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Penser l’ « exclusion » d’un élève

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Penser l’ « exclusion » d’un élève

Trois situations d’élèves ayant des comportements difficiles pour se construire des repères professionnels.

 La décision d’extraire un élève de son groupe, de sa classe ou de son école mérite d’être réfléchie dans une logique d’alliance, avec l’enfant lui-même, avec l’équipe enseignante ou en équipe éducative. Si elle ne répondait qu’à un comportement perçu comme une faute, l’exclusion prendrait le sens d’une punition, d’un rejet. En réalité, c’est une sanction qui peut aider l’élève à retrouver sa place. Le déplacement de l’élève, proportionnel à la situation vécue, vise la recherche d’un autre lieu pour qu’il devienne disponible dans les apprentissages, pour qu’il adhère au cadre commun ou pour qu’il reconstruise une relation éducative. Prévoir les modalités dans le règlement intérieur évite d’agir de façon improvisée, sous le coup de l’émotion. 

Voici trois situations d’élèves qui ne parviennent pas à rester à leur place, dans les limites ou parmi les autres.

Situation 1
Pierre, élève en classe élémentaire, fait état de connaissances à l’oral. Mais, il se lève, marche dans la classe, retourne à sa place. Il fait tomber ses crayons, se balance sur sa chaise. Pierre parle à voix haute, demande à l’enseignant d’aller boire, va ennuyer ses camarades et prend leur trousse.
Que faire ?

Situation 2
Julie, élève en classe élémentaire, interpelle à voix haute l’enseignant en lui coupant la parole pour poser une question sur un détail. Elle fait du bruit, ricane, conteste l’enseignant devant le groupe. Julie se met facilement en colère. Elle modifie les consignes, contourne les limites voire les transgresse un peu. Elle présente négligemment ses écrits : ne met pas les majuscules, souligne d’une autre couleur. De plus, Julie oublie de faire ses leçons et refuse régulièrement de faire son travail en classe.
Que faire ?

Situation 3
Camille casse les  crayons, lance sa chaise, frappe sans pouvoir l’expliquer. Il répond à l’enseignant, l’insulte, se moque de lui. Il part dans des colères violentes, fait du mal et se fait mal. Il menace verbalement et physiquement. Camille a le même comportement à la récréation envers des camarades et les adultes.
Que faire ?

 

Crédit image Mario Sacha - Fotolia.com ©

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