Textes à méditer : Noël
     
La nuit ne serait jamais que nuit ; Si Noël c'est la paix ; Dites, c'était vrai ; Étoiles ; Qui es-tu donc ? Un enfant bientôt ; Si notre plus grand besoin avait été... ; La gratuité d'un amour ; le quatrième roi ; L'étoile de Noël ; Les trois arbres ; C'est le temps de la fête de Noël ; Apprends-nous à attendre ; Le chant des bergers ; Prière de Noël ; Jésus, toi qui es né dans une étable ;

[ Mots-clés : culture religieuse, prière ]
  Textes à méditer
12-12-2007

1. La nuit ne serait jamais que nuit
2. JSi Noël c'est la paix
3. Dites, c'était vrai
4. Etoiles
5. Qui es-tu donc ?
6. Un enfant bientôt
7. Si notre plus grand besoin avait été
8. Le quatrième roi
9. L'étoile de Noël
10. Les trois arbres
11. La gratuité d'un amour
12. C'est le temps de la fête de Noël !
13. Apprends-nous à attendre
14. Le chant des bergers
15. Prière de Noël
16. Jésus, toi qui es né dans une étable

1. LA NUIT NE SERAIT JAMAIS QUE NUIT

La nuit ne serait jamais que nuit
si le cri d’un tout-petit ne l’avait désarçonnée.
Les ténèbres ne seraient jamais que ténèbres
si la lumière ne s’était risquée à les découdre.
Le malheur ne serait jamais que malheur
si un visage n’en avait partagé la lourdeur.

Noël, une mémoire qui enfante l’histoire
Une promesse ourlée à la détresse
Une parole à l’aplomb du monde
Pour ouvrir une faille
Pour éclairer la paille
Pour inciter aux semailles
Dieu en l’humain est toujours possible
pour qui accueille sa fragilité comme un berceau !

Francine Carrillo, pasteur protestante


2. SI NOËL C'EST LA PAIX

Si Noël c’est la Paix, la Paix doit passer par nos mains.
Si Noël c’est la Lumière, Dieu la met dans nos cœurs pour la porter aux autres.
Si Noël c’est la Justice, nous devons en être les instruments.
Si Noël c’est l’Espérance, elle doit briller dans nos yeux.
Si Noël c’est la Joie, elle doit nous aider à comprendre la souffrance des autres.
Si Noël c’est la Liberté, elle doit nous porter au respect.
Si Noël c’est la Vérité, elle doit faire partie de notre vie.

Des jeunes Haïtiens


3. DITES, C'ÉTAIT VRAI

Dites, dites, si c'était vrai
S'il était né vraiment à Bethléem, dans une étable
Dites, si c'était vrai
Si les rois Mages étaient vraiment venus de loin, de fort loin
Pour lui porter l'or, la myrrhe, l'encens
Dites, si c'était vrai
Si c'était vrai tout ce qu'ils ont écrit Luc, Matthieu
Et les deux autres,
Dites, si c'était vrai
Si c'était vrai le coup des Noces de Cana
Et le coup de Lazare
Dites, si c'était vrai
Si c'était vrai ce qu'ils racontent les petits enfants
Le soir avant d'aller dormir
Vous savez bien, quand ils disent Notre Père, quand ils disent Notre Mère
Si c'était vrai tout cela
Je dirais oui
Oh, sûrement je dirais oui
Parce que c'est tellement beau tout cela
Quand on croit que c'est vrai.

Jacques Brel


4. ÉTOILES

Tu me dis, Seigneur :
"Donne à chacun le droit au pain et au respect,
et tu seras une étoile de partage !"

Tu me dis, Seigneur :
"Comble les ravins de haine et de jalousie qui séparent les vivants,
et tu seras une étoile de pardon !"

Tu me dis, Seigneur :
"Annonce que tout vivant, de n'importe quel pays, de n'importe quel péché, de n'importe quelle intelligence, de n'importe quel travail, de n'importe quelle religion, est l'enfant précieux de Dieu, de la même famille que toi,
et tu seras une étoile d'accueil !"

