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L’enfant cachée 

Temps de lecture : 11 minutes
L’enfant cachée 

Un album de littérature jeunesse pour réfléchir sur le sens de la vie, les liens intergénérationnels…Thématique : la déportation, le racisme.

Cette fiche fait partie du dossier de la littérature jeunesse pour réfléchir.

L’enfant cachée de Loïc Dauvillier. Dessins de Marc Lizano - Couleurs de Greg Salsedo (Ed. LeLombard, 2012)

Thématique
La déportation, le racisme.

Résumé du livre
L’héroïne de cette histoire, c’est Dounia. Elle est maintenant grand-mère. Son enfance est souvent au cœur de ses pensées. Ce soir, sa petite fille, Elsa, ne va pas lui laisser le choix : elle va devoir lui raconter son enfance, si longtemps gardée secrète.
Pour situer l’enjeu de cette bande dessinée, il faut reprendre le contexte historique rappelé à la fin de l’album : «  Dès 1940, le gouvernement français, dirigé par Pétain et installé à Vichy, engage une politique d’exclusion contre les Juifs et leur interdit l’exercice de presque toutes les professions. Les enfants juifs et leurs parents ne peuvent plus se rendre dans un jardin public, à la piscine, au musée, au cinéma… tout comme ils n’ont plus le droit d’avoir un chien, un chat ou un oiseau en cage.
Durant l’été 1942, alors que montait la rumeur d’une très importante rafle de juifs à Paris et dans sa banlieue, est né un grand mouvement de résistance civile et de solidarité dans la population française. Cette rafle, appelée la « Rafle du Vel’ D’Hiv’ », n’épargnera ni  les vieillards ni les femmes, ni les enfants. Mais grâce à la sympathie et à l’engagement d’une partie de la population, dix à douze milles personnes réussiront à se soustraire à la police; »
C’est dans ce contexte que se situe l’histoire de Dounia : petite fille juive, elle porte l’étoile jaune imposée par le gouvernement de Vichy. Elle raconte à sa petite fille comment ses parents lui ont expliqué l'obligation de porter l'étoile. Un petit mensonge pour la protéger mais qui sera vite éventé par la petite Dounia.
Á travers son parcours, elle explique la montée de l'humiliation et l'évolution des mentalités de ses camarades de classe et des enseignants. Cela aboutira à l'abandon de l'école.
Après cela, la situation va s'aggraver. Une nuit, la milice vient les arrêter. Le père de Dounia a le temps de cacher sa fille dans le double fond d'une armoire. Ensuite, la petite fille devra fuir constamment.
À travers des mots simples, la grand-mère tente d'expliquer à sa petite fille une page d'histoire qui est aussi un peu la sienne…

Les pistes de réflexion
L’antisémitisme, l’holocauste
On peut profiter de certaines journées nationales pour évoquer ce thème : le dernier dimanche d’avril, c’est la  journée nationale du souvenir de la déportation et le 27 janvier, la journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l’humanité.
Un site intéressant : le Grenier de Sarah : il introduit  à l’histoire de la Shoah et s’adresse spécifiquement aux enfants de 8 à 12 ans, dans le respect de leur sensibilité. Il leur donne à voir et à entendre des contes et des expressions qui montrent la diversité des cultures juives transmises avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale.
Il propose également neuf parcours qui témoignent de la vie quotidienne des Juifs pendant la guerre, à partir de documents d’archives émanant notamment du Mémorial de la Shoah.
Autre site consacré à l’histoire de la Shoah : enseigner l’histoire de la shoah.

Pour aller plus loin

Ce que dit l’Église sur la guerre
L’Eglise dit non sans équivoque à la guerre. Les chrétiens doivent tout faire pour éviter que les guerres n’éclatent en étant contre la course aux armements, en luttant contre toute forme de discrimination raciste, ethnique et religieuse, et en contribuant à mettre fin à toute justice commerciale et sociale. Le recours à la force militaire n’est admissible qu’en cas de légitime défense.
Pour cela, la guerre "juste" répondra aux critères suivants :
1. Elle est conduite par une autorité responsable ;
2. Le motif est juste ;
3. L’intention est juste ;
4. La guerre est le dernier recours possible ;
5. Les moyens mis en oeuvre sont proportionnés à l’agression ;
6. Le succès est envisageable.

Ce que dit l’Église sur le racisme
« Tous les hommes, doués d’une âme raisonnable et créés à l’image de Dieu, ont même nature et même origine; tous, rachetés par le Christ, jouissent d’une même vocation et d’une même destinée divine : on doit donc, et toujours davantage, reconnaître leur égalité fondamentale. Assurément, tous les hommes ne sont pas égaux quant à leur capacité physique qui est variée, ni quant à leurs forces intellectuelles et morales qui sont diverses. Mais toute forme de discrimination touchant les droits fondamentaux de la personne, qu’elle soit sociale ou culturelle, qu’elle soit fondée sur le sexe, la race, la couleur de la peau, la condition sociale, la langue ou la religion, doit être dépassée et éliminée, comme contraire au dessein de Dieu »[[Gaudium et spes, 29.]].

Le rapport de l’Église avec le peuple juif 
La foi chrétienne est greffée sur la foi juive : l’Écriture sainte des juifs est la première partie de notre Ecriture sainte. Et pourtant pendant des siècles, les chrétiens n’ont pas voulu reconnaître cette étroite parenté avec le judaïsme, développant même une haine mortelle des Juifs. C’est pourquoi le pape Jean-Paul II a demandé expressément pardon, à l’occasion de l’année sainte 2000. « La religion juive n’est pas pour nous quelque chose d’externe, mais elle appartient d’une certaine manière au coeur de notre religion. Nous avons avec elle des relations que nous n’avons avec aucune autre religion. Vous êtes nos frères bien-aimés et l’on peut dire d’une certaine manière que vous êtes nos frères ainés. » (lors de sa visite à la synagogue de Rome)
La concile Vatican II dit clairement que les Juifs en tant que peuple ne doivent pas être chargés de la responsabilité collective de la mort de Jésus en croix.

Ce que dit la Loi sur le racisme, sur l’antisémitisme
Voir les lois antiraciales tant au niveau international, européen et français.
« Le racisme peut se définir comme toute discrimination, haine ou violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes, en raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une culture, une nation, une race ou une religion. » (Loi française contre le racisme, 1974)

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