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Textes à méditer : Miséricorde et compassion

Temps de lecture : 33 minutes
Textes à méditer : Miséricorde et compassion

Des textes qui ouvrent à la découverte de la miséricorde, de l’attention à l’autre… La vie d’un nuage ; La fenêtre aveugle ; Entre la nuit et le jour ; Les yeux de l’âme ; Prière du Pape François à l’occasion du jubilé de la Miséricorde ; L'île des sentiments et des valeurs humaines ; Je t’aime tel que tu es ; Dieu seul peut…; La Prière de Sœur Faustine ; Je suis ton enfant prodigue

La vie d'un nuage

On sait que la vie des nuages est aussi courte que mouvementée.
Or, un jour, un très jeune nuage entreprit sa première cavalcade.
Quand ils survolèrent l'immense désert du Sahara, les autres nuages, plus expérimentés, l'encourageaient : « Plus vite, plus vite ! Si tu traînes, tu es perdu ! »
Mais, comme tous les jeunes, le petit nuage était curieux et il se laissa glisser à l'arrière des autres nuages qui, eux, ressemblaient à un troupeau de bisons en pleine galopade.

« Que fais-tu, remue-toi ! », lui cria le vent.
Mais le petit nuage avait aperçu les dunes de sable doré : un spectacle fascinant.
Et il se laissait planer d'un vol de plus en plus léger. Les dunes ressemblaient à des nuages d'or caressés par le vent.

L'une d'elles lui sourit. « Bonjour ! Je m'appelle Age ».
- Et moi, Une, répondit la dune. 
- Comment vis-tu là-dessous ? 
- Eh bien… avec le soleil et le vent. Il fait un peu chaud, mais on s'y fait ! Et toi, comment vis-tu là-haut ? 
- Avec le soleil et le vent…, et de grandes courses dans le ciel. Ma vie à moi est très courte. Et quand reviendra le vent, je disparaîtrai peut-être. 
- Cela t'ennuie ?  , demanda le nuage.
- Un peu. J'ai l'impression d'être inutile. 
- Moi également. Je me transformerai bientôt en pluie et je tomberai. C'est mon destin.

La dune hésita un instant et dit :
- Sais-tu que la pluie, nous l'appelons Paradis ? 
- Non ! Je ne savais pas que j'étais si important ! , dit le nuage dans un beau sourire.
- J'ai entendu raconter par quelques vieilles dunes combien la pluie était belle.
Nous nous habillons alors de parures qu'on appelle herbe et fleurs. 
- Oui, c'est vrai, je les ai vues, confirma la nuage.
- Je ne les verrai sans doute jamais, conclut tristement la dune.
Le nuage réfléchit un moment et ajouta :
- Je pourrai te couvrir de pluie… 
- Mais tu en mourrais…
- Oui, mais toi, tu fleurirais, dit le nuage.
Et il se laissa tomber, se transformant en pluie aux couleurs de l'arc-en-ciel.
Le lendemain, la petite dune était couverte de fleurs.