Fais de nous des étoiles, Seigneur,
des étoiles si brillantes dans le noir de la terre
Qu'on y trouve ton sourire d'amour
éclairant tous les habitants de la terre !

Albert Hari et Charles Singer - Le signe


5. QUI ES-TU DONC ?

Petit cadeau, qui es-tu donc ?
Derrière tous ces papiers que vais-je découvrir ?
J'ai très envie de le savoir.

Petit Jésus, qui es-tu donc ?
Couché dans ton berceau, tu souris et tu attends.
J'ai très envie de te connaître.

Seigneur Jésus, qui es-tu donc ?
Tu es le plus beau cadeau de Noël, tu es l'ami de tous le jours,
Tu es la tendresse de Dieu.

Extrait de « Premiers pas vers Dieu » - Ed. Tardy


6. UN ENFANT BIENTÔT

Depuis bientôt neuf mois, l'enfant attend,
caché au creux du ventre de sa mère.
Depuis neuf mois, il se nourrit de sa chaleur et de sa tendresse.
Il sent vibrer ses moindres paroles.
Depuis bientôt neuf mois, il attend d'être prêt pour naître.

Il ne sait pas encore que beaucoup l'attendent,
qu'ils se nourriront de sa chaleur et de sa tendresse,
qu'ils écouteront ses moindres paroles.
Il ne sait pas encore que beaucoup sont prêts
pour naître avec lui à la vie de Dieu.

Cet enfant, bientôt, on l'appellera Jésus.

Benoît Marchon dans "Poèmes pour prier"- Ed. du Centurion


7. SI NOTRE PLUS GRAND BESOIN AVAIT ÉTÉ

Si notre plus grand besoin avait été la formation,
Dieu nous aurait envoyé un enseignant.
Si notre plus grand besoin avait été la technologie,
Dieu nous aurait envoyé un ingénieur.
Si notre plus grand besoin avait été l'argent,
Dieu nous aurait envoyé un banquier.
Si notre plus grand besoin avait été le plaisir,
Dieu nous aurait envoyé un comédien.
Si notre plus grand besoin avait été la santé,
Dieu nous aurait envoyé un médecin.
Mais notre plus grand besoin était le pardon,
Alors Dieu nous a envoyé un Sauveur.

Texte anonyme


8. LE QUATRIÈME ROI

Les sages de l'Orient apportèrent l'or, l'encens et la myrrhe pure. Une vieille légende raconte que lorsqu'ils déposèrent leurs trésors, l'enfant ne voulut pas sourire. Marie était très honorée par l'encens, qui brûlait comme elle l'avait vu brûler dans le temple de Jérusalem, et, les yeux pleins de larmes, elle cacha la myrrhe dans son sein. Mais l'enfant ne tendit pas ses petites mains vers l'or éclatant ; la fumée fit tousser ses petits poumons ; il se détourna de la myrrhe et embrassa les larmes dans les yeux de sa mère.

Les trois saints rois se relevèrent et prirent congé, avec le sentiment de gens qui n'ont pas été appréciés selon leur mérite. Mais quand la tête et le cou de leurs dromadaires eurent disparu derrière les montagnes, quand le dernier tintement de leur harnais eut expiré sur la route de Jérusalem, alors parut le quatrième roi. Il apportait de Perse trois perles précieuses. Mais il arrivait trop tard, les autres rois étaient partis. Il arrivait trop tard… et les mains vides… il n'avait plus de perles !

Il ouvrit lentement les portes de l'étable sainte où se trouvaient le Fils de Dieu, la Mère de Dieu et le père nourricier de Dieu. Le jour tombait, l'étable devenait sombre ; une légère odeur d'encens flottait encore… Joseph retournait la paille de la crèche pour la nuit, l'Enfant Jésus était sur les genoux de sa mère. Elle le berçait doucement.

Lentement, en hésitant, le roi de Perse s'avança puis il se jeta aux pieds de l'Enfant et de sa mère. Lentement, en hésitant, il commença à parler.
"Seigneur, dit-il, j'avais une offrande pour toi, trois perles précieuses, grosses comme un œuf de pigeon, trois vraies perles de la Mer Persique. Je ne les ai plus.

