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Textes à méditer : Différent ! Handicapé ! Et alors …

Temps de lecture : 35 minutes
Textes à méditer : Différent ! Handicapé ! Et alors …

Credo de l’espérance ; Sixième Sens ; L’art d’aider vraiment ; Cri de pauvre : Le handicapé ; Une partie de cartes ; Le voyage en Hollande ; Gagner ensemble ; L’ange et l’enfant différent ; Me plaindre, plus jamais ; Une étoile dans le cœur ; Des étoiles ; Vivre pleinement la réalité ; La différence... l'indifférence ?

Credo de l’espérance

J’ai demandé à Dieu la force pour atteindre le succès,
Il m’a rendu faible pour que j’apprenne humblement à obéir.

J’ai demandé la santé pour faire de grandes choses,
Il m’a donné l’infirmité pour que je fasse des choses meilleures.

J’ai demandé la richesse pour que je puisse être heureux,
Il m’a donné la pauvreté pour que je puisse être sage.

J’ai demandé le pouvoir pour compter sur l’appréciation des hommes,
Il m’a donné la faiblesse pour que j’éprouve le besoin de Dieu.

J’ai demandé un compagnon pour ne pas vivre seul,
Il m’a donné un cœur pour que je puisse aimer tous mes frères.

J’ai demandé toutes les choses qui pourraient réjouir ma vie.
Il m’a donné la vie pour que je me réjouisse en toutes choses…

Je n’ai rien eu de ce que j’avais demandé,
mais bien tout ce que j’avais espéré…

Presque en dépit de moi-même,
mes prières informulées ont été exaucées.

Je suis, parmi les hommes,
le plus richement comblé !

Hans Viscardi (Cette prière a été gravée sur une tablette de bronze dans un institut de réadaptation à New York)


Sixième Sens 

La nuit est belle, l'air est chaud et les étoiles nous matent
Pendant qu'on kiffe et qu'on apprécie nos plus belles vacances
La vie est calme, il fait beau, il est 2 heures du mat'
On est quelques sourires à partager notre insouciance
C'est ce moment là, hors du temps, que la réalité a choisi
Pour montrer qu'elle décide et que si elle veut elle nous malmène
Elle a injecté dans nos joies comme une anesthésie
Souviens-toi de ces sourires, ce sera plus jamais les mêmes
Le temps s'est accéléré d'un coup et c'est tout mon futur qui bascule
Les envies, les projets, les souvenirs, dans ma tête y’a trop de pensées qui se bousculent
Le choc n'a duré qu'une seconde mais ses ondes ne laissent personne indifférent
« Votre fils ne marchera plus », voilà ce qu'ils ont dit à mes parents

Alors j'ai découvert de l'intérieur un monde parallèle
Un monde où les gens te regardent avec gêne ou avec compassion
Un monde où être autonome devient un objectif irréel
Un monde qui existait sans que j'y fasse vraiment attention
Ce monde-là vit à son propre rythme et n'a pas les mêmes préoccupations
Les soucis ont une autre échelle et un moment banal peut être une très bonne occupation
Ce monde là respire le même air mais pas tout le temps avec la même facilité
Il porte un nom qui fait peur ou qui dérange : les handicapés
On met du temps à accepter ce mot, c'est lui qui finit par s'imposer
La langue française a choisi ce terme, moi j'ai rien d'autre à proposer
Rappelle-toi juste que c'est pas une insulte, on avance tous sur le même chemin
Et tout le monde crie bien fort qu'un handicapé est d’abord un être humain
Alors pourquoi tant d'embarras face à un mec en fauteuil roulant
Ou face à une aveugle, vas-y tu peux leur parler normalement
C'est pas contagieux pourtant avant de refaire mes premiers pas
Certains savent comme moi qu'y a des regards qu'on oublie pas
C'est peut-être un monde fait de décence, de silence, de résistance
Un équilibre fragile, un oiseau dans l'orage
Une frontière étroite entre souffrance et espérance
Ouvre un peu les yeux, c'est surtout un monde de courage
Quand la faiblesse physique devient une force mentale
Quand c'est le plus vulnérable qui sait où, quand, pourquoi et comment
Quand l'envie de sourire redevient un instinct vital
Quand on comprend que l'énergie ne se lit pas seulement dans le mouvement
Parfois la vie nous teste et met à l'épreuve notre capacité d'adaptation
Les 5 sens des handicapés sont touchés mais c'est un 6ème qui les délivre
Bien au-delà de la volonté, plus fort que tout, sans restriction
Ce 6ème sens qui apparaît, c'est simplement l'envie de vivre.

