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L’Eglise passe au vert !

Temps de lecture : 38 minutes
L’Eglise passe au vert !

 « Laudato si! » (Loué sois-tu !) Une première encyclique consacrée entièrement aux problèmes de dégradation de la planète et des conséquences pour l’homme et la nature. Dès le Concile Vatican II et depuis, par les interventions de tous les papes, l’Église a enrichi sa doctrine sociale en rappelant la nécessaire mobilisation de tous face à la crise écologique.

Alors du neuf dans cette encyclique ?
L’ensemble du problème écologique est présenté dans son aspect global : nous sommes devant une « écologie intégrale ». Tout est lié : la crise écologique et la crise éthique, culturelle et spirituelle du monde moderne ; nos relations avec nous-mêmes et nos relations avec les autres, avec la nature ; le saccage des ressources naturelles, la dérive consumériste de nos sociétés et le mépris pour les pauvres et les plus fragiles.

Texte intégral de l’encyclique

Résumé des six chapitres
1- Ce qui se passe dans notre « maison commune » : pollution, culture du déchet, réchauffement climatique, déforestation, extinction des espèces, problème de l’eau, autant d’éléments engendrant une dégradation de notre environnement de pair avec une dégradation sociale. « Aux gémissements de sœur terre se joignent les gémissements des abandonnés du monde ».

2- Ce que dit la Bible : nous avons été créés par amour, par un père créateur et unique maître du monde, attaché à la plus petite et insignifiante de ses créatures. « L’univers matériel est un langage de l’amour de Dieu, de sa tendresse démesurée pour nous. Le sol, l’eau, les montagnes, tout est caresse de Dieu. »

3- La technique donne aujourd’hui à l’homme un terrible pouvoir. Hier l’homme accompagnait la nature, aujourd’hui il l’écrase. Il presse les biens de la planète au-delà des limites, il préconise une croissance des marchés, solution aux problèmes de la misère, etc. Or, « l’homme n’est pas le seigneur de l’univers, il en est l’administrateur responsable. » Et pour affronter cette crise écologique doublée d’une crise culturelle, éthique et spirituelle, il nous faut une « approche intégrale qui combat la pauvreté, qui rend la dignité aux exclus et, simultanément, préserve la nature. »

4- S’adressant plus précisément aux organisations politiques, le pape fait appel à l’expression d’ « écologie intégrale » signifiant par là que tout est lié. Et il termine ce chapitre par ces mots très forts : « L’homme et la femme du monde post-moderne courent le risque permanent de devenir profondément individualistes, et beaucoup de problèmes sociaux sont liés à la vision égoïste actuelle axée sur l’immédiateté, aux crises de liens familiaux et sociaux, aux difficultés de reconnaissance de l’autre. »

5- Que faire ? : le pape donne des conseils qui aideront à sortir de cette spirale d’autodestruction dans laquelle nous sommes engagés. Il souligne certes les efforts déjà réalisés mais déplore les difficultés à aller plus loin, les besoins particuliers prenant trop souvent le pas sur le bien commun.

6- L’humanité doit changer et prendre un nouveau départ. Et le pape François nous fournit des pistes pour un nouveau style de vie : responsabilité des consommateurs, éducation à de nouveaux comportements, éveil au beau, une culture de vie au sein des familles….
Et « Dieu qui nous appelle à un engagement généreux, et à tout donner, nous offre les forces ainsi que la lumière dont nous avons besoin pour aller de l’avant. Au cœur de ce monde, le Seigneur de la vie qui nous aime tant, continue d’être présent. Il ne nous abandonne pas, il ne nous laisse pas seuls, parce qu’il s’est définitivement uni à notre terre, et son amour nous porte toujours à trouver de nouveaux chemins. Loué soit-il. »

À partir de l’encyclique du pape François, 6 fiches ont été élaborées par le diocèse de Nanterre : elles sont destinées aux enfants et à leurs familles. Au sein d’une école, il est possible d’y trouver des pistes pour réfléchir, s’émerveiller et agir.