Je suis venu à part des trois autres rois. Ils marchaient devant moi sur leurs dromadaires ; je suis resté en arrière dans une hôtellerie sur le bord du chemin. J'eus tort... Quand j'entrais dans la salle des voyageurs, j'aperçus un vieillard tremblant de fièvre, étendu sur le banc du poêle. Nul ne savait qui il était. Sa bourse était vide ; il n'avait pas d'argent pour payer le médecin et les soins qui lui étaient nécessaires. Seigneur, pardonne-moi, j'ai pris une perle de ma ceinture et l'ai donnée à l'aubergiste, pour qu'il lui procurât un médecin et lui assurât les soins et, s'il mourait, une tombe en terre bénie.

Le lendemain je repartis. Je poussais mon âne autant que possible pour rejoindre les trois autres rois. Soudain j'entendis des cris venant d'un fourré. Je sautai de ma monture et trouvai des soldats qui s'étaient emparés d'une jeune femme et s'apprêtaient à lui faire violence. Ils étaient trop nombreux, je ne pouvais songer à me battre avec eux. Oh ! Seigneur pardonne-moi encore une fois, je mis la main à la ceinture, pris ma seconde perle et achetai sa délivrance. A présent il ne me restait plus qu'une perle, mais au moins je voulais te l'apporter, Seigneur !

Il était plus de midi. Avant le soir je pouvais être à Bethléem à tes pieds. Alors je vis une petite ville à laquelle les soldats d'Hérode avaient mis le feu. Je m'approchai et trouvai les soldats d'Hérode tuant tous les garçons de deux ans et au-dessous. Près d'une maison en feu, un grand soldat balançait un petit enfant nu qu'il tenait par une jambe. L'enfant criait et se débattait. Le soldat disait : " Maintenant, je le lâche et il va tomber dans le feu. Il fera un bon rôti de cochon. " La mère poussa un cri perçant. Seigneur, pardonne-moi ! Je pris ma dernière perle et la donnai au soldat pour qu'il rendît l'enfant à sa mère. Seigneur, c'est pourquoi me voilà les mains vides. Pardonne-moi, pardonne. "

Le silence régna dans l'étable quand le roi eut achevé sa confession. Pendant un instant il resta le front appuyé contre le sol ; enfin il osa lever les yeux. Joseph avait fini de retourner la paille et s'était approché. Marie regardait son fils qui était contre son sein. Dormait-il ? Non. L'Enfant-Jésus ne dormait pas. Lentement, il se tourna vers le roi de Perse. Son visage rayonnait ; il étendit ses deux petites mains vers les mains vides. Et l'Enfant-Jésus sourit.

D’après « Le quatrième Roi Mage » de Joannes Joergensen
Edition du Seuil, 1961, p.63-67



9. L'ÉTOILE DE NOËL

Il y a très longtemps, dans un village perdu au creux d’une vallée, vivait un homme si méchant et si dur que les enfants du village l’avaient surnommé "Cœur de pierre". Sa maison était la dernière du village et ses volets étaient toujours clos. Quand l’hiver arrivait, il passait ses journées à compter l’argent que ses récoltes lui avaient rapporté. Seule une bougie éclairait ses pièces d’or ; le reste de la maison était plongé dans l’obscurité. Tout le monde fuyait "Cœur de pierre". Les oiseaux ne chantaient jamais au-dessus de sa maison. Même la neige semblait hésiter à déposer ses blancs flocons.

La veille de Noël arriva. Au village, toutes les rues étaient illuminées. Le soir, malgré la neige et le froid, les enfants voulurent aider leurs parents à décorer le grand sapin qui trônait sur la place. Ils attendaient avec impatience le moment où ils verraient l’étoile scintiller au sommet de l’arbre. Soudain, l’étoile fut là, belle et lumineuse. « Oh ! dirent les enfants, que c’est beau ! » Les façades des maisons se mirent à briller. Les cinq branches de l’étoile s’étiraient pour rayonner davantage encore, tant et tant que leurs rayons se faufilèrent entre les volets de la maison de "Cœur de pierre". Ebloui, il hurla : "Mais que se passe-t-il donc ?" La lumière éclairait ses murs gris. "Mon Dieu, que ma maison est triste ! ", se dit-il.