Bruno Ferrero


La fenêtre aveugle

Il était une fois un jeune prince qui vivait avec insouciance dans le palais de son père. 
Un jour, il demanda au vieux sage chargé de son instruction : 
- L'argent est-il quelque chose de bon ou de mauvais ?
L' homme emmena le prince dans le salon du palais 
et le fit asseoir face à la vaste baie vitrée donnant sur la grand-place. 
- Que vois-tu ? interrogea l'ancien. 
- Je vois les enfants qui jouent sur la place, les jeunes filles qui dansent près du lavoir, 
les artisans qui travaillent dans leurs échoppes.
Le sage disparut un instant et revint avec un seau et un pinceau. 
- Qu'est-ce ? dit le prince.
- Un vernis à base d'argent.
Le vieil homme sortit du palais et recouvrit toute la baie vitrée d'une épaisse couche de peinture. 
Lorsqu'il rentra, le prince s'exclama : 
- Mais il fait sombre, je ne vois plus rien.
Le sage alluma une lampe et demanda : 
- À présent, que vois-tu par la baie vitrée ? 
- Je ne vois plus rien, sauf moi, comme dans un miroir, répondit le prince, je n'arrive plus à voir les autres. 
- Tu as la réponse à ta question, dit le vieux sage. Et il s'en alla.
Le prince ordonna à ses serviteurs de nettoyer la baie vitrée. 
Mais le vernis résistait. À force de frotter, la vitre réapparut, mais entièrement dépolie. 
Irrité de ne pouvoir retrouver une vision claire, le jeune prince, dans un accès de colère, 
lança violemment la lourde coupe d'argent qu'il tenait à la main contre la vitre. Celle-ci vola en éclats.
Le prince put alors revoir toute la beauté du monde extérieur. 
Mais en plus, il pouvait maintenant entendre les cris des enfants qui jouaient, 
les chants des jeunes filles qui dansaient et les bruits des échoppes des artisans. 
Il pouvait sentir le parfum des épices et la caresse du vent. 
Il traversa le cadre vide de la fenêtre et se fondit dans la vie de la grand-place. 

Charles Brulhart 


Entre la nuit et le jour

Un vieux rabbin demandait une fois à ses élèves à quoi l’on peut reconnaître le moment où la nuit s’achève et où le jour commence.
- Est-ce lorsqu’on peut sans peine distinguer de loin un chien d’un mouton ?
- Non, dit le rabbin.
- Est-ce au moment où on peut distinguer un dattier d’un figuier ?
- Non plus.
- Mais alors, quand est-ce donc ?
- C’est lorsqu’en regardant le visage de n’importe quel homme, tu reconnais ton frère. Jusque là, il fait encore nuit dans ton cœur.

Parabole juive


Les yeux de l’âme

Deux hommes, les deux sérieusement malades, occupaient la même chambre d'hôpital. Un des deux hommes pouvait s'asseoir dans son lit pendant une heure chaque après-midi afin d'évacuer les fluides de ses poumons. Son lit était à côté de la seule fenêtre de la chambre. L'autre homme devait passer des journées couché sur son dos.
Les hommes parlaient pendant des heures. Ils parlaient de leurs épouses et familles, leurs maisons, leurs emplois, leur participation dans le service militaire et où ils avaient été en vacances. Et chaque après-midi, quand l'homme dans le lit près de la fenêtre pouvait s'asseoir, il passait le temps à décrire à son compagnon de chambre tout ce qu'il pouvait voir dehors. L'homme dans l'autre lit commença à vivre pour ces périodes d'une heure où son monde était élargi et égayé par toutes les activités et couleurs du  monde extérieur.
De la chambre, la vue donnait sur un parc avec un beau lac. Les canards et les cygnes jouaient sur l'eau tandis que les enfants naviguaient leurs bateaux modèles. Les jeunes amoureux marchaient bras sous bras parmi des fleurs de chaque couleur de l'arc-en-ciel. De grands arbres décoraient le paysage et une belle vue de la ville pouvait être vue dans la distance. Pendant que l'homme près de la  fenêtre décrivait tout ceci dans le détail exquis, l'homme de l'autre côté de la chambre fermait ses yeux et imaginait la scène pittoresque. Lors d'un bel après-midi, l'homme près de la fenêtre décrit une parade qui passait par là. Bien que l'autre homme ne pouvait pas entendre l'orchestre, il pouvait la voir avec l'oeil de son imagination tellement son compagnon l'a dépeint avec des mots descriptifs.
Les jours et les semaines passèrent. Un matin, l'infirmière de jour est arrivée pour apporter l'eau pour leurs bains et trouva le corps sans vie de l'homme près de la fenêtre, qui est mort paisiblement dans son sommeil. Elle était attristée et appela les préposés pour prendre son corps. Dès qu'il sentit que le temps était approprié, l'autre homme demanda s'il pouvait être déplacé à côté de la fenêtre. L'infirmière était  heureuse de le transférer et après s'être assurée qu'il était confortable, elle le laissa seul.
Lentement, péniblement, il se monta vers le haut sur un coude pour jeter son premier coup d'oeil dehors. Enfin il aurait la joie de le voir lui-même. Il s'étira pour se tourner lentement vers la fenêtre près du lit. Tout ce qu'oeil a vu, fut un mur. L'homme demanda à l'infirmière pourquoi son compagnon de chambre décédé avait décrit de si merveilleuses choses. L'infirmière répondit que l'homme était aveugle et ne pouvait même pas voir le mur. Elle dit : « Peut-être, il a juste voulu vous encourager. »

