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L’histoire du renard qui n’avait plus toute sa tête.

Temps de lecture : 8 minutes
L’histoire du renard qui n’avait plus toute sa tête.

Un album de littérature jeunesse pour réfléchir sur la maladie, la vieillesse.

Cette fiche fait partie du dossier de la littérature de jeunesse pour réfléchir.

 L’histoire du renard qui n’avait plus toute sa tête, Baltscheit, Martin, 2011, Rue du Monde, 15 euros.
Thématiques : maladie, vieillesse
Album paru en 2011. Son auteur, en même temps illustrateur, a été récompensé par le Prix allemand de littérature de jeunesse 2011 et par le prix Chronos vacances 2012.

Voici un renard qui possède toutes les qualités requises pour être un bon renard : il est rusé, expert en pièges tendus aux chèvres et aux lièvres, ainsi qu’en cuisson de poulet. Il sait tout, il est capable de révéler ses ruses aux renardeaux, il échappe aux chasseurs bien entendu. Ajoutez-lui des années d’aventures et vous obtiendrez un renard qui prend de l’âge ; sa barbe blanchit et sa mémoire commence à flancher : parfois il oublie quel jour de la semaine on est, il ne reconnaît plus ses ennemis, les chiens, et ne sait plus où il habite, ni même qui il est ! Voilà qui est bien gênant pour un renard !

On note alors l’attitude de ses amis : les renardeaux, le merle (il se tait quand le renard occupe son nid !), les oies…Vous l’aurez compris, ces pertes récurrentes de mémoires créent des situations cocasses, lesquelles, si elles font sourire lors de la lecture, permettent d’évoquer des situations de la vie de tous les jours : la vieillesse, la maladie d’Alzheimer, la sénilité.

Autres aspects de cet album : les illustrations très colorées, la typographie des textes qui, à elle seule, donne un sens à  l’histoire.

Remarque générale : l’auteur de cet album traite avec bienveillance, humour et beaucoup de justesse, de l’affaiblissement qui accompagne irrémédiablement la vieillesse. Il faut bien reconnaitre que parler de la maladie d'Alzheimer dans un album pour enfants n'est pas courant. Le tout revêt un aspect positif sur un sujet délicat. La solidarité entre les générations est largement mise en avant : les renardeaux, auxquels le renard a dispensé des cours de chasse et ses ruses, apportent plus tard réconfort, protection et affection à ce même renard devenu vieux.

Pistes de réflexion possibles 

  • Travail possible à partir des illustrations : la couverture dit déjà beaucoup…
  • Effectuer un travail semblable sur la typographie de l’album.
  • Débattre avec les enfants sur cette histoire en établissant des liens avec la réalité qui les entoure car les personnes âgées, chacun a pu avoir l’occasion d’en côtoyer.
  • Et si on organisait une visite à la maison de retraite voisine ou au foyer logement. Plusieurs écoles ont déjà expérimenté cela.

Pour exploiter un album, quelques repères :

  • Notre proposition ne concerne pas l’exploitation d’un album dans le cadre de domaines disciplinaires (ceci peut être fait par ailleurs bien entendu) mais l’ouvrage est là pour provoquer le débat et la réflexion des enfants sur le thème abordé.
  • L’album peut trouver sa place pour lancer le débat mais il peut tout aussi bien s’inscrire dans le déroulement d’une séquence et enrichir la réflexion. En d’autres cas, il servira de point d’orgue pour clore le travail réalisé.
  • Laisser place à l’expression des élèves pour que les questions surgissent. Il ne s’agit pas d’y apporter réponse immédiate mais de permettre la réflexion.
  • Ouvrir des pistes permettant de poursuivre la réflexion

Pour aller plus loin, autour de la vieillesse et la maladie,  quelques textes et références supplémentaires

  • Ce que dit la Loi en France : Tout enfant doit aider matériellement ses parents dans le besoin (article 205 du Code civil).
  • Ce que dit l’Eglise : « Tu honoreras ton père et ta mère ».

« Les enfants doivent être reconnaissants envers leurs parents, d’abord parce que leur vie est née de leur amour. Cette gratitude se traduit, tout au long de la vie, par une relation d’amour, de respect, de responsabilité et d’obéissance bien comprise. Si leurs parents se trouvent dans une situation d’indigence, de maladie ou de vieillesse, les enfants doivent en prendre soin avec affection. » (Extrait de Youcat page 204).

  • Autre approche : celle de la maladie et de notre attitude envers les malades. Les références sont nombreuses pour élargir la réflexion : l’attitude du Christ dans les Evangiles où on ne compte pas le nombre de passages relatant sa rencontre avec les malades ; chaque année en février l’Eglise consacre une journée spécifique aux malades ; dans de nombreuses paroisses il existe des équipes de personnes visitant les malades , c’est peut-être l’occasion de recueillir leur témoignage, etc.

Lire aussi sur sitEColes le dossier « de la littérature enfantine pour réfléchir ».

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