Grand Corps Malade


L’art d’aider vraiment

Dans la cour de récréation, un enfant handicapé,
se déplaçant avec des béquilles, fait une chute.
Les autres enfants s’écartent, laissant s’approcher l’instituteur.
Celui-ci lui dit :
« Allez, relève-toi, ce n’est pas grave
- Mais tu vois bien que je ne peux pas…
- Je suis sûr que tu peux le faire ! »

L’enfant commence par se mettre en colère,
puis lentement, en maugréant, commence à se relever.
Au bout de quelques minutes, en sueur, il est debout.
« Tu vois bien que tu pouvais le faire, reprend doucement l’instituteur.
- Oui, mais ce n’est pas grâce à toi, répond l’enfant d’un ton rageur. »

Puis il réfléchit un moment et,
alors que l’enseignant retourne vers sa classe,
il reprend à voix basse :
« Si, en fait, tu m’as bien aidé ! »

Philippe Perdrix


Cri de pauvre : Le handicapé

Le handicapé souffre, autant moralement que dans sa chair.
La société l’enferme dans son corps,
Comme elle enferme le Noir ou le Jaune dans sa couleur.

Les incivilités commises contre les handicapés sont légion.
On voit juste qu’ils n’ont plus d’appuis sur leurs pieds, point barre !

Les voitures des bien-portants se garent à leur place ;
Leurs toilettes réservées sont toujours occupées, etc.

Personne ne semble imaginer combien leur vie quotidienne peut être compliquée.
La société crée le handicapé,
Comme le raciste crée le Noir ou le Juif.

Le handicapé est tout simplement un homme,
Une femme, un enfant, comme toi.

Ce qui le meurtrit, c’est surtout l’indifférence.
Comme s’il était contagieux…
Terrible sentiment de solitude !

Quand on reproche à un jeune son handicap,
On ne le regarde pas, on le juge.
Apprenez à le regarder
avec les yeux de l’émerveillement ! 

Guy Gilbert


Une partie de cartes
 
Un de mes camarades boitait. Jamais il n'en avait parlé à Sophios, mais celui-ci sentait bien que ce handicap le rongeait. Le jeune homme le vivait comme une terrible calamité qui l'empêcherait à tout jamais d'être heureux. Aussi, un jour, Sophios l'invita à faire une partie de cartes. L'élève fut un peu surpris, mais fier que Sophios s'intéresse à lui. Tout l'après-midi, ils distribuèrent, jouèrent, abattirent leurs cartes et le jeune homme s'y révéla acharné.
À la fin du jour, alors que le jeune homme venait de gagner une partie avec un jeu pourtant médiocre, Sophios lui parla ainsi :
« Vois-tu, le sort nous distribue à la naissance un certain nombre de cartes. Ensuite, c'est à nous de jouer. On peut réussir une belle partie avec des cartes pas fameuses, comme faire une partie médiocre avec tous les atouts dans son jeu. C'est pour cela que la vie vaut d'être vécue, peut-être même plus encore quand on a entre ses mains un jeu qu'il nous appartient de faire briller. »
On prétend que le jeune homme comprit le sens de cette allégorie !

Michel Piquemal


Le voyage en Hollande

On m'a souvent demandé d'expliquer ce que cela fait d'élever un enfant handicapé et d'essayer d'aider ceux qui n'ont pas partagé cette expérience unique à la comprendre, à imaginer comment cela peut être ressenti.

C'est comme cela :
Quand vous allez avoir un bébé, c'est comme si vous faisiez le projet d'un fabuleux voyage en Italie. Vous achetez un tas de guides et vous faites de merveilleux projets : le Colisée, le David de Michel Ange, les gondoles à Venise. Vous apprenez même quelques phrases toutes prêtes en italien, c'est très enthousiasmant.

Après des mois d'attente impatiente, le grand jour arrive. Vous bouclez vos bagages et vous partez. Quelques heures plus tard l'avion se pose, et le steward annonce : « Bienvenue en Hollande ».