Les six thèmes :
-    La nature : un splendide livre dans lequel Dieu nous parle et nous révèle quelque chose de sa beauté et de sa bonté.
-    Ce que nous dit la Bible sur la création
-    Le réchauffement climatique et ses conséquences
-    La pensée sociale de l’Église : une intime relation existe entre les pauvres et la fragilité de la planète.
-    Migrations et réfugiés
-    Transmettre ou la conversion écologique.

Mais comment vivre cela au quotidien ?
Voici quelques lignes d’actions concrètes et quelques pistes de réflexion pour que le message du pape devienne réalité.

            Autour de la beauté de la nature

À partir de la découverte des beaux paysages de notre région, des beaux coins de France ou d’ailleurs, prendre le temps de cette contemplation de la beauté de la nature.
Désormais le 1er septembre devient « la Journée mondiale annuelle de prière pour la sauvegarde de la Création  offrant ainsi à chacun des croyants et aux communautés la précieuse opportunité de renouveler leur adhésion personnelle à leur vocation de gardiens de la création, en rendant grâce à Dieu pour l’œuvre merveilleuse qu’Il a confiée à nos soins et en invoquant son aide pour la protection de la création et sa miséricorde pour les péchés commis contre le monde dans lequel nous vivons » (Le pape François)

Alors concrètement comment agir là où nous sommes ?
- Travailler à embellir la nature qui nous environne, à cultiver le  jardin que Dieu a remis entre nos mains. L’environnement de nos écoles est toujours à embellir. Le souci de la propreté, du fleurissement, etc voilà des pistes concrètes à concrétiser avec les élèves. Car la beauté de la nature dépend pour une part de notre responsabilité…
Un homme avait un très beau jardin avec des fleurs, une pelouse, un pièce d’eau, un potager et quelques arbres fruitiers. Un de se amis très religieux aimait lui faire des visites, car il appréciait le calme d’un jardin qui dégageait un avant-goût de paradis. L’ami disait souvent « Dieu et toi, vous avez vraiment fait du beau travail dans ce jardin. » Il répétait toujours la même phrase jusqu’au jour où le jardinier, agacé, a fini par lui répondre : « Dieu et moi, Dieu et moi…tu aurais dû voir la tête du jardin avant que je n’arrive, quand il n’y avait que Dieu qui s’en occupait ! »

- Apprendre aux élèves à prendre du temps pour contempler la nature et pas seulement par l’intermédiaire d’un écran aussi passionnante soit la découverte du plus beau village de France ! Et pourquoi pas sortir, aller  à la découverte de la nature qui nous environne.
- Donner  place à la prière de louange : « Par tous les océans et par toutes les mers, par tous les continents et  par l’eau des rivières, par le feu qui te dit, comme un buisson ardent et par l’aile du vent, je veux crier : Mon Dieu tu es grand, tu es beau… »

Et cette attention à la beauté de la nature nous conduira un peu plus à la rencontre de Celui que notre coeur cherche, ce Dieu d’amour et de miséricorde,  à la façon de saint Augustin :
« Tard je t’ai aimée, ô beauté si ancienne et si nouvelle, tard, je t’ai aimée ; tu étais au-dedans, et je te cherchais au-dehors, je te cherchais ici. Je faisais le tour de toutes les choses en te cherchant. J'ai demandé à la terre si elle était mon Dieu, et elle m'a répondu que non. J’ai interrogé la mer et les abîmes, et ils m'ont répondu : « Cherchez-le au-dessus de nous ». J'ai interrogé le ciel, la lune, le soleil, les étoiles, toutes m'ont répondu : « Nous ne sommes pas votre Dieu ». Toutes ont élevé leur grande voix disant : « C’est lui qui nous a créées ! »

