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Le harcèlement chez l'enfant ou le jeune

Temps de lecture : 5 minutes
Le harcèlement chez l'enfant ou le jeune

10 % des élèves sont aujourd’hui victimes d’harcèlement. Dès 5 ans, des enfants peuvent y être confrontés. Quelles en sont les conséquences ? Que faire ? Quelle prévention auprès des élèves ?

  • Qu’est ce que le harcèlement ?

Le harcèlement est un enchaînement d’agissements hostiles dont la répétition affaiblit psychologiquement la personne qui en est victime.

  • Quels sont les critères de reconnaissance ?

Des agressions physiques et verbales répétées et inscrites dans la durée.
Une relation asymétrique entre victime et agresseur(s) (pas une bagarre ponctuelle et symétrique).
Une volonté de nuire (écraser, exclure), pas toujours perçue et identifiée par les jeunes.

  • Qu’observe-t-on ?

Des victimes qui subissent : coups, railleries, insultes et le plus souvent hors du temps de cours.
C’est souvent un phénomène de groupe (et il y a un bouc émissaire).
Le silence des victimes et/ou la banalisation des adultes.

Ce qui est ciblé :
- une différence réelle ou supposée,
- la taille, le poids, la couleur de la peau, les cheveux…..
- le quartier, l’habillement, la langue,
- une réussite, une faiblesse,
- la sexualité (du jeune ou de sa famille).

Et les nouveaux médias ?

- La persécution peut être « permanente » par Internet (le harcèlement arrive jusque dans la maison, là où autrefois, l’enfant y était protégé) : messages humiliants, diffamatoires, photos embarrassantes, SMS, Facebook... et le plus souvent anonyme.

- Les jeunes sont de bons utilisateurs d’Internet... mais naïfs quant aux risques.

  • Qui est touché ?

Les enfants dès 5/6 ans ensuite,  on observe un « pic » autour de 12/13 ans puis une baisse après 14/15.
10% des élèves sont victimes de harcèlement, il y a plus d’agresseurs que d’agressés et 30% des agressés deviennent des agresseurs.

  • Est-ce nouveau ?

Non, mais c’est mieux connu et moins banalisé.

  • Quelles sont les conséquences à court terme ?

Une image de soi détériorée, un repli sur soi, un mutisme mais aussi des comportements inhibés, des dépressions, un risque suicidaire ; chez certains, cela entraîne un échec scolaire ou de l’absentéisme.
L’enfant, le jeune a besoin d’être protégé, voire de bénéficier d’une aide spécialisée.

  • Et à long terme ?

Pour l’agressé : un risque dépressif (et des tentatives de suicide).
Pour l’agresseur : un risque accru d’emprisonnement, de chômage.

  • Que faire ?

Pour les adultes :
Prendre au sérieux toute suspicion de harcèlement, écouter les enfants et les adolescents, garder son sang froid, ne pas rester seul(e) pour analyser la gravité de la situation, se conformer aux règles de la vie sociale et protéger la victime.

Pour les parents :
Rassurer et écouter son enfant, prendre contact avec le chef d’établissement et porter plainte si les faits sont graves.
Pour l’établissement scolaire :
Accueillir la victime (recueillir les faits, la fréquence, les auteurs) et avertir les parents (si ne le savent pas).

  • Quelle  prévention auprès des élèves ?

Il est nécessaire de revoir le règlement avec les élèves et de veiller à des temps d’appropriation
Faire de la prévention (simuler les rôles : victime, agresseur, témoin)
Punir les abus.   

               D’après les notes prises lors d’une conférence de Jean Luc Pilet, psychologue, à Pruillé le Chétif (Sarthe) en avril 2013.


 

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