« La Hollande ?!?! » dites-vous. « Pourquoi la Hollande ? J'ai réservé pour l'Italie ! Toute ma vie, j'ai rêvé d'aller en Italie ! » - Mais il y a eu un changement dans le plan de vol.

On vous a fait atterrir en Hollande et vous devez y rester.

L'important, c'est qu'on ne vous ait pas conduit dans un endroit horrible, plein de nuisances, où règnent la famine et toutes sortes de maux, c'est seulement un lieu différent.

Aussi, vous êtes obligés d'aller acheter de nouveaux guides, d'apprendre une toute autre langue et de rencontrer des groupes de personnes que vous n'auriez jamais rencontrés.

C'est seulement un autre endroit, moins coté que l'Italie, moins idyllique que l'Italie, mais une fois installé et après avoir repris votre souffle, vous regardez autour de vous, et vous commencez à remarquer que la Hollande a des moulins à vent, que la Hollande a des tulipes et que la Hollande a aussi des Rembrandt.

Mais tous les gens que vous connaissez vont ou reviennent d'Italie et se vantent des moments merveilleux qu'ils y ont passés. Et tout le reste de votre vie vous direz : « Oui ! c'est là que je voulais aller, c'est le projet que j'avais fait ».

Cette souffrance ne s'en ira jamais, parce que la perte de ce rêve est vraiment une très grande perte.

Mais si vous passez le reste de votre vie à pleurer parce que vous n'avez pas vu l'Italie, vous ne serez jamais libre d'apprécier pleinement toutes les choses très particulières et très attachantes qu'il y a en Hollande.

Cindi Rogers (États-Unis, Colorado), mère de 2 garçons « X fragile »


Gagner ensemble

Aux Olympiades des personnes souffrant d’un handicap, à Seattle, 9 athlètes, tous porteurs d’un handicap mental ou physique, étaient sur la ligne de départ pour la course de 100 m. Au signalement du starter, la course commença. Tous ne courraient pas mais tous avaient le désir de participer et de gagner. Ils couraient par 3, un garçon tomba sur la piste, fit quelques tonneaux et commença à pleurer. Les 8 autres l’entendirent pleurer. Ils ralentirent et regardèrent en arrière. Ils s’arrêtèrent et rebroussèrent chemin… Tous… Une fille avec le syndrome de Down, s’assit à côté de lui, commença à le caresser et lui demanda : « Ça va mieux maintenant ? » Alors, tous les 9 se prirent par les épaules et marchèrent ensemble vers la ligne d’arrivée. Le stade entier se leva et applaudit. Et les applaudissements durèrent très longtemps… Au fond de nous, nous savons tous que la chose la plus importante dans la vie est bien plus que de gagner pour soi. La chose la plus importante dans cette vie, c’est d’aider les autres à gagner. Même si cela implique ralentir et modifier notre course. 

Anonyme


L’ange et l’enfant différent

Le jour de sa naissance, l’Ange s’approche du berceau de l’enfant…
L’enfant le regarde, comprend qu’il sait et lui dit :
« Alors je suis malade ? Je ne vais pas marcher comme tout le monde ? Je ne vais pas parler comme tout le monde ? Mais comment vais-je vivre avec ma différence ? »
L’Ange lui dit :
« Tu as choisi une vie d’amour. Ton chemin ne sera pas celui de tout le monde mais tu seras entouré de personnes riches et généreuses de leur cœur qui seront là pour t’aider, pour t’aimer tel que tu es. Ta différence fera de toi un être exceptionnel, profondément humain et tu rayonneras d’amour. »
« Et ma maman ? Elle ne sait pas encore ? Elle a l’air si heureuse de me croire en bonne santé… je vais la faire souffrir ? »
« Tu l’as choisie car elle est la seule qui saura déplacer des montagnes pour te faire avancer ; oh, bien sûr elle aura des moments de faiblesse, de tristesse, car elle aimerait te voir courir et parler comme les enfants de ton âge, mais il lui suffira de te voir heureux pour s’apaiser. Elle donnerait sa vie pour prendre tes difficultés. Elle se demandera parfois qui tu aurais été sans cette maladie, mais elle apprendra à accepter et ne voudrait pas d’un autre enfant que toi. La patience, bien que mise à l’épreuve, sera sa meilleure alliée et sa plus grande vertu.
Tantôt graves, tantôt pétillants de joie, ses yeux seront le miroir de tes obstacles et de tes réussites. De tes difficultés naîtra l’espoir, tes progrès seront des victoires. Elle ne soupçonne pas encore l’amour qu’elle a en elle, tu seras sa merveille, vous serez votre plus belle histoire d’amour. »
L’Ange attendit que l’enfant s’endorme et chuchota :
« Je serai là, chaque seconde… »