"Cœur de pierre" s’aperçut alors que personne n’y venait jamais et que son argent ne lui servait à rien. Il se mit à pleurer. Cela ne lui était jamais arrivé. A ce moment-là, il entendit des pas dehors. Guidés par l’étoile, les enfants venaient le voir, un peu inquiets. Lorsqu’ils poussèrent la porte de sa maison, ils découvrirent des larmes dans les yeux de celui qu’ils appelaient "Cœur de pierre".
L’homme avait levé la tête. Il lui semblait que c’était la première fois qu’il voyait ces enfants. Il les invita à entrer. Alors, l’étoile se retira doucement pour aller éclairer d’autres maisons tristes.
Mais l’homme garda en lui cette lumière. Le lendemain matin, tous les gens du village trouvèrent une pièce d’or devant leur porte. Et quand l’homme revint chez lui, il entendit les oiseaux qui chantaient pour lui au-dessus de sa maison.


10. LES TROIS ARBRES

Il était une fois, en haut d’une montagne, trois petits arbres qui rêvaient à ce qu’ils voudraient devenir quand ils seraient plus grands.
Le premier regarda les étoiles qui brillaient comme des diamants au-dessus de lui. "Je veux abriter un trésor, dit-il. Je veux être recouvert d’or et rempli de pierres précieuses. Je serai le plus beau coffre à trésor du monde".
Le deuxième arbre regarda le petit ruisseau qui suivait sa route vers l’océan. "Je veux être un grand voilier, dit-il. Je veux naviguer sur de vastes océans et transporter des rois puissants. Je serai le bateau le plus fort du monde".
Le troisième petit arbre regarda dans la vallée au-dessous de lui et il vit la ville où des hommes et des femmes s’affairaient. "Je ne veux jamais quitter cette montagne, dit-il. Je veux pousser si haut que lorsque les gens s’arrêteront pour me regarder, ils lèveront les yeux au ciel et penseront à Dieu. Je serai le plus grand arbre du monde".