Gérons la tyrannie de l’urgence

Parler d’écologie c’est s’intéresser aux relations entre les organismes vivants et l’environnement dans lequel ils se développent. Et qui dit environnement parle de la relation entre la nature et la société qui l’habite. Aujourd’hui, ainsi que le souligne le pape François, cette société avec ses multiples moyens de communication sociale, avec ce monde de l’internet omniprésent « ne favorise pas le développement d’une capacité de vivre avec sagesse, de penser en profondeur, d’aimer avec générosité… La vraie sagesse, fruit de la réflexion, du dialogue et de la rencontre généreuse entre les personnes ne s’obtient pas par une pure accumulation de données ». Il faut se donner du temps !!
Mais, comme le chante Axelle Red «  24 heures dans une journée, 86400 secondes et toujours pas de temps pour nous… On a besoin de temps, juste besoin de temps… » . Et si on portait un regard sur le temps qui s’écoule : réfléchir à ce qu’est l’attente, la patience pour peut-être vivre de façon différente notre quotidien.

Alors, comment mettre cela en œuvre ?
- Faire découvrir à nos élèves et redécouvrir pour nous-mêmes les leçons que nous donne la nature. Retrouver de nouveaux rythmes pour nos vies si bousculées. Il faut de la patience pour que les oignons de tulipes semés en fin d’automne devient fleurs colorées à l’orée du printemps ! Et si on mettait en place des plantations dans l‘école
- Créer ces moments quotidiens où on prend le temps de revivre ce qu’a été la  journée écoulée, ce que chacun a fait, a découvert, pour se projeter dans ce qui sera vécu le lendemain.
- Donner place au silence, à l’intériorité, à la prière. La vie des moines est rythmée par la liturgie des heures ; au clocher du village, matin, midi et soir, les cloches nous rappellent que le temps s’écoule (est-ce que nous les entendons ?) ; et nous, on peut aussi prendre quelques minutes pour faire silence, pas seulement le silence des paroles mais le silence intérieur qui oublie un moment tout ce qui nous envahit… Une minute par jour, cette fameuse minute de silence!!

Textes à méditer : le temps

Toujours plus… Jusqu’à quand ?

Nous sommes envahis par les publicités qui nous incitent à l’achat ; les magasins regorgent de produits. En face de cela, nous entendons la parole du pape François :
« Etant donné que le marché tend à créer un mécanisme consumériste compulsif pour placer ses produits, les personnes finissent par être submergées dans une spirale d’achats et de dépenses inutiles… L’être humain accepte les formes de la vie imposées par les produits normalisés de la machine et, dans l’ensemble, il le fait avec l’impression que tout cela est raisonnable et juste… Et plus le coeur de la personne est vide, plus elle a besoin d’objets à acheter, à posséder et à consommer. »

S’interroger sur une dimension de la conversion écologique : la qualité de notre vie quotidienne de consommateur.
« De quoi ai-je besoin pour vivre humainement ? » ou encore, lorsque notre situation est suffisamment aisée : « Est-ce que je vivrai vraiment moins bien si je perds 5% de niveau de vie ? ». Car dans cette société de sur-consommation dans laquelle nous sommes plongés,qu’advient-il ? Nous sommes installés dans une spirale de recherche d’un bonheur qui nous échappe et qui nous isole. Et dans le même temps nous sommes dans l’illusion de pouvoir tout acquérir, tout posséder.
Nous sommes installés dans l’auto-suffisance du jeune homme riche de la parabole : il possède tout et a du mal à comprendre ce qui lui manque. Et ce qu’il ne possède pas c’est la richesse de la relation aux autres, le besoin de compter sur les autres, en un mot l’amour des autres.
De plus que ce soit dans nos magasins ou en surfant sur le net, nous avons désormais accès à tout et tout de suite et nous pouvons faire appel au crédit si besoin !! Mais cette illusion de tout pouvoir acquérir n’est-elle pas en train de tuer notre désir ? Tout au plus nous risquons de mourir en nous gavant de ce qui ne comble jamais notre faim ? 
« La société dans laquelle nous vivons est, aux yeux des pays sous-développés, une société qui a tout pour être heureuse. Alors, comment se fait-il que les enfants sourient dan les villages d’Afrique et pleurent dans les super-marchés d’Europe ? Ici, nous sommes dans une surabondance triste, dans un système qui fait en sorte que le citoyen se sent continuellement frustré. Or le « toujours plus » est un leurre. Sobriété et bonheur de vivre vont de pair. » (Pierre Rahbi)