Ecrit par la maman d’un enfant différent


La plus belle des fleurs

Le banc dans le parc était vide quand je me suis assise pour lire
sous les longues branches broussailleuses d'un vieux saule pleureur.
Désillusionnée par la vie, j'étais justifiée de froncer les sourcils,
car le monde était résolu à avoir ma peau.

Comme si ce n'était pas assez pour gâcher ma journée,
un jeune garçon hors d'haleine s'est dirigé vers moi, épuisé d'avoir joué.
Il s'est planté devant moi, la tête légèrement penchée et a dit, tout excité :
« Regardez ce que j'ai trouvé ! »

Dans sa main, il tenait une fleur qui faisait vraiment pitié,
ses pétales étaient flétries, la pluie et la lumière lui ayant manqué.
Voulant qu'il prenne sa fleur morte et qu'il retourne jouer,
je lui ai fait un mince sourire et je me suis détournée.

Au lieu de s'en aller, il s'est assis à mes côtés,
a porté la fleur à son nez et a déclaré avec une surprise non dissimulée :
« Elle sent bon et elle est belle aussi,
c'est pourquoi, je l'ai cueillie ; c'est pour vous, voici. »

La mauvaise herbe était à l'agonie ou déjà morte.
Ni orangée, ni jaune, ni rouge, ses couleurs étaient fanées.
Si je voulais qu'il parte, je devais l'accepter.
La main fendue vers la fleur, j'ai dit:
« Merci, justement ce dont j'ai besoin. »

Au lieu de déposer la fleur dans ma main, il l'a tenue en l'air sans raison ou dessein.

C'est alors que j'ai remarqué pour la première fois que le garçon à la fleur ne pouvait pas la voir : il était aveugle.

J'ai entendu ma voix frémissante et des larmes ont coulé de mes yeux, en le remerciant d'avoir choisi ce qu'il y avait de mieux.
Il a répondu « De rien », il souriait et est retourné à ses jeux sans savoir qu'il avait transformé ma peine en jour radieux.

Je me suis demandé comment il avait pu apercevoir une femme sous un vieux saule, en plein apitoiement.
Comment avait-il senti ma détresse complaisante ?
Sans doute était-il béni de voir la vérité avec les yeux du cœur.

Par les yeux d'une enfant aveugle, j'ai enfin pu voir que c'était moi, et non le monde, qui broyais du noir.

Parce que j'avais si souvent moi-même ignoré la beauté, j'ai juré de voir la beauté dans la vie et d'apprécier chaque seconde qui me serait donnée.

J'ai porté la fleur fanée à mon nez et j'ai senti le parfum d'une magnifique rose. J'ai souri en voyant ce jeune garçon, une mauvaise herbe dans la main, s'apprêter à changer la vie d'un vieil homme sans soupçons.

Cheryl L. Costello-Forshey


Me plaindre, plus jamais

J'ai vu aujourd'hui dans un autobus, une très jolie jeune fille, avec une chevelure blonde.
Je l'ai trouvée chanceuse, elle semblait si gaie.
J'ai regrettée de n'être pas si jolie, quand soudainement elle s'est levée pour descendre. Je l'ai vue boiter tout au long de l'allée s'appuyant sur une béquille, elle n'avait qu'une jambe.
En passant, elle m'a souri.
Mon Dieu excusez-moi de me plaindre, j'ai deux jambes, le monde est à moi.

Je suis entrée dans une boutique pour acheter des bonbons,
le garçon qui m'a servi était très gentil. J'ai conversé avec lui, que je sois en retard n'était pas important.
Quand je l'ai quitté, il m'a dit :
« Je vous remercie madame vous avez été des plus gentille, ça fait du bien de parler à des gens comme vous, vous voyez, je suis aveugle. »
Mon Dieu, excusez-moi de me plaindre, j'ai deux yeux, le monde est à moi.