Les années passèrent. Les pluies tombèrent, le soleil brilla et les petits arbres devinrent grands. Un jour, trois bûcherons montèrent dans la montagne.
Le premier bûcheron regarda le premier arbre et dit : "C’est un bel arbre. Il est parfait". En un éclair, abattu d’un coup de hache, le premier arbre tomba. "Maintenant, je vais être un coffre magnifique, pensa le premier arbre. J’abriterai un merveilleux trésor".
Le deuxième bûcheron regarda le deuxième arbre et dit : "Cet arbre est vigoureux. Voilà ce qu’il me faut". En un éclair, abattu d’un coup de hache, le deuxième arbre tomba. "Désormais, je vais naviguer sur de vastes océans, pensa le deuxième arbre. Je serai un grand navire digne des rois".
Le troisième arbre sentit son cœur flancher quand le bûcheron le regarda. "N’importe quel arbre me conviendra", pensa-t-il. En un éclair, abattu d’un coup de hache, le troisième arbre tomba.
Le premier arbre se réjouit lorsque le bûcheron l’apporta chez le charpentier, mais le charpentier était bien trop occupé pour penser à fabriquer des coffres. De ses mains calleuses, il transforma l’arbre en mangeoire pour animaux. L’arbre qui avait été autrefois très beau n’était pas recouvert d’or ni rempli de trésors. Il était couvert de sciure et rempli de foin pour nourrir les animaux affamés de la ferme.
Le deuxième arbre sourit quand le bûcheron le transporta vers le chantier naval, mais ce jour-là, nul ne songeait à construire un voilier. A grands coups de marteau et de scie, l’arbre fut transformé en simple bateau de pêche. Trop petit, trop fragile pour naviguer sur un océan ou même sur une rivière, il fut emmené sur un petit lac. Tous les jours, il transportait des cargaisons de poissons morts qui sentaient affreusement fort.
Le troisième arbre devint très triste quand le bûcheron le coupa pour le transformer en grosses poutres qu’il empila dans la cour. "Que s’est-il passé ? se demanda l’arbre qui avait été autrefois très grand. Tout ce que je désirais, c’était rester sur la montagne en pensant à Dieu".
Beaucoup de jours et de nuits passèrent. Les trois arbres oublièrent presque leurs rêves. Mais une nuit, la lumière d’une étoile dorée éclaira le premier arbre au moment où une jeune femme plaçait son nouveau-né dans la mangeoire. "J’aurais aimé pouvoir lui faire un berceau", murmura son mari. La mère serra sa main dans la sienne et sourit tandis que la lumière de l’étoile brillait sur le bois poli. "Cette mangeoire est magnifique", dit-elle. Et soudain, le premier arbre sut qu’il renfermait le trésor le plus précieux du monde.
D’autres jours et d’autres nuits passèrent, mais un soir, un voyageur fatigué et ses amis s’entassèrent dans la vieille barque du pêcheur. Tandis que le deuxième arbre voguait tranquillement sur le lac, le voyageur s’endormit. Soudain, l’orage éclata et la tempête se leva. Le petit arbre trembla. Il savait qu’il n’avait pas la force de transporter tant de monde en sécurité dans le vent et la pluie. Le voyageur s’éveilla. Il se leva, écarta les bras et dit : "Paix". La tempête se calma aussi vite qu’elle était apparue. Et soudain, le deuxième arbre sut qu’il transportait le roi des cieux et de la terre.
A quelque temps de là, un vendredi matin, le troisième arbre fut fort surpris lorsque ses poutres furent arrachées à la pile de bois oubliée. Transporté au milieu des cris d’une foule en colère et railleuse, il frissonna quand les soldats clouèrent sur lui les mains d’un homme. Il se sentit horrible et cruel. Mais le dimanche matin, quand le soleil se leva et que la terre toute entière vibra d’une joie immense, le troisième arbre sut que l’amour de Dieu avait tout transformé. Il avait rendu le premier arbre beau. Il avait rendu le second arbre fort. Et à chaque fois que les gens pensaient au troisième arbre ils penseraient à Dieu. Cela était beaucoup mieux que d’être le plus grand arbre du monde.

Conte tiré des "Trois arbres" d’Angela Elwelle Hunt – Ed. Centurion, 1995


11. LA GRATUITÉ D'UN AMOUR

Jésus, là où Tu es né, au milieu de Joseph et de Marie, ta crèche n’était pas fermée.
Tout le monde pouvait entrer.
Jésus, quand Tu es né, Tu as voulu que tout le monde puisse venir Te voir
parce que Tu es venu pour tout le monde.

Avant que Tu ne naisses, Jésus, Joseph et Marie n’avaient trouvé
que des maisons aux portes fermées : fermées au secret de Dieu.
Ils ont trouvé ouverte une étable, une pauvre étable.
Mon cœur, il peut aussi être ouvert ou fermé pour aimer.
Mes mains, elles peuvent aussi être ouvertes ou fermées pour donner.
Ma vie, elle peut aussi être ouverte ou fermée pour faire vivre.

Aujourd’hui, Jésus, Tu ne nais plus dans une étable ;
mais Tu veux naître, dire le secret de Dieu,
dans toutes les maisons, dans tous les cœurs.
Tu veux déposer le baiser de Dieu sur tous les visages.
Tu veux des millions de crèches pour habiter le monde.
Tu veux des millions de cœurs pour donner ta paix sur la terre.
Tu veux de smillions de visages pour donner la paix de Dieu.
Tu veux des millions de Noëls pour donner ton Noël.
Ouvre les maisons fermées par la peur ou par la richesse.
Ouvre les cœurs fermés par le chagrin ou par l’égoïsme.
Ouvre les visages fermés par la colère ou par le manque d’amour.

Jésus, viens ouvrir nos sourires et nos lèvres,
viens ouvrir nos maisons et nos cœurs pour dire avec Toi :
Gloire à Dieu, notre Père !

