la scolarisation est proposée sur place mais le lien avec l’école d’origine est la plupart du temps maintenu. Les prises en charge thérapeutiques ou rééducatives peuvent aussi être effectuées par des spécialistes du secteur libéral qui restent en lien avec le service hospitalier. Des suivis peuvent aussi être proposés par les centres médico pédagogiques (CMP) dépendant du secteur hospitalier, ou des centres médico-psycho-pédagogiques (CMPP) qui sont des entités associatives bénéficiant de budgets de l’état. Les centres d’action médicale sociale précoces (CAMSP), sont spécialisés dans la prise en charge de jeunes enfants qui présentent des difficultés importantes. Ces centres sont souvent en lien avec les services de néo natalité des hôpitaux. Enfin les centres d’accueil thérapeutique à temps partiel (CATTP) prennent en charge des élèves présentant des troubles de comportement ou des difficultés psychiques, qui ne peuvent effectuer une scolarité à temps complet et pour lesquels un projet en lien avec la crèche, l’école ou le collège va se mettre en place. Vous trouverez un tableau reprenant ces différentes spécialités en fonction des difficultés rencontrées.
Les différentes approches dans les difficultés psychologiques et psychiques - L’approche analytique est issue de la psychanalyse. Elle est très fréquemment utilisée, particulièrement en France, lorsque se présentent des difficultés psychologiques ou psychiques. Les psychiatres, pédo-psychiatres l’utilisent et/ou l’associent à une démarche médicamenteuse. De même de nombreux psychologues, ou thérapeutes s’y référent. - L’approche comportementaliste est plus utilisée dans les pays anglo-saxons. C’est une démarche pragmatique qui cherche à rééduquer des comportements. Elle s’appuie sur l’idée qu’un comportement s’apprend ou peut aussi se désapprendre. Le renforcement positif du comportement attendu est très important ainsi que son explicitation. Les contrats de comportement proposés à certains élèves sont inspirés par cette approche. Cela peut très bien convenir à certains mais peut ne pas suffire car le symptôme manifesté cache autre chose. - Les thérapies systémiques considèrent chaque individu comme faisant partie d’un système. Les manifestations du sujet traduisent une difficulté pour l’individu mais aussi pour les systèmes avec lesquels il est en lien. Il s’agira donc de considérer la problématique globale. La difficulté pour les parents, et aussi pour les enseignants, c’est de savoir quelle est l’approche utilisée et si cela conviendra. Tous développent une relation d’aide basée sur l’écoute. - Enfin les traitements médicamenteux peuvent être une aide, par exemple pour certains enfants hyperactifs, la Ritaline peut apporter un soulagement à l’enfant et à son entourage. Mais ce n’est pas anodin et ces prescriptions répondent à un protocole spécifique et supposent un suivi régulier.
Les difficultés sociales Certains élèves vivent des situations familiales rendues difficiles par un environnement social défavorisé. Le contact avec ces familles peut être plus difficile encore car elles éprouvent un sentiment de honte et ne savent pas toujours à qui s’adresser. L’école peut informer le Conseil général des faits qui sont préoccupants : défauts d’hygiène, fatigabilité de l’enfant. Une grande prudence est nécessaire mais une inquiétude partagée par plusieurs membres de l’équipe en respectant la vie privée de l’enfant, peut conduire le chef d’établissement à rencontrer la famille et à proposer une aide des services sociaux des mairies ou du Conseil général.
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