Anonyme


Prière du Pape François à l’occasion du jubilé de la Miséricorde

Seigneur Jésus-Christ,
toi qui nous a appris à être miséricordieux comme le Père céleste,
et nous a dit que te voir, c’est Le voir.
Montre-nous ton visage, et nous serons sauvés.
Ton regard rempli d’amour a libéré Zachée et Matthieu de l’esclavage de l’argent,
la femme adultère et Madeleine de la quête du bonheur à travers les seules créatures ;
tu as fais pleurer Pierre après son reniement, et promis le paradis au larron repenti.
Fais que chacun de nous écoute cette parole dite à la Samaritaine comme s’adressant à nous :
Si tu savais le don de Dieu !
Tu es le visage visible du Père invisible,
du Dieu qui manifesta sa toute-puissance par le pardon et la miséricorde :
fais que l’Eglise soit, dans le monde, ton visage visible, toi son Seigneur ressuscité dans la gloire.
Tu as voulu que tes serviteurs soient eux aussi habillés de faiblesse
pour ressentir une vraie compassion à l’égard de ceux qui sont dans l’ignorance et l’erreur :
fais que quiconque s’adresse à l’un d’eux se sente attendu, aimé, et pardonné par Dieu.
Envoie ton Esprit et consacre-nous tous de son onction
pour que le Jubilé de la Miséricorde soit une année de grâce du Seigneur,
et qu’avec un enthousiasme renouvelé, ton Eglise annonce aux pauvres la bonne nouvelle
aux prisonniers et aux opprimés la liberté,et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue.
Nous te le demandons par Marie, Mère de la Miséricorde,
à toi qui vis et règnes avec le Père et le Saint Esprit, pour les siècles des siècles.
Amen.


L'île des sentiments et des valeurs humaines

Il était une fois une île sur laquelle vivaient tous les sentiments et toutes les valeurs humaines : la Bonne humeur, la Tristesse, la Sagesse... ainsi que tous les autres, y compris l’Amour.
Un jour, on annonça que l’île allait être submergée. Alors tous préparèrent leurs embarcations et s’enfuirent. Seul l’Amour resta, attendant jusqu’au dernier moment. Quand l’île fut sur le point de disparaître, l’Amour décida de demander de l’aide.
La Richesse passa près de l’Amour dans un bateau luxueux et l’Amour lui dit : 
- Richesse, peux-tu m’emmener ?
- Je ne le peux pas car j’ai beaucoup d’or et d’argent dans mon bateau et il n’y a pas de place pour toi.
Alors l’Amour décida de demander à l’Orgueil qui passait dans un magnifique bateau : 
- Orgueil, je t’en prie, emmène moi. 
- Je ne peux pas t’emmener, Amour, tu pourrais détruire la perfection qui règne dans mon bateau.
Ensuite l’Amour demanda à la tristesse qui passait par là : 
- Tristesse, je t’en prie, emmène moi. 
- Oh Amour, répondit la Tristesse, je suis si triste que j’ai besoin de rester seule.
Ensuite la Bonne humeur passa devant l’Amour, mais elle était si heureuse qu’elle n’entendit pas qu’on l’appelait.
Soudain une voix dit : 
« Viens, Amour, je t’emmène avec moi. »
C’était un vieillard qui l’avait appelé. L’Amour était si heureux et si rempli de joie, qu’il en oublia de lui demander son  nom. Arrivés sur la terre ferme, le vieillard s’en alla.
L’Amour se rendit compte combien il lui était redevable et demanda au Savoir : 
- Savoir, peux tu me dire qui est celui qui m’a aidé ? 
- C’est le Temps, répondit le Savoir.
- Le Temps ?, demanda l’Amour, Pourquoi le Temps m’aurait-t’il aidé ?
Le Savoir plein de sagesse répondit : 
- Parce que seul le Temps est capable de comprendre combien l’Amour est important dans la vie.