Frère Élie Maréchal


12. C'EST LE TEMPS DE LA FÊTE DE NOËL

Heureux celui qui attend
De fêter son anniversaire :
Il se réjouit des cadeaux qu'il va recevoir,
Il écrit des cartes d'invitation pour rassembler
Tous ceux qu'il aime
Et partager avec un joyeux moment.

Heureux ceux qui attendent la venue d'un ami :
Ils se préparent et décorent la maison,
Ils guettent et restent éveillés,
Ils ouvrent leur cœur pour l'accueillir,
Ils le reçoivent et c'est la fête !

Heureux sommes-nous en ce temps de Noël :
Jésus naît au milieu des hommes !
C'est Dieu lui-même qui vient : quelle fête !
Préparons-nous à l'accueillir ! Réjouissons-nous !
C'est Noël ! C'est le temps de la fête !


13. APPRENDS-NOUS À ATTENDRE

Dieu
Tu as choisi de te faire attendre
Tout le temps d’un Avent.
Moi je n’aime pas attendre
Dans les files d’attente.
Je n’aime pas attendre mon tour.
Je n’aime pas attendre le train.
Je n’aime pas attendre pour juger.
Je n’aime pas attendre le moment.
Je n’aime pas attendre un autre jour.
Je n’aime pas attendre
parce que je n’ai pas le temps
et que je ne vis que dans l’instant.

Tu le sais bien d’ailleurs,
Tout est fait pour m’éviter l’attente :
les cartes bleues et les libres services,
les ventes à crédit
et les distributeurs automatiques,
les coups de téléphone
et les photos à développement instantané,
les télex et les terminaux d’ordinateur,
la télévision et les flashes à la radio…
Je n’ai pas besoin d’attendre les nouvelles :
elles me précèdent.

Mais toi Dieu
tu as choisi de te faire attendre
le temps de tout un Avent.
parce que tu as fait de l’attente
l’espace de la conversion,
le face à face avec ce qui est caché,
l’usure qui ne s’use pas.
L’attente, seulement l’attente,
l’attente de l’attente,
l’intimité avec l’attente qui est en nous
parce que seule l’attente
et que seule l’attention
est capable d’aimer.

Tout est déjà donné dans l’attente,
et pour toi, Dieu,
attendre
se conjugue Prier.

Jean Debruyne
Extrait de "Écoute Seigneur ma prière, Prier/DDB"



14. LE CHANT DES BERGERS

Pour cycles 1, 2 et 3.

Il était une fois un vieux berger qui aimait la nuit. Il connaissait bien les étoiles et savait leur nom.
Appuyé sur son bâton, le regard levé vers le ciel, le vieux berger se tenait en haut de la colline.
" Il va venir, disait-il.
- Quand viendra-t-il ? demandait son petit-fils.
- Bientôt ! "
Les autres bergers riaient.
"Bientôt ! … C'est ce que tu répètes depuis des années ! "
Mais le vieux berger ne les écoutait pas. Une seule chose le troublait : le doute qu'il voyait poindre dans les yeux de son petit-fils.
Et quand lui mourrait, qui donc redirait aux plus jeunes ce que les prophètes avaient annoncé depuis toujours ? Ah ! s'il pouvait venir bientôt !
Son cœur était tout rempli de cette attente.

