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Textes à méditer : Evaluation

Temps de lecture : 33 minutes
Textes à méditer : Evaluation

Le pêcheur et le savant ; Le petit garçon et la fleur ; Si je veux réussir à aider un être ; Valeur réelle ; La cruche fissurée ; Le beau dessin ; Le cancre ; Passion ; Histoire de balai et de tomates ; Le rocher et le paysan ; Grignote ; Le maître et l'élève

Le pêcheur et le savant

Par une belle nuit étoilée un pêcheur ramenait un savant dans sa barque. Le savant contemplait les constellations quand soudain il demanda au pêcheur : « Connais-tu l’astronomie ? – Non, répondit-il. – Alors, tu es bien pauvre, dit le savant, tu as perdu un quart de ta vie. Connais-tu un peu la physique ? – Non, je ne la connais pas. – Alors tu as perdu deux quarts de ta vie. Mais peut-être connais-tu la chimie ? – Absolument pas, je n’en ai jamais entendu parler. – Quelle ignorance ! Tu as perdu les trois quarts de ta vie. » Pendant ce temps le ciel commençait à se couvrir de nuages. Soudain un orage éclate, la mer devient de plus en plus houleuse, la tempête menace… « Savez-vous nager, monsieur le savant ? demande le pêcheur. – Non, je ne sais pas. – Alors vous, vous allez perdre les quatre quarts de votre vie ! »

Pour se diriger sur cet océan qu’est le monde, il y a des connaissances qui sont beaucoup plus utiles que d’autres, indispensables même : celles qui nous aident à « nager », pour sortir sains et saufs des orages et des tempêtes.

Omraam Mikhaël Aïvanhov 


Le petit garçon et la fleur

Un jour, un petit garçon partit pour l’école. C’était encore un bien petit garçon, et l’école était fort grande. Mais quand le petit garçon découvrit qu’il pouvait arriver à sa classe en entrant directement par la porte de la cour il se sentit content. Et l’école n’avait déjà plus l’air tout à fait aussi grande.
Un matin, alors que le petit garçon était à l’école depuis un certain temps, la maîtresse dit : « Aujourd’hui, nous allons faire un dessin ». Il aimait faire des dessins. Il savait en faire de toutes les sortes : des lions et des tigres, des poules et des vaches, des trains et des bateaux. Et il prit sa boîte de crayons et commença à dessiner.
Mais la maîtresse dit : « Attendez ! Ce n’est pas le moment de commencer ! » et elle attendit jusqu’à ce qui tout le monde ait l’air prêt.
« Maintenant, dit la maîtresse, nous allons faire des fleurs ». Chic ! pensa le petit garçon, il aimait faire des fleurs, et il commença à en faire des magnifiques avec ses crayons rose et orange et bleu.
Mais la maîtresse dit : « Attendez ! Je vais vous montrer comment faire ». Et elle fit une fleur rouge avec une tige verte. « Voilà, dit la maîtresse, maintenant vous pouvez commencer ».
Le petit garçon regarda la fleur dessinée par la maîtresse. Puis il regarda ses fleurs à lui. Il aimait mieux ses fleurs que celle de la maîtresse mais ne le dit pas. Il retourna simplement son papier et il fit une fleur comme celle de la maîtresse. Elle était rouge avec une tige verte.
Et bientôt le petit garçon apprit à attendre, à bien regarder et à faire des choses juste comme la maîtresse. Et bientôt, il ne fit plus de choses de lui-même du tout.
Il arriva que le petit garçon et sa famille déménagèrent dans une autre maison, dans une autre ville, et le petit garçon dut aller dans une autre école.
Cette école était encore plus grande que l’autre et il n’y avait pas de porte pour aller directement de dehors dans sa classe. Il devait monter, monter des grandes marches et marcher le long d’un grand corridor pour arriver à sa classe.
Et le premier jour où il était là, la maîtresse dit : « Aujourd’hui nous allons faire un dessin ». Chic ! pensa le petit garçon et il attendit que la maîtresse dise quoi faire. Mais la maîtresse ne dit rien. Elle se promena simplement autour de la classe.
Quand elle arriva près du petit garçon, elle dit : « Tu ne veux pas faire un dessin ? ». « Si, dit le petit garçon, qu’allons-nous faire ? » « Je ne sais pas, avant que tu le fasses », dit la maîtresse.
« Comment vais-je faire ce dessin ? », demanda le petit garçon. « Oh, vraiment comme tu veux ! », dit la maîtresse. « Et avec n’importe quelle couleur ? », dit le petit garçon. « Si tout le monde faisait le même dessin, comment saurais-je qui a fait quoi ? et lequel est à qui ? », dit la maîtresse. « Je ne sais pas », dit le petit garçon. Et il commença à faire une fleur rouge avec une tige verte.

