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La Sieste en maternelle |
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" La sieste est-elle obligatoire en maternelle ? En quelle section ? Quelle durée ? ". Il n'existe pas de réponses directes à ces questions. Il s'agit de s'adapter aux besoins des enfants.
[ Mots-clés : santé, rythme scolaire, cycle des apprentissages fondamentaux (cycle 2), aménagement de l'espace, maternelle (préélémentaire) ]
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Crépy Sylvie Unapec 12-10-2004 |
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Les programmes de l'école maternelle de 2002 - BO Hors série n°1 du 14 février 2004 -indiquent : " L'organisation du temps respecte les besoins et les rythmes biologiques des enfants tout en permettant le bon déroulement des activités et en facilitant leur articulation. La durée des séquences est adaptée à la difficulté des situations proposées autant qu'à l'âge des enfants concernés. Les moments exigeant une attention soutenue alternent avec d'autres plus libres, les ateliers avec les regroupements, les travaux individuels avec les activités nécessitant échange ou coopération. L'accueil, les récréations, les temps de repos et de sieste, de goûter ou de restauration scolaire sont des temps d'éducation. Ils sont organisés et exploités dans cette perspective par ceux qui en ont la responsabilité. "
Le document d'accompagnement des programmes " Pour une scolarité réussie des tout-petits " publié par le ministère de l'Education Nationale (disponible sur eduscol.education.fr/ etcndp.fr) précise : " S'il fait la sieste à l'école, il ne dormira plus le soir ? " " Le tout-petit a besoin de nombreuses heures de sommeil (plus de douze heures quotidiennes). La sieste doit lui être proposée en début d'après-midi : il dormira le temps qui lui est nécessaire, sans que cela porte préjudice au sommeil de la nuit, contrairement à ce que croient certains parents. Un enfant fatigué au cours de la journée doit aussi pouvoir se reposer, quelle que soit l'heure. Cela suppose que l'école qui reçoit des enfants de deux ans soit équipée à cet effet. " (p. 7) Où faire la sieste? " Avoir une véritable salle de repos permanente proche du lieu de vie des tout-petits. " (p. 20) " Le dortoir reste réservé au repos. " (p. 22) Ce n'est pas une salle polyvalente ! Et pour les " endormis du matin " … " Il n'est donc pas inutile de prévoir un " coin rêverie ", pour les tout-petits qui ne sont pas prêts à 8H30 ou 9H00 à entrer véritablement dans les contraintes de la vie collective et des activités scolaires. Ils peuvent trouver là le moyen de s'isoler encore un peu et même de somnoler jusqu'à ce qu'ils soient véritablement prêts à s'engager dans la journée scolaire. " (p. 24) A quel moment ? Dans un exemple d'organisation, il est dit : " La sieste est intégrée au temps d'interruption des classes entre 11H30 et 13H30 (La plupart des enfants mangent au restaurant scolaire) " (p. 22). Dans un autre exemple : " 13H20 : installation pour la sieste des enfants qui ne mangent pas à la cantine. Accueil échelonné (moment important pour faire acquérir aux enfants les règles de la vie en groupe : respect des autres, calme, silence, etc.) " (p. 23) " La sieste organisée dans l'école, pour les enfants qui ont déjeuné à la cantine, doit être située au plus près possible du repas. En effet, pendant la digestion, l'essentiel de l'activité physiologique du tout jeune enfant est détourné vers cette fonction essentielle à sa santé et il serait absurde, au même moment, de le pousser à des jeux animés ou à des courses dans la cour de récréation. Les enfants doivent avoir un " endormissement " calme, dont le rituel est parfaitement établi. Là, aussi, la maîtresse et l'ATSEM sont des éléments de référence." (p. 25) Dans quelle tenue ? " Les enfants sont déshabillés (on ne dort pas avec sa robe ou son pantalon), leurs vêtements sont regroupés (dans une corbeille par exemple.) " (p. 25) Qui surveille ? " La surveillance de la sieste peut être assurée par une ATSEM libérant ainsi l'enseignant, soit pour des activités décloisonnées avec d'autres classes si tous ses élèves dorment, soit pour des ateliers ou des activités en petits groupes