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« La joie de l’amour »

Temps de lecture : 15 minutes
« La joie de l’amour »

Amoris laetitia, « La joie de l’amour », c’est le titre de l’exhortation apostolique du pape François sur la famille. Ce texte est la conclusion des deux synodes sur la famille d’octobre 2014 et 2015. Quatre mots traversent cette exhortation et peuvent nous aider à en découvrir la richesse : joie, patience, tendresse et miséricorde. 

Pour accéder au texte complet de cette exhortation, cliquer ici.

Joie : les premiers mots du pape François expriment cette joie de la famille, joie partagée par l’Eglise. « La joie de l’amour qui est vécue dans les familles est aussi la joie de l’Église. L’annonce chrétienne qui concerne la famille est vraiment une bonne nouvelle ».
« Dans le mariage il convient de garder la joie de l’amour… Cette joie élargit la capacité de jouir et nous permet de trouver du plaisir dans des réalités variées, même aux étapes de la vie où le plaisir s’éteint. … Les joies les plus intenses de la vie jaillissent quand on peut donner du bonheur aux autres. Elle est douce et réconfortante la joie de contribuer à faire plaisir aux autres, de les voir prendre plaisir. »

Patience : chacun est invité à ré-apprivoiser le temps pour en savourer la portée. Temps de la grossesse, de l’enfance, temps des fiançailles, de la maturité affective… la famille ne se construit pas par un coup de baguette magique. Et aux femmes en attente d’une naissance, le pape s’adresse en ces termes chaleureux : « À toute femme enceinte, je voudrais demander affectueusement : protège ta joie, que rien ne t’enlève la joie intérieure de la maternité. Cet enfant mérite ta joie. Ne permets pas que les peurs, les préoccupations, les commentaires d’autrui ou les problèmes éteignent cette joie d’être un instrument de Dieu pour apporter une nouvelle vie au monde. Occupe-toi de ce qu’il y a à faire ou à préparer, mais sans obsession…Vis cet enthousiasme serein au milieu de tes soucis, et demande au Seigneur de protéger ta joie pour que tu puisses la transmettre à ton enfant. »

Tendresse de la vie familiale de tous les jours. Dans un style proche de chacun et concret, le pape entre dans chacune de nos familles et nous livre les quelques gestes et paroles du quotidien qui construisent la famille. Il pose sur les couples et les familles un regard qui change et relève. Il se fait conseiller conjugal, invitant les époux à échanger le baiser le matin, les enfants à laisser leur portable pour participer aux repas familiaux, car la « spiritualité de l’amour est faite de milliers de gestes réelles et concrets ».

Miséricorde : l’exhortation du pape s’inscrit dans une démarche de pardon, de discernement des situations et d’accompagnement. Parlant des divorcés remariés, le pape François s’exprime ainsi : « La logique de l’intégration est la clef de l’accompagnement pastoral, afin que non seulement ils sachent qu’ils appartiennent au Corps du Christ qu’est l’Église, mais qu’ils puissent en avoir une joyeuse et féconde expérience. Ce sont des baptisés, ce sont des frères et des sœurs, l’Esprit Saint déverse en eux des dons et des charismes pour le bien de tous. » Et plus loin dans le texte, il poursuit en poussant l’Eglise à une indispensable créativité : « Je comprends ceux qui préfèrent une pastorale plus rigide qui ne prête à aucune confusion. Mais je crois sincèrement que Jésus-Christ veut une Église attentive au bien que l’Esprit répand au milieu de la fragilité. »
« J’espère que chacun, à travers la lecture de cette exhortation, se sentira appelé à prendre soin avec amour de la vie des familles. », nous dit le pape François.

Voici une autre approche de cette exhortation :

Quelle journée en famille selon le pape François ? 
Quelle que soit la situation de nos familles (famille « classique », recomposée, monoparentale, …), il y a matière à vivre des moments de bonheur dans chacune de nos journées.

