Les langues vivantes à l'école élémentaire vues par 3 étudiantes de CFP
     
Un réflexion sur les raisons de la mise en place des langues vivantes et la façon de les enseigner.

[ Mots-clés : programme d'enseignement, habilitation langues vivantes ]
  Cavrois Anne-Laure, Evrard Delphine, Montaigne Florence
étudiantes
DDEC Arras
23-03-2005
Après un échec dans les années 1970, l'enseignement précoce des langues vivantes (EPLV) est mis en place en 1989, suite à la loi d'orientation. Ce programme qui ne concernera que peu de classes, va progressivement s'orienter vers une initiation, qui semble déjà plus réaliste. Devant le nombre insuffisant d'enseignants compétents en langue, les moyens audiovisuels sont souvent utilisés. En 1995, le plan de l'enseignement à l'initiation aux langues étrangères (EILE) prendra la suite. C'est depuis cette période que le travail est devenu effectif et que nous avons réellement débuté une initiation. Qu'en est-il pour l'enseignement des langues vivantes actuellement ? Nous verrons les raisons qui poussent le Ministère de l'Education Nationale a instaurer les langues vivantes à l'Ecole, la pédagogie associée à cette discipline et les réalités dans les classes.

1. Les raisons de la mise en place des langues vivantes à l'école
Jack Lang met en place les langues à l'école dans les nouveaux programmes de janvier 2002. C'est la première fois que l'on parle d'apprentissage des langues vivantes dans les programmes.

Apprendre une langue étrangère dès le plus jeune âge
La décision de mettre en place un enseignement de deux langues vivantes dès le plus jeune âge part du constat que :
- l'enfant a une oreille musicale " qui est à son zénith au plus jeune âge " ;
- loin de nuire à la maîtrise du français, l'apprentissage de langues étrangères contribue à la découverte de la langue nationale et à mieux en comprendre la singularité et les similitudes avec les autres langues.
- Par ailleurs, dans une Europe plurilingue, c'est un signe d'ouverture susceptible de servir la place de notre langue à l'extérieur.
- C'est utile pour l'avenir professionnel de chacun
" Par conséquent, l'enseignement des langues vivantes est un besoin et une nécessité. Elle devient une discipline à part entière mise en place par des programmes, des objectifs des contenus et volumes horaires. Une évaluation sera effectuée régulièrement par les maîtres dans la logique d'une continuité de l'étude de la première langue vivante au collège. " extrait du discours de Jack Lang (2002).

La généralisation de la discipline " Langues vivantes " pour les trois cycles
Depuis 2002, l'ensemble du cycle 3 est concerné par cette discipline. Le CP puis le CE1 sont à leurs tours concernés en 2003 et en 2004. Donc l'enseignement devrait être obligatoire pour le cycle 2 et 3 depuis 2004.

Le cycle
Pendant le cycle 3, les maîtres s'engageront résolument dans l'enseignement d'une langue et pour la réalisation d'objectifs qui servent de socle à la poursuite de l'apprentissage en classe de sixième. Ces objectifs sont entre autres :
- la mise en place de connaissances linguistiques et culturelles
- développer l'écoute et la communication.

A la fin du cycle 3, les élèves devront avoir acquis le niveau A1 du cadre européen commun de référence pour les langues. : comprendre (dire et lire), parler et écrire la langue. Il faut reconnaître des mots, percevoir les graphèmes et phonèmes. Pour l'écrit, c'est de la copie et de la personnalisation de textes brefs.

Le cycle 2
Au cours du cycle 2, il s'agira, tout en favorisant le développement de leurs capacités auditives et phonatoires, d'ouvrir les élèves à l'altérité qui participe à l'éducation citoyenne. Elle se fera à travers la découverte des langues et cultures étrangères, la prise en compte de leur diversité, la valorisation des langues étrangères parlées dans les familles.

Le cycle 1
En ce qui concerne le cycle 1, dans le domaine " le langage au cœur des apprentissages " un premier contact avec une langue étrangère est valorisé. C'est une initiation. Il s'agit :
- D'éduquer l'oreille aux sonorités d'une langues (jeux, chants)
- D'acquérir des énoncés et faits culturels des pays concernés et de se familiariser avec la diversité
Pour donner un sens à l'enseignement des langues étrangères, les objectifs devront se concrétiser à travers des projets d'école.