Alors que faire ?
- Prendre conscience de notre responsabilité : être responsable, c’est adapter dans nos modes de consommation une sobriété qui nous rapproche de l’idéal évangélique. Nous poser la question de nos besoins réels pour vivre : le moteur de l’existence c’est ce qui reste inassouvi.
Il y a là des thèmes d’échanges possibles avec les élèves.
- Retrouver le sens du vivre ensemble. Il existe même un mot pour dire la richesse de ce vécu : la convivance. Vivre en relation avec l’autre quel qu’il soit, c’est déployer et révéler notre propre identité.
- Poser des gestes, même petits, pour entrer dans cette conversion de nos habitudes de consommation : un jouet de moins, des achats réfléchis, un partage avec les autres…
Car chacune de ces petites  actions nous engage dans la conversion évoquée par le pape François, à l’image du colibri.

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. »

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L’éducation à l’environnement pour un développement durable
Textes à méditer : éco-responsables

Les religions : une seule voix pour le climat

Les problèmes liés au réchauffement climatique nous préoccupent et nous concernent tous. Chacun, à sa place, peut contribuer à y apporter des réponses. « Nous sommes devant un impératif, nous dit le pape François : vivre ensemble sur une planète aux ressources limitées. Il nous faut donc gérer solidairement la maison commune. » Et cette maison commune est habitée par des femmes et des hommes de toutes croyances ou d’ailleurs sans croyance.  Comment les religions abordent les questions liées à l’écologie, à cette nature que Dieu nous a confiée !

Pour toutes les religions, le dérèglement climatique et la crise écologique constituent un enjeu spirituel et une opportunité pour revisiter le sens profond de l’existence humaine.

Nous ne sommes pas propriétaires du monde dans lequel nous vivons. Nous y sommes des hôtes. Ainsi avec les chrétiens, les juifs partagent cette vision d’un homme cogestionnaire de la Création. Dès les premières lignes du livre de la Genèse, Dieu invite l’homme à cultiver et à garder la terre.

Il nous faut nous libérer des passions qui obscurcissent notre regard sur le monde. Dans la tradition bouddhiste, la nature a une présence très forte : le cosmos est le lieu d’interdépendance entre tous les êtres vivants. Et pour le bouddhiste, chaque être humain est appelé à se libérer des passions qui nuisent à son jugement. Les musulmans aussi soulignent le nécessaire réveil des consciences pour que chacun comprenne que la nature est un espace où circule la vie et non une masse de ressources à exploiter : en conséquence, il importe de marcher vers la fraternité et l’amitié. Mohammed Taleb (écologiste musulman) évoque une parole reposant sur les trois J : justice sociale, justice écologique et justice intérieure.

Il est nécessaire d’arrêter la course folle dans laquelle l’humanité s’est emballée. Le judaïsme nous rappelle que la nature est là pour nous apprendre qu’il y a un temps pour semer et un autre pour récolter, un temps pour travailler et un temps pour célébrer. Arrêtons de vivre le temps comme une course vertigineuse vers l’avant : et chaque samedi, le shabbat, est vécu comme un temps écologique, celui pendant lequel on se donne une respiration qui ramène à l’essentiel. C’est aussi le sens du dimanche pour les chrétiens !! Complétons aussi par cet éclairage des orthodoxes lorsqu’ils nous invitent à observer la nature non comme une idole mais comme une icône : l’idole renferme l’objet qui devient lui-même sacré, l’icône renvoie le regard au-delà de ce qui est visible. Revenir en soi-même, aller vers l’intériorité, c’est aussi la vision de la tradition des soufis musulmans.

Alors comment agir ?