Christian Boucher


Je t’aime tel que tu es

Voici que je me tiens à la porte et que je frappe.
C'est vrai ! Je me tiens à la porte de ton coeur, jour et nuit.
Même quand tu ne m'écoutes pas, même quand tu doutes que ce puisse être Moi, c'est Moi qui suis là.
J'attends le moindre petit signe de réponse de ta part, le plus léger murmure d'invitation, qui me permettra d'entrer chez toi.
Je veux que tu saches que chaque fois que tu m'inviteras, je vais réellement venir.
Je serai toujours là, sans faute. Silencieux et invisible, je viens, mais avec l'infini pouvoir de mon amour.
Je viens avec ma miséricorde, avec mon désir de te pardonner, de te guérir, avec tout l'amour que j'ai pour toi ;
Un amour au-delà de toute compréhension, un amour où chaque battement du coeur est celui que j'ai reçu du Père même.
Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimé.
Je viens, assoiffé de te consoler, de te donner ma force, de te relever, de t'unir à moi, dans toutes mes blessures.
Je vais t'apporter ma lumière. Je viens écarter les ténèbres et les doutes de ton coeur. Je viens avec mon pouvoir capable de te porter toi-même et de porter tous tes fardeaux.
Je viens avec ma grâce pour toucher ton coeur et transformer ta vie.
Je viens avec ma paix, qui va apporter le calme et la sérénité à ton âme.
Je connais tout de toi. Même les cheveux de ta tête, je les ai tous comptés.
Rien de ta vie est sans importance à mes yeux.
Je connais chacun de tes problèmes, de tes besoins, des tes soucis.
Oui, je connais tous tes péchés, mais je te le redis une fois encore : Je t'aime, non pas pour ce que tu as fait, non pas pour ce que tu n'as pas fait.
Je t'aime pour toi même, pour la beauté et la dignité que mon Père t'a données en te créant à son image et à sa ressemblance.
C'est une dignité que tu as peut-être souvent oubliée, une beauté que tu as souvent ternie par le péché, mais je t'aime tel que tu es.

Mère Teresa


Dieu seul peut...

Dieu seul peut créer, mais tu peux valoriser ce qu'il a créé,
Dieu seul peut donner la vie, mais tu peux la transmettre et la respecter.
Dieu seul peut donner la santé, mais tu peux orienter, guider, soigner.
Dieu seul peut donner la Foi, mais tu peux donner ton témoignage.
Dieu seul peut infuser l’Espérance, mais tu peux rendre la confiance à ton frère.
Dieu seul peut donner l’Amour, mais toi tu peux apprendre à l'autre à aimer.
Dieu seul peut donner la joie, mais tu peux sourire à tous.
Dieu seul peut donner la force, mais toi tu peux soutenir un découragé.
Dieu seul est le chemin, mais tu peux l'indiquer aux autres.
Dieu seul est la lumière, mais tu peux la faire briller aux yeux des autres.
Dieu seul est la vie, mais tu peux rendre aux autres le désir de vivre.
Dieu seul peut faire des miracles, mais tu peux être celui qui apporte les cinq pains et les deux poissons.
Dieu seul pourra faire ce qui paraît impossible,mais tu pourras faire le possible.
Dieu seul se suffit à lui même mais il a préféré compter sur toi !