Une éducation à la citoyenneté
L'enseignement des langues vivantes permet certes un apprentissage de connaissances linguistiques et culturelles mais elle permet aussi et surtout une éducation à la citoyenneté dans le prolongement du vivre ensemble.

C'est à dire que cette discipline permet d'abord à l'élève de construire sa propre identité. Ensuite, elle fait accepter la différence de culture, de religions et de mode de vie. Ce dernier point n'est pas à négliger car il permet de voir que " diversité " rime avec " atout " et " richesse ".

2. Comment enseigner les langues vivantes ?
Les professeurs des écoles habilités
Aujourd'hui, les séances d'apprentissage d'une langue étrangère à l'école primaire sont assurées par différents intervenants dont des professeurs des écoles ayant passé l'habilitation. Ce diplôme prend en compte les capacités linguistiques de l'enseignant dans la langue étrangère choisie, ainsi que sa pédagogie pour enseigner les notions-clés. Lorsque dans une école, un enseignant est habilité, il est très fréquent qu'il prenne en charge différentes classes pour le programme de langue vivante, lors d'échange de service. Cependant, dans beaucoup d'écoles il n'y a pas de professeur des écoles habilitées. Elles font alors appel à d'autres intervenants. Pour combler ce manque, François Fillon, le ministre de l'Education Nationale, projette d'instaurer l'épreuve de langue vivante obligatoire au concours de Professeur des Ecoles. Ainsi, les prochaines générations d'enseignants auront les qualifications voulues pour assurer eux-mêmes l'apprentissage d'une langue étrangère à leurs élèves.

Différentes pédagogies
Le jeu
L'enfant est, de façon naturelle, intéressé par le jeu. Les enseignants ont alors tiré parti de cet intérêt inné pour l'intégrer dans l'enseignement des langues étrangères à l'école primaire. On retrouve différents types de jeu comme les jeux de règles, les jeux d'imitation, les jeux de réflexion et de logique.

Les avantages
Cette pédagogie par le jeu amène certains avantages, il permet :
* de modifier le rythme d'un cours et de relancer l'intérêt des élèves
* d'apporter aux élèves un moment où ils s'approprient l'action
*de faire répéter et réutiliser de façon naturelle des structures, du vocabulaire
*d'améliorer les compétences de prononciation et de compréhension par une mise en situation
* d'obtenir une attention et une implication de l'ensemble des élèves
* de faire participer les élèves timides ou anxieux.
Mais le principal avantage du recours au jeu est la mise en place d'une communication d'élève à élève qui rompt avec le dialogue élève - professeur ou classe - professeur. Celui-ci est davantage directif et limite les échanges verbaux.
Les limites et les contraintes.
Malgré tous ses avantages, l'utilisation du jeu dans l'apprentissage d'une langue étrangère à l'école primaire comporte aussi des limites.
En effet, le recours au jeu ne peut être que ponctuel et ne peut pas représenter le mode de fonctionnement d'une séance entière. Lorsque l'enfant entre dans la situation de jeu, il est nécessaire qu'il ait déjà assimilés les notions à mobiliser. Dans le jeu, l'élève n'apprend pas d'éléments nouveaux mais mobilise ses connaissances et les met au service de l'activité. Ceci s'explique par le fait que l'enfant ne parvient pas à prendre du plaisir, qui est son objectif premier, et mémoriser en même temps. Ainsi, le jeu constitue un précieux outil pédagogique d'approfondissement et d'appropriation et on ne peut espérer l'utiliser pour introduire de nouvelles notions.
On remarque également que le jeu induit une certaine effervescence car les enfants s'investissent totalement. Cet état d'esprit peut amener certains élèves à recourir spontanément au français, ce qui gâche tout l'intérêt de l'activité. Il convient alors de fixer des règles de conduite dès le début et de donner éventuellement des formules, des phrases types correspondant au besoin d'expression de l'enthousiasme ou de la déception.