Plus tard, marchant dans la rue, j'ai vue une jeune fille avec des yeux bleus, elle regardait les autres jouer. Il semble qu'elle ne savait pas quoi faire.
Je lui ai demandé :
« Pourquoi ne jouez-vous pas avec les autres ? »
Comme elle ne me répondait pas, j'ai compris qu'elle était sourde.
Oh Dieu, pardonnez-moi si je me plains, j'ai deux oreilles, le monde est à moi.

J'ai deux jambes pour m'amener où je veux,
Jai deux yeux pour voir les coucher de soleil,
J'ai deux oreilles pour entendre le chant des oiseaux.
Mon Dieu, pardonnez-moi si je me plains, vous êtes là et le monde est à moi.

Nous avons tellement de raisons de nous plaindre mais nous en avons beaucoup d'autres de ne pas le faire.

Anonyme 


Une étoile dans le cœur

Il y a une étoile dans le cœur de chaque homme.
Mais l'étoile s'éteint en tant de coeurs sous le froid de la solitude, du mépris, du rejet.

L'étoile brille à nouveau 
quand des frères et des sœurs sont relevés dans leur humanité,
quand leur dignité est à nouveau reconnue.
Alors, la nuit perd de son pouvoir sur la terre.

L'étoile brille à nouveau
quand le dialogue est renoué,
quand la fraternité grandit,
quand les mains s’ouvrent pour le partage.
Alors, le jour commence à danser sur la nuit.

L'étoile brille à nouveau
quand, humblement, avec persévérance,
quelques fragments de lumière jaillissent de nos lèvres et de nos mains.
Alors, le sourire de Dieu commence à renaître.

Anonyme


Des étoiles

Tu me dis, Seigneur :
« Donne à chacun le droit au pain et au respect, et tu seras une étoile de partage ! »

Tu me dis, Seigneur :
« Comble les ravins de haine et de jalousie qui séparent les vivants, et tu seras une étoile de pardon ! »

Tu me dis, Seigneur :
« Annonce que tout vivant, de n'importe quel pays,
de n'importe quel péché, de n'importe quelle intelligence,
de n'importe quel travail, de n'importe quelle religion,
est l'enfant précieux de Dieu, de la même famille que toi,
et tu seras une étoile d'accueil ! »

Fais de nous des étoiles, Seigneur,
des étoiles si brillantes dans le noir de la terre
Qu'on y trouve ton sourire d'amour
éclairant tous les habitants de la terre !

Albert Hari et Charles Singer


Vivre pleinement la réalité

Être sage, c’est aimer la réalité, l’accueillir et la comprendre.
Nous sommes tous pleins de fragilités, de violences.
Nous sommes tous faits pour vivre, nous affaiblir, mourir.
Nous voudrions l’oublier, mais la vérité est là.
Or, nous vivons dans la tyrannie de la normalité.
Pourtant, ce dont nous avons le plus besoin,
ce n’est pas d’être normal, c’est d’être aimé !

Dès l’enfance, nous sommes engagés dans une course
pour être plus performant que les autres
au risque de nier notre humanité.
La sagesse est de prendre conscience que chaque être est beau.
Aimer quelqu'un, c’est lui révéler la beauté qui est en lui.
Quand on est humilié, parce qu’on est différent,
on a d’abord besoin d’une présence vraie à ses côtés,
c’est-à-dire de quelqu'un qui sait écouter avec un cœur humain.

Jean Vanier


La différence... l'indifférence ?

Quel est ce monde fait de souffrance ?
Quel est-il, chargé de tant de violence ?
Chacun peut vivre avec ses différences ;
Etre autrement, ne veut pas dire sentence….

Un jour, nos pas se sont croisés sur le chemin ;
Ma vie était satin, la tienne était chagrin…
Tu craignais des tristes lendemains
Tu voyais bien noir ton destin…

Dans ta main j’ai mis ma main,
Dans tes yeux j’y ai mis les miens.
Alors des fleurs se sont écloses dans ton jardin
Et je t’ai vu sourire enfin !...

Il faut rompre le mur du silence
Pour que chaque vie soit espérance.
Pour donner un sens à chaque existence,
La différence ne devra jamais mener à l’indifférence.

Renée Capiten


© Crédit photo denys_Kuvaiev / Fotolia.com

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