si une partie de ses élèves ne dort pas. Dans certains cas, l'enseignant ne peut se départir de la surveillance de la sieste. Il peut, toutefois, organiser celle-ci de manière à s'occuper à la fois de ceux qui ne dorment pas (pour des activités silencieuses et calmes) et surveiller ceux qui dorment. " (p. 25) Pour ceux qui mangent chez eux. " Certains d'entre eux peuvent avoir besoin, au moins provisoirement, de ne pas revenir à l'école l'après-midi. Ils peuvent être repris soit par les parents, soit par une assistante maternelle qui leur permettra de mener une vie plus calme dans un milieu plus intime. Ils peuvent aussi bénéficier, hors de l'école, d'un moment de sieste plus confortable et plus long. S'ils se réveillent assez tôt, on peut imaginer qu'ils reviennent à l'école (l'heure en est déterminée avec la maîtresse). Tout est modulable dans le courant de l'année, au fur et à mesure que l'enfant grandit, et que le rythme de vie change. " (p. 25) Il ne veut pas dormir ! " Le refus de la sieste ou de la nourriture ne sont pas en tant que tels des signes de souffrance. La sieste ne doit pas être imposée : un enfant fatigué s'endormira s'il se sent en confiance. S'il n'y parvient pas, il importe d'en informer les parents pour qu'ils en tiennent compte dans la durée de sommeil journalier dont l'enfant a besoin. " (p. 12) Il veut faire " pipi " ! " Il importe que leur accès [aux lieux d'hygiène] puisse être libre et, pour les WC, que leur propreté soit régulièrement contrôlée et l'intimité de l'enfant préservée. Les passages collectifs aux toilettes sont un archaïsme qu'il convient d'éliminer rapidement. " (p. 20) Le " doudou " ? Le " Nounours " favori que l'on garde à l'école, le tissu serré dans sa main qu'on ne quitte pas peuvent constituer les éléments sécurisants des premières semaines d'école, le lien nécessaire pour passer d'un monde à l'autre. Une fois le monde de l'école accepté, ces objets ne seront plus nécessaires. Leur usage disparaîtra progressivement. Il va de soi que cet abandon n'est que la conséquence d'une bonne intégration dans l'école et ne saurait, en aucun cas, être obtenu par la contrainte. " (p. 12) Et le réveil ? " Réveil lui aussi échelonné (mêmes exigences) : mise en place dans la classe d'activités en petits groupes (langage) ou de jeux calmes (individuels ou en petits groupes) jusqu'à 14H30. " (p. 23) " Quand ils se réveillent, ils s'habillent avec l'aide de l'ATSEM et de la maîtresse. C'est l'un des moments privilégiés pour raconter une histoire, lire un album avec un petit groupe des premiers réveillés. " (p. 25) " Les réveils échelonnés permettent un nouvel accueil dans la classe, en général très calme. " (p. 25) L'après-midi est trop courte ! " Les activités de l'après-midi sont souvent obérées, dans les sections de tout-petits, par un trop long temps de sieste. Ce problème peut-être facilement résolu si la sieste commence bien dès la fin du repas. Il reste alors un long après-midi qui peut être aussi riche en activités que la matinée. " (pp. 25 et 26) Et en moyenne section ? L'enfant grandit. Ses besoins évoluent. Il peut toutefois y avoir des différences de rythmes suivant les enfants. Le texte ci-dessus concerne les enfants de 2 ans. Il y est dit : " La sieste ne doit pas être imposée". Doit-elle être proposée aux enfants de 4 ans ? C'est à l'équipe pédagogique de repérer les besoins physiologiques des enfants. Une analyse du contexte sociologique et de l'environnement est indispensable. Les enfants sont-ils dans de bonnes conditions de sommeil la nuit ? Le trajet vers l'école est-il long (conditions du ramassage scolaire…) et oblige-t-il à un lever exceptionnellement matinal ? Est-ce que des activités calmes en début d'après-midi sont suffisantes pour répondre aux rythmes biologiques ? C'est toute une réflexion sur le rythme de la journée et de l'alternance des activités qui doit être effectuée. Et d'ailleurs pourquoi ne pas prévoir aussi en moyenne section un " coin rêverie " qui donne de la souplesse pour répondre aux besoins particuliers ? Alors la sieste ? Une question d'organisation à réfléchir en fonction des contraintes et des objectifs attendus. " Bonne sieste ! " |
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