L'oral
L'école primaire constitue pour la plupart des élèves le premier contact avec une autre langue que la leur. Pour ces enfants qui apprennent pas à pas les rudiments du français lu, écrit et parlé, il semble plus adapté d'aborder une langue étrangère par l'oral avant l'écrit. Avant de proposer le texte d'une chanson, par exemple, il est plus bénéfique pour l'enfant qu'il prenne le temps de la chanter pendant plusieurs séances. Ainsi, il pourra bien percevoir les liens entre phonie et graphie, symboliser l'accentuation, le rythme et l'intonation grâce à la mémorisation de la chaîne orale correspondante. Il faut laisser aux élèves le temps de s'approprier oralement la langue. Pour cela, on mettra en place des situations d'apprentissage recréant une situation de communication en donnant aux élèves les moyens linguistiques de cette communication. Cependant, on observera qu'il est nécessaire que les activités de compréhension orale soient plus nombreuses en début d'apprentissage, et en début de séquence, pour laisser la place petit à petit aux activités d'expression. Afin que les séances de langue étrangère soient les plus bénéfiques possibles, il faut que l'enfant s'exprime énormément à l'oral. Toutefois, ceci est possible dès lors que la peur de se tromper est vaincue et que l'idée de perfection pour s'exprimer est combattue. Il faut montrer aux élèves qu'apprendre une langue étrangère n'est pas difficile. Ainsi, par exemple en anglais, pourquoi ne pas commencer par ce qui lie et rapproche nos langues plutôt que de démarrer par les " faux amis " ?

Le multimédia
Afin de motiver les élèves dans leur apprentissage d'une langue vivante, les outils du multimédia sont fortement utilisés. En effet, nouvelles technologies, audiovisuel,… tout est bon pour stimuler l'intérêt de l'élève. Pour les jeunes apprenants surtout, l'utilisation des nouvelles technologies entraîne un gain de motivation significatif. Le recours à l'image et au son, la richesse des contenus, la facilité d'utilisation et l'interactivité font que l'apprentissage se rapproche plus de la découverte et du jeu. Cependant, les Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Enseignement (TICE) ne peuvent pas remplacer totalement l'enseignant. En effet, la capacité d'analyse et l'interactivité du maître ne peuvent pas être dépassées par le multimédia.

Temps forts avec la culture du pays
Grâce à des images, des documents audiovisuels, des livres, des albums, des cartes postales, des timbres, la monnaie, … les élèves découvrent les particularités du pays :
- La gastronomie
- Les monuments
- La météo
- Les sports
- La vie publique : boîtes à lettres, bus, taxi, policiers,…
- La vie politique : Roi, Prince, Président, Premier ministre,…
En appui sur ces connaissances concernant la civilisation du pays, la classe peut mettre en place un projet pour un temps donné, par exemple une demi-journée, où elle vivra " à la manière de… ". Ainsi, une matinée britannique peut être programmée où l'on rencontrera le célèbre petit déjeuner anglais, très complet. Ou encore une après-midi africaine où l'on jouera du djembé et on réalisera un gâteau à la noix de coco. Pour que l'apprentissage de la langue étrangère soit significatif pour l'enfant, il faut qu'il s'imprègne de tout l'environnement qui va avec.

Le contact avec l'extérieur
Les élèves ont besoin de concrétiser leurs représentations du pays étranger en question. On peut ainsi, dans cette optique, organiser des sorties scolaires. Celles-ci revêtissent diverses formes : la visite de musées consacrés à la culture du pays, la découverte d'une ville particulière lors d'excursions, etc. Cette dernière est très enrichissante étant donné le contact direct avec les autochtones. Cependant, si la classe n'a pas l'occasion d'effectuer de sorties scolaires (pour diverses raisons), la concrétisation peut passer par le témoignage de parents d'élèves, originaires du pays étranger. Cette personne peut alors décrire sa vie dans son pays d'origine, ses coutumes, le contenu de son alimentation et l'illustrer en amenant des objets typiques.

