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Fatale Spirale 

Temps de lecture : 10 minutes
Fatale Spirale 

Un album de littérature jeunesse pour réfléchir sur le sens de la vie, les liens intergénérationnels…Thématique : construire ou reconstruire un monde de solidarité, du vécu ensemble contre la barbarie et la bêtise.

 
« Fatale Spirale » de Fabrice Vigne (illustré par Jean-Baptiste Bourgois) (Ed. Sabrasne avec le soutien d’Amnesty International)
Niveau : fin du cycle 3
 
Résumé du livre 
« Tôt ou tard, l’ancienne violence engendre la violence neuve » (Eschyle). C’est la citation placée en exergue de ce « livre réjouissant qui prend le contre-pied des idées reçues et des stéréotypes pour oser penser un autre monde ». On aurait pu choisir aussi une autre citation : « Un sourire est une clé secrète qui ouvre bien des cœurs. »
L’ouvrage commence ainsi : « Nous en sommes-là. Il est facile, après la catastrophe, de hocher la tête, pincer les lèvres, et murmurer lentement d’un air entendu : « Cela devait arriver ». En réalité, personne ne sait ce qui doit arriver. Personne ne peut le voir. Sauf, bien sûr, une fois que tout est arrivé. On ne prévoit que le passé. »
Comme cela résonne dans le contexte de notre société d’aujourd’hui et en particulier à la suite des évènements vécus en ce début d’année 2015. 
 
Tout commence un matin dans le hall d’un immeuble de la Cité des Oliviers III, en grande banlieue. Une cité parmi d’autres où « à force de juxtaposer les vies difficiles des populations qui cohabitent (…) les rapports humains y présentent fréquemment une tension dangereuse, et, par moments, inflammables ».
C’est donc dans ce hall, ce matin fatal à 7h21mn, exactement que la mèche a été allumée. Khader O., 21 ans, se précipitait avec son pitbull dans l’ascenseur au moment où Bertrand P., 46 ans, la mine morose, s’en extirpait. Manquant de se percuter, les deux mâles se toisent, le souffle court à 3 millimètres l’un de l’autre. A cet instant précis – l’origine du mal a pu être reconstituée grâce à la vidéo surveillance de l’immeuble – les deux hommes, les yeux dans les yeux… ont souri. Oh, un sourire très léger. Mais trop tard, le mal était fait.
Aussitôt arrivé dans le tramway, Bertrand P. sourit à tous les voyageurs à renfort de grands « bonjour ! », « signe d’un dérèglement mental », tandis que le jeune Khader O., de retour dans l’appartement propose à sa vieille mère de faire la vaisselle, passer la serpillère et faire ses courses. Madame O., effarée par un tel traitement et désœuvrée se mit à confectionner des pâtisseries pour tout l’étage… Vous l’avez compris le ver était dans le fruit.
 
Et si vous souhaitez en savoir plus sur la manière dont le ver va poursuivre son chemin, lisez ce livre….
 
L’auteur
Fabrice Vigne travaille en médiathèque et a fondé sa troupe de théâtre amateur. En même temps ils est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages. Dans celui-ci, il nous emmène sur le terrain de la prise de conscience de notre responsabilité face au manque de courtoisie civile en pointant l’absurdité de nos comportements, notre mauvaise foi quotidienne ainsi que la facilité avec laquelle les choses pourraient se passer autrement pour le meilleur de notre vie collective.
 
Pistes de réflexion et d’échanges
- Autour de la mondialisation, un concept qui circule déjà dans la tête de bien des élèves de cycle 3 : on découvre dans cet ouvrage le concept évoqué souvent sous le nom d’effet papillon. 
- Autour de nombreuses approches d’éducation civique et morale : le rôle des médias, de l’internet ; les actes de civilité dans le quotidien ; le fair-play en sport ; le respect du bien commun…
- S’arrêter sur les illustrations de Jean-Baptiste Bourgois, Je soulignerai au passage les suivantes : la différence (page 32), la solidarité (pages 40-41 ou encore 43), l’utopie d’un monde où les canons se taisent (page 62-63)…
 
Mon avis
C’est le livre à découvrir tous ensemble, enseignants et élèves, pour construire ou reconstruire un monde de solidarité, du vécu ensemble contre la barbarie et la bêtise. 
 
Pour alimenter la réflexion
 
Les gouttes d’huile
Ne vous imaginez pas que l'Amour, pour être vrai, doit être extraordinaire. 
Ce dont on a besoin, c'est de continuer à aimer. 
Comment une lampe brille-t-elle, si ce n'est par l'apport continuel de petites gouttes d'huile? 
Qu'il n'y ait plus de gouttes d'huiles, et il n'y aura plus de lumière, et l'époux dira : "Je ne te connais pas". 
Mes amis, que sont ces gouttes d'huile dans nos lampes? 
Elles sont les petites choses de tous les jours : la joie, la générosité, les petites paroles de bonté, l'humilité et la patience, simplement aussi une pensée pour les autres, notre manière de faire silence, d'écouter, de regarder, de pardonner, de parler et d'agir. 
Voilà les véritables gouttes d'Amour qui font brûler toute une vie d'une vive flamme. 
 
Mère Teresa
 
Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup
Il enrichit ceux qui le reçoivent
Sans appauvrir ceux qui le donnent.
Il ne dure qu'un instant
Mais son souvenir est parfois éternel.
Personne n'est assez riche pour s'en passer,
Personne n'est assez pauvre pour ne pas le mériter
Il crée le bonheur au foyer, soutient les affaires.
Il est le signe sensible de l'amitié.
Un sourire donne du repos à l'être fatigué,
Rend du courage aux plus découragés.
Il ne peut ni s'acheter, ni se prêter, ni se voler,
Car c'est une chose qui n'a de valeur
Qu'à partir du moment où il se donne.
Et si parfois vous rencontrez une personne
Qui ne sait plus avoir le sourire,
Soyez généreux, offrez-lui le vôtre...
Car nul n'a autant besoin d'un sourire
Que celui qui ne peut en donner aux autres. 
 
Raoul Follereau, "Le Livre d’amour" (1920)

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