- Découvrir l’apport des religions, entrer dans un dialogue avec elles en vue de la sauvegarde de la nature, de la défense des pauvres, de la construction de réseaux de respect et de fraternité. « La meilleure contribution que les religions puissent apporter face au besoin immense de développer un nouveau type de dialogue en vue de dégager un bien commun dans la diversité des cultures, c’est de mener jusqu’au bout cette sorte de conversation sans autre arrière-pensée que de se mieux connaître. » (Jérôme Vignaud)

- Donner place à une spiritualité écologique. Le patriarche Bartholoméos Ier la définit ainsi : « Lire le livre de la nature, apprendre à déchiffrer l’ouvrage de la création en la protégeant activement, comprendre l’interdépendance entre l’humain et son environnement. »

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Jeûner ? Pourquoi pas ?

Le Carême est un temps de la vie de l’Eglise nous invitant à la privation, au jeûne et à l’abstinence pour reprendre les termes habituels
Nous rejoignons là ce que  le pape François nous dit dans son encyclique.

- Le jeûne du Carême est  d’abord un invitation à miser sur un autre style de vie. Nos journées sont remplies d’un trop qui, au lieu de nous enrichir, nous vide. Les « veaux d’or » de notre société sont la rentabilité, l’efficacité. Mais cette « simple accumulation d’objets ou de plaisirs ne suffisent pas à donner un sens ni de la joie au coeur humain. »
« La sobriété, qui est vécue avec liberté et de manière consciente, est libératrice. Ce n'est pas moins de vie, ce n'est pas une basse intensité de vie mais tout le contraire ; car, en réalité ceux qui jouissent plus et vivent mieux chaque moment, sont ceux qui cessent de picorer ici et là en cherchant toujours ce qu'ils n'ont pas, et qui font l'expérience de ce qu'est valoriser chaque personne et chaque chose, en apprenant à entrer en contact et en sachant jouir des choses les plus simples. Ils ont ainsi moins de besoins insatisfaits, et sont moins fatigués et moins tourmentés. On peut vivre intensément avec peu, surtout quand on est capable d'apprécier d'autres plaisirs et qu'on trouve satisfaction dans les rencontres fraternelles, dans le service, dans le déploiement de ses charismes, dans la musique et l'art, dans le contact avec la nature, dans la prière. Le bonheur requiert de savoir limiter certains besoins qui nous abrutissent, en nous rendant ainsi disponibles aux multiples possibilités qu'offre la vie. » (Encyclique page 173)

- Le jeûne ne concerne pas que le corps, notre esprit a aussi besoin de prendre de la distance par rapport à cette société de consommation effrénée, par rapport à ce monde du bruit. « La nature est pleine de mots d’amour mais comment pourrions-nous les écouter, au milieu du bruit constant, de la distraction permanente et anxieuse ou du culte de l’apparence ? » Et dans ce monde où nous vivons, il est un domaine où nous pouvons poser des actes de jeûne : le numérique (ordinateur, tablette, smartphone, etc.). Et si nous nous débranchions pour libérer du temps aussi bien à Dieu qu’aux autres !! Nous donnons ainsi de la place à des temps de silence, de méditation dans notre quotidien.  Il nous faut en quelque sorte réaliser un vide-grenier intérieur : Qu’est-ce qui est essentiel dans ma vie ? Que dois-je garder ou supprimer ?

- Le  jeûne n’a de sens que jumelé au partage, partage avec les plus démunis (bol de riz, collectes de carême…). Cette dimension du bien commun traverse toute l’encyclique du pape Francois Il nous faut, dit-il,  « tirer les conséquences de la destination commune des biens de la terre… Elle exige de considérer avant tout l’immense dignité du pauvre … et de regarder la réalité pour comprendre que cette option est aujourd’hui une exigence éthique fondamentale pour la réalisation effective du bien commun. »

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Carême : 40 jours vers Pâques

Pour aller plus loin :
Sur le site Jour du Seigneur, plusieurs vidéos qui vous parlent de différentes lecture sue cette encyclique « laudato si »
Dossier écologie sur le site croire.com

 

 

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