Correspondance scolaire
La correspondance scolaire est un échange à long terme entre deux classes de plus ou moins même âge mais se situant dans deux pays différents. Les élèves de chaque classe apprennent alors la langue maternelle des élèves de l'autre classe. Cette correspondance peut s'effectuer par lettres manuscrites ou tapées à l'ordinateur, par internet, etc. Ceci permet aux élèves de chacune des deux classes d'approfondir leurs connaissances dans la langue apprise, du point de vue de l'écriture et de la compréhension, mais aussi d'avoir des informations concernant l'actualité de l'autre pays et donc de consolider leurs connaissances en civilisation.

Pratique de classe
Préliminaires à l'apprentissage d'une langue étrangère
Avant d'aborder l'apprentissage d'une langue vivante, il est nécessaire que l'enfant ait conscience qu'il existe d'autres langues que la sienne dans le monde. Ainsi, sous forme d'un libre échange entre les enfants, chacun apporte à la classe ses connaissances concernant un pays en particulier (coutume, langue, cuisine, …) Il peut même y avoir parmi la classe des élèves sachant parler une autre langue (provenant, par exemple, d'un environnement familial bilingue). Certains parents étrangers peuvent aussi venir présenter leur culture. Ainsi, ces différents temps contribuent à éveiller la curiosité de l'enfant sur ce qui est différent de son mode de vie et à l'engager dans l'apprentissage d'une langue étrangère.

L'enseignement d'une langue étrangère
Idéalement, l'enseignement d'une langue étrangère s'effectue tous les jours et à peu près à la même heure. Qu'il se fasse en groupe - classe ou en demi - groupe, le moment de langue vivante devient alors un rituel.
Afin de motiver au maximum les élèves, éveiller leur curiosité mais surtout faire en sorte que l'apprentissage d'une langue vivante soit un plaisir, il est nécessaire de proposer aux enfants des activités motivantes. Effectivement, pour mémoriser le mieux possible, voire parvenir à l'automatisation de certains comportements langagiers, l'enfant a besoin d'être intéressé par le sujet. Il faut alors que l'enseignant crée ses séances de langue vivante en fonction des centres d'intérêt de ses élèves. Cependant, le choix judicieux des sujets ne suffit pas à amener l'enfant vers l'apprentissage d'une nouvelle langue, il faut également que les activités soient ludiques. On retrouvera alors des petits jeux, des chansons, des histoires, des activités autour d'images, ou encore l'utilisation d'une marionnette qui ne parle et ne comprend que la langue étrangère en question. Idéalement, toute la séance devrait s'effectuer en langue étrangère, toutefois cette perspective est difficilement réalisable. En effet, afin que les consignes ou les règles du jeu soient bien comprises, l'enseignant a recours au français. Dans ce cas-là, la présence de la marionnette indique la nécessité d'une communication en langue étrangère, tandis que son absence (lorsqu'elle est cachée derrière le dos de l'enseignant) marque la possibilité du recours au français. Ainsi, l'enfant parvient bien à faire la distinction entre les moments de langue étrangère et les moments de français.