Les rites du quotidien : d’ abord, nous dit le pape François, « il faut inciter les jeunes couples à créer leur propre routine, qui offre une saine sensation de stabilité et de protection, et qui se construit par une série de rites quotidiens partagés. » Et que les moins jeunes couples se rassurent, il n’est jamais trop tard pour s’y mettre ! Mais que faire ? « Se donner toujours un baiser le matin, se bénir toutes les nuits, attendre l’autre et le recevoir lorsqu’il arrive, faire des sorties ensemble, partager les tâches domestiques. »
Ces gestes du quotidien « expriment cet amour d’amitié et doivent être cultivés constamment, sans mesquinerie, accompagnés par des paroles d’affection. En famille, il est nécessaire d’utiliser trois mots. Je veux le répéter, trois mots : permission, merci, excuse, trois mots clés ! Quand, dans une famille, on n’est pas envahissant et que l’on demande « s’il te plaît », quand, dans une famille, on n’est pas égoïste et que l’on apprend à dire « merci », quand, dans une famille, quelqu’un s’aperçoit qu’il a fait quelque chose de mal et sait dire « excuse-moi », dans cette famille il y a la paix et la joie. »

La fête : il est nécessaire d’interrompre le quotidien par la fête, « de ne pas perdre la capacité de célébrer en famille, de se réjouir et de fêter les belles expériences… Lorsqu’on sait célébrer, cette capacité renouvelle l’énergie de l’amour, le libère de la monotonie et remplit la routine quotidienne de couleurs ainsi que d’espérance. »
« La famille doit toujours être un lieu où celui qui obtient quelque chose de bon dans la vie sait qu’on le fêtera avec lui. »

Le dialogue : ce vécu en famille doit se faire en donnant une large place au dialogue, indispensable pour vivre, exprimer et faire mûrir l’amour. Pour cela, il faut « se donner du temps, du temps de qualité, qui consiste à écouter avec patience et attention, jusqu’à ce que l’autre ait exprimé tout ce qu’il a sur le cœur, ce qu’il a besoin d’extériorisé. Car souvent, l’un des conjoints n’a pas besoin d’une solution à ses problèmes, mais il a besoin d’être écouté… » Et ceci vaut tout autant dans la relation entre conjoints que dans celle avec les enfants.
Certes, nous le savons bien, les crises en tout genre jalonneront l’histoire d’une famille. mais ces rites nous aident à les surmonter, à en sortir par une nouvelle manière de vivre la vie en famille. « On ne cohabite pas pour être toujours moins heureux, mais pour apprendre à être heureux d’une nouvelle manière, à partir des possibilités qu’offre une nouvelle étape. »

L’éducation des enfants : Il est des jours sans et des jours avec, ces jours où les enfants sont charmants, obéissants, et puis les jours où ils sont exigeants, énervés… Alors des recettes ? Non sans doute pas mais quelques repères pour éduquer à la patience, pour socialiser, pour gérer le quotidien.
Le pape François alerte sur tous les moyens de communication sociale à notre disposition et qui peuvent peser lourdement dans la vie familiale. « Il ne s’agit pas d’interdire aux jeunes de jouer avec les dispositifs électroniques, mais de trouver la manière de créer en eux la capacité de distinguer les diverses logiques et de ne pas appliquer la vitesse digitale à tous les domaines de la vie. » En un mot, apprenons-leur la patience, « à reporter certaines choses et à attendre le moment convenable » pour ne pas grandir dans le vice du « je veux et j’ai ».
La famille est aussi le premier endroit « où on apprend à se situer face à l’autre, à écouter, à partager, à supporter, à respecter, à aider, à cohabiter. » Alors, nous devons inventer quotidiennement de nouvelles manières de promouvoir cette reconnaissance réciproque. Parmi les moments forts de ce partage, ce sont les repas, les moments de loisirs vécus ensemble et lorsque la distance éloigne les membres d’une famille les technologies de la communication vient à notre secours. Mais ajoute le pape François, il demeure clair que ces moyens ne constituent ni ne remplacent le besoin du dialogue plus personnel et plus profond qui exige le contact physique. Nous savons que parfois ces moyens éloignent au lieu de rapprocher, comme lorsqu’à l’heure du repas chacun est rivé à son téléphone ou quand l’un des conjoints dort en attendant l’autre qui passe des heures à jouer avec un dispositif électronique ».

Et pour clore la journée ? « Réserver quelques minutes afin d’être unis devant le Seigneur vivant, de lui dire les préoccupations, prier pour les besoins de la famille, prier pour quelqu’un qui traverse un moment difficile, rendre grâces pour la vie et pour les choses bonnes. »

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