Père Guy Gilbert


La Prière de Sœur Faustine 

« Aide-moi, Seigneur, à être miséricordieux » : 
« Je désire me transformer toute entière en Ta miséricorde et être ainsi un vivant reflet de Toi, ô Seigneur ; que le plus grand des attributs divins, Ton insondable miséricorde, passe par mon âme et mon cœur sur le prochain.
Aide-moi, Seigneur, pour que mes yeux soient miséricordieux, pour que je ne soupçonne et ne juge jamais d’après les apparences extérieures, mais que je discerne la beauté dans l’âme de mon prochain et lui vienne en aide.
Aide-moi, Seigneur, pour que mon oreille soit miséricordieuse, afin que je me penche sur les besoins de mon prochain et ne reste pas indifférente à ses douleurs ni à ses plaintes.
Aide-moi, Seigneur, pour que ma langue soit miséricordieuse, afin que je ne dise jamais de mal de mon prochain, mais que j’aie pour chacun une parole de consolation et de pardon.
Aide-moi, Seigneur, pour que mes mains soient miséricordieuses et remplies de bonnes actions, afin que je sache faire du bien à mon prochain et prendre sur moi les tâches les plus lourdes et les plus déplaisantes.
Aide-moi, Seigneur, pour que mes pieds soient miséricordieux, pour me hâter au secours de mon prochain, en dominant ma propre fatigue et ma lassitude. Mon véritable repos est dans le service rendu à mon prochain.
Aide-moi, Seigneur, pour que mon cœur soit miséricordieux, afin que je ressente moi-même les souffrances de mon prochain. Je ne refuserai mon cœur à personne. Je fréquenterai sincèrement même ceux qui, je le sais, vont abuser de ma bonté, et moi, je m’enfermerai dans le Cœur très miséricordieux de Jésus. Je tairai mes propres souffrances.
Que Ta miséricorde repose en moi, ô mon Seigneur.
Ô mon Jésus, transforme-moi en Toi, car Tu peux tout.
Ô mon Dieu caché dans ce grand et Divin Sacrement ! Jésus, soyez avec moi à chaque moment ! Et mon cœur sera tranquillisé.
Ainsi soit-il. » 

Sainte Marie Faustine Kowalska (1905-1938)


Je suis ton enfant prodigue (d’après Luc 15, 11-24)

Enfant prodigue, fils ingrat, j’ai rompu la relation avec toi, mon Père.
J’ai voulu faire ma vie tout seul, inventer mon bonheur loin de toi.
Je n’avais pas compris la gratuité de ton amour qui était ma maison, ma richesse et ma vie.
J’ai voulu prendre l’héritage, tout de suite, pour moi tout seul ;
j’ai accaparé tes dons comme un dû.
Tu ne m’as rien dit, Seigneur,
tu m’as laissé partir vers le pays lointain de mes rêves où j’ai gaspillé tous tes biens ;
cette parcelle de ta vie, de ton amour, je les ai dilapidées, égoïstement, goulûment, bêtement.
Et quand j’eus tout dépensé, une grande famine est survenue dans mon cœur ;
le péché est toujours le pays de la faim et de l’ennui, du dégoût et de la privation ;
déçu, inassouvi, j’ai refermé les mains sur du vide,je suis rentré en moi-même, 
j’ai eu soif d’autre chose, je me suis souvenu de ta maison,
j’ai décidé de me lever et de revenir...
Tu m’aperçois de loin, tu m’attends depuis si longtemps, aux carrefours de mes chemins.
Tu cours vers moi, tu m’enfouis dans tes larges épaules,
tu es plus ému que moi,  tu ne me poses aucune question sur mon passé,
tu sais que ton enfant a mal, tu sais quelle amère expérience je viens de faire.
Tu me donnes un habit neuf, des sandales neuves,
tu ajoutes simplement un couvert à la table familial et tu dis : « Mangeons, faisons la fête, mon enfant est revenu ! »
Merci, Seigneur, toi qui es mon Père, ma Maison, mon Amour, ma Vie !
Je n’oublierai jamais que tu n’as pas voulu l’humiliation de ton fils, car tu veux qu’il vive.

Site Port-Saint-Nicolas 

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