3. Les réalités des langues vivantes à l'école
La volonté de diversification des langues vivantes que l'on retrouve dans les textes officiels est loin d'être une réalité sur le terrain. Instaurée par Jack Lang, cette dernière a malheureusement échoué face à l'ascension irrésistible de l'anglais. Certes une modeste diversification a été amorcée dans les écoles, puisque à l'école primaire, 79,8% des élèves étudient l'anglais et 15,2% l'allemand. Viennent ensuite l'espagnol (2,4%) et l'italien (1,3%). Mais l'anglais reste toujours omniprésent. En effet, le choix de la langue vivante est effectué par les parents. Ces derniers choisissent en général en fonction des langues vivantes proposées en 6e dans le collège du secteur, et s'orientent généralement vers l'anglais qui est la langue de l'entreprise et celle de l'avenir dans notre société informatisée. L'enseignement d'autres langues que l'anglais est actuellement problématique. Heureusement, certains militants parviennent à enseigner d'autres langues dans les écoles à force d'entêtement, de persuasion et de brio pédagogique. Il arrive aussi que certaines écoles imposent une langue, les parents n'ayant alors plus leur mot à dire.
Cet engouement pour l'anglais explique les difficultés rencontrées dans la mise en place des cours de langue à l'école élémentaire. Les enseignants d'anglais, très sollicités au cycle 3, ne peuvent faire face à la demande. De ce fait, tous les cours ne sont pas assurés par des professeurs des écoles. La situation est très contrastée selon les académies. Ainsi certaines arrivent péniblement à organiser des cours pour l'ensemble des CM2 alors que d'autres les ont généralisés à tous les niveaux.
Le manque de professeurs des écoles compétents en langue se fait sentir. On leur demande de maîtriser une langue étrangère à l'oral (ce qu'on appelle " l'oral de communication "), alors que l'essentiel de leur formation en langue a été de l'écrit. De plus l'oral reste ce qu'il y a de plus difficile à maîtriser dans une langue. L'enseignement des langues vivantes est donc confié à divers personnels " linguistes " :
- Les enseignants du 1er degré habilités qui sont soit les professeurs des écoles sortant de l'IUFM titulaires d'un diplôme de langue vivante étrangère, soit des maîtres itinérants compétents, consacrant tout ou partie de leur service à cet enseignement.
- Les enseignants du 2nd degré.
- Les assistants étrangers (ils n'ont pas la responsabilité d'une classe entière).
- Les intervenants extérieurs agréés (intervenants municipaux et vacataires contractuels).
- Aides éducateurs justifiant d'une compétence en langue et assistant les autres personnels qui dispensent cet enseignement, en particulier dans les ateliers de langue utilisant les TICE.

L'expérience montre que, pour durer, l'enseignement d'une langue étrangère a besoin d'être prise en charge par les enseignants du 1er degré. Face au manque de professeurs des écoles aptes à enseigner les langues, des inspecteurs ont recruté des parents d'origine étrangère. Dans certaines académies, on a repéré des enseignants ayant un fort potentiel en langue, et on les a formés au niveau pédagogique et didactique afin qu'ils puissent être des personnes ressources sur leur établissement ou leur circonscription. Pour les instituteurs déjà en poste, plus de 10% des journées de formation continue proposées sont consacrées aux langues vivantes (maîtrise et pédagogie propre à la langue).
Aujourd'hui, instituteurs et professeurs des écoles couvrent 50% des besoins, le reste étant assuré à hauteur de 25% par des professeurs volontaires du secondaire et pour 25 % par des intervenants.
Au manque d'enseignants en langue se rajoute le manque de matériel pour lesquels les écoles se tournent généralement vers les municipalités.
Face à ce manque de professeurs habilités, une grande hétérogénéité se créée dans le niveau des élèves en 6ème, bien plus qu'avant. L'apprentissage qui est censé avoir lieu pendant les trois années de primaire n'est en fait qu'une initiation. Trop de professeurs du 2nd degré remarquent que " rien n'a vraiment changé ces dernières années " ou qu'ils doivent " recommencer à zéro avec les élèves en 6ème ".
Face à ce problème, des réunions entre les professeurs de 6ème et les maîtres de CM2 sont organisées afin que puissent être prises en compte les compétences et savoirs acquis dans le 1er degré.
Dans son projet de réforme, François Fillon propose que soit choisie dès le CE1 une langue vivante qui fera partie du " socle commun " de connaissances à maîtriser afin de pouvoir commencer une 2nde langue vivante dès la 5ème.
Conclusion
Pour conclure, malgré les efforts, les langues vivantes à l'école primaire restent un point sensible. Elles sont pourtant bien inscrites dans les trois cycles mais il existe des disparités entre les différentes régions de France. Bien que les enseignants aient à leur disposition une pédagogie variée, les limites matérielles et humaines se font toujours sentir. Le plurilinguisme reste à conquérir.
Dans la loi d'orientation à venir, François Fillon envisage de faire des langues vivantes une priorité à l'école élémentaire en l'inscrivant dans son " socle commun ". La diversité des langues enseignées est toujours une volonté. Espérons que les propositions du Ministre seront appliquées dans les établissements.


Site réalisé par le Pôle multimédia de Formiris - Informations légales