" Portera-t-il une couronne en or ? demanda soudain le petit-fils, interrompant le vieux berger dans ses pensées.
- Oui !
- Et une épée d'argent ?
- Oui !
- Et un manteau de pourpre ?
- Oui, oui !"
Et le petit-fils semblait heureux.
Le jeune garçon était assis sur un rocher et jouait de la flûte. Le vieux écoutait attentivement. La mélodie s'élevait simple et pure ; l'enfant s'exerçait jour après jour matin et soir. Il voulait être prêt lorsque le roi viendrait.
"Voudrais-tu aussi jouer pour un roi sans couronne, sans épée et sans manteau de pourpre ? demanda le berger.
- Non !" répondit son petit-fils.
Comment un roi sans couronne pourrait-il le récompenser pour son chant ? Il voulait de l'or et de l'argent ! Il voulait que les autres ouvrent de grands yeux et le regardent avec envie.
Le vieux berger était triste. Pourquoi donc promettait-il à son petit-fils ce que lui-même ne croyait pas ?
Sur les nuages, venant du ciel ? Depuis l'éternité ? Comme un enfant ? Pauvre ou riche ? Certainement sans couronne, sans épée, sans manteau de pourpre !
Et pourtant plus puissant que tous les autres rois. Comment ferait-il comprendre cela à son petit-fils ?
Une nuit apparurent dans le ciel les signes que le vieux berger attendait. Le ciel était plus lumineux que d'habitude et au-dessus de Bethléem brillait une grosse étoile. Les bergers virent alors des anges tout vêtus de lumière qui disaient : « N'ayez pas peur ! Aujourd'hui vous est né le Sauveur ! »
Le jeune berger se mit à courir au-devant de la lumière. Sous son manteau, tout contre sa poitrine, il sentait sa flûte.
Il arriva le premier et regarda l'enfant nouveau-né. Il reposait, enveloppé de langes, dans une crèche, une mangeoire pour les animaux. Un homme et un femme le contemplaient, tout heureux. Le grand-père et les autres bergers arrivèrent bientôt et tombèrent à genoux devant l'enfant.
Était-ce là le roi qu'on lui avait promis ? Non ! Ce n'était pas possible, ils se trompaient. Jamais il ne jouerait son chant ici ! Et déçu, tout rempli d'amertume, il s'en retourna et plongea dans la nuit. Il ne vit même pas les anges qui volaient au-dessus de l'étable.
Mais bientôt, il entendit l'enfant pleurer. Il ne voulait pas l'entendre, il se bouchait les oreilles et continuait sa route. Pourtant, les pleurs le poursuivaient et lui perçaient le cœur. N'y tenant plus, il rebroussa chemin.
Il vit alors Marie, Joseph et les bergers qui s'efforçaient de consoler l'enfant qui pleurait. Il ne pouvait plus résister ! Tout doucement, il tira sa flûte de dessous son manteau et se mit à jouer pour l'enfant. Et tandis que la mélodie s'élevait toute pure, l'enfant se calma et le dernier sanglot s'arrêta dans sa gorge. Il regarda le jeune berger et se mit à sourire. Et au même instant, celui-ci comprit dans son cœur que ce sourire valait tout l'or et tout l'argent du monde.

Texte de Max Bolliger "une légende du temps de l'Avent"


15. PRIÈRE DE NOËL

Doux enfant de Bethléem,
accorde-nous de communier
de toute notre âme
au profond mystère de Noël.

Mets dans le coeur des hommes cette paix
qu'ils recherchent parfois si âprement,
et que Toi seul peux leur donner.

Aide-les à se connaître mieux,
et à vivre fraternellement
comme les fils d'un même Père.

Découvre-leur Ta beauté,
Ta sainteté et Ta pureté.
Éveille dans leurs coeurs
l'amour et la reconnaissance
pour ton infinie bonté.

Unis-les tous dans Ta charité
et donne-nous Ta céleste paix.

Prier n°257 décembre 2003 Jean XXIII


16. JÉSUS, TOI QUI ES NÉ DANS UNE ÉTABLE

Jésus,
Toi qui es né dans une étable,
Protège tous ceux qui vivent dans la pauvreté
et au milieu des dangers.

Jésus,
Toi qui es né en voyage,
Protège tous ceux qui sont menacés
Et ceux qui n'ont pas de maison.

On t'a offert de l'or et les plus beaux cadeaux,
Protège aussi ceux qui ont tout
Et qui oublient de penser aux autres.

Tu as ramené sur la terre la lumière du ciel.
Laisse la lumière descendre sur nous en ce Noël.

Amen.

Cette prière a été composée par une classe de cours préparatoire de l'école Saint Philippe de Néri à Juan-les-Pins (Alpes-Maritimes) pour la quinzaine de Noël.

Pour une utilisation de ce texte avec les enfants, lire sur sitEColes :
- En marche vers Noël, cycle 1
- En marche vers Noël, cycle 2
- En marche vers Noël, cycle 3.

Quel est le véritable sens de Noël ?


























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