Helen E. Buckley


Si je veux réussir à aider un être

Si je veux réussir à accompagner un être vers un but précis je dois le chercher là où il est et commencer là, justement là.
Celui qui ne sait faire cela, se trompe lui-même quand il pense pouvoir aider les autres.
Pour aider un être, je dois certainement comprendre plus que lui, mais d'abord comprendre ce qu'il comprend.
Si je n'y parviens pas, il ne sert à rien que je sois plus capable et plus savant que lui.
Si je désire avant tout montrer ce que je sais, c'est parce que je suis orgueilleux et cherche à être admiré de l'autre plutôt que l'aider.
Tout soutien commence avec humilité devant celui que je veux accompagner ; et c'est pourquoi je dois comprendre qu'aider n'est pas vouloir maîtriser mais vouloir servir.
Si je n'y arrive pas, je ne puis aider l'autre.

Soren Kierkegaard


Valeur réelle

Un conférencier bien connu commence son séminaire en tenant bien haut un billet de 100 €.
Il demande aux gens: « Qui aimerait avoir ce billet ? »
 Les mains commencent à se lever alors il dit :
« Je vais donner ce billet de 100 € à un de vous mais avant, laissez-moi faire quelque chose avec. »
 Il chiffonne alors le billet avec force et il demande :
« Est-ce que vous voulez toujours de ce billet ? »
Les mains continuent à se lever.
« Bon, d'accord, mais que se passera-t-il si je fais cela.»
Il jette le billet froissé par terre et saute à pieds joints dessus, l'écrasant autant que possible et le recouvrant des poussières du plancher.
Ensuite il demande :
« Qui veut encore avoir ce billet ? »
Évidemment, les mains continuent de se lever.
« Mes amis, vous venez d'apprendre une leçon...
Peu importe ce que je fais avec ce billet, vous le voulez toujours parce que sa valeur n'a pas changé, il vaut toujours 100 €.
Plusieurs fois dans votre vie vous serez froissés, rejetés, souillés par les gens ou par les événements.
Vous aurez l'impression que vous ne valez plus rien mais en réalité votre valeur n'aura pas changé aux yeux des gens qui vous aiment.
La valeur d'une personne ne tient pas à ce l'on a fait ou pas, vous pourrez toujours recommencer et atteindre vos objectifs car votre valeur intrinsèque est toujours intacte. »

Anonyme


La cruche fissurée

Un vendeur d’eau se rend chaque matin à la rivière, remplit ses deux cruches et part vers la ville distribuer l’eau à ses clients. Fissurée, une des cruches perd son eau. Toute neuve, l’autre rapporte plus d’argent. La pauvre fissurée se sent inférieure.
Un matin, elle décide de se confier à son patron :
- Tu sais, je suis consciente de mes limites. Tu perds de l’argent à cause de moi, car je suis à moitié vide quand nous arrivons en ville. Pardonne mes faiblesses.
Le lendemain, en route vers la rivière, le patron interpelle sa cruche fissurée :
- Regarde sur le bord de la route !
- C’est joli, et plein de fleurs !
- C’est grâce à toi, réplique le patron. C’est toi qui, chaque matin, arroses le bas-côté de la route. J’ai acheté un paquet de graines de fleurs et je les ai semées le long du chemin. Et toi, sans le savoir et sans le vouloir, tu les arroses chaque jour. Ne l’oublie jamais : nous sommes tous un peu fissurés mais, si nous le lui demandons, Dieu sait faire des merveilles avec nos faiblesses.

Anonyme


Le beau dessin

Quand un enfant vous offre un de ses plus beaux dessins,
quand il y a mis tout son cœur et beaucoup d'ardeur,
quand, faisant de son mieux, il y a passé des heures,
Attention ! car dans vos mains vous tenez son destin !

Oubliez que vous êtes une grande personne
qui n'a plus de grands rêves ni d'illusions vaines.
Oubliez le monde des adultes plein de chaînes,
adoptez pour lui une attitude qui soit bonne...

Faites une grande pause avec lui dans son beau monde.
Qu'importe les quelques traits grossiers du beau dessin,
flattez l'âme d'artiste qui prend vie dans ses mains,
encouragez-le à se surpasser dans ce monde.

Rassurez-le dans son timide élan créatif,
exagérez un peu la joie que vous éprouvez,
montrez lui que vous êtes fier de ce qu'il a fait.
Faites en une star pour quelques temps jouissifs.

Planez avec lui dans les cieux de la création,
essayez de survoler avec lui ses idées,
partagez avec lui son besoin de s'exprimer,
ouvrez-lui la porte de sa petite prison.

N'oubliez pas que toute œuvre d'art, même minime,
est pour son créateur un bel être qu'il enfante.
Petit à petit, après mûres réflexions lentes,
hésitantes, il vous a invité dans son monde intime.

Evitez, adultes, pour son œuvre trop de distance.
Ne lui brisez pas ses ailes encore fragiles
car son cœur pleurerait une larme indélébile,
car, à son âge, on ne comprend pas l'indifférence.

François Gagol (L'arc-en-ciel du Paradis, 2003)


Le cancre  

Il dit non avec la tête
Mais il dit oui avec le cœur
Il dit oui à ce qu'il aime
Il dit non au professeur
Il est debout
On le questionne
Et tous les problèmes sont posés
Soudain le fou rire le prend
Et il efface tout
Les chiffres et les mots
Les dates et les noms
Les phrases et les pièges
Et malgré les menaces du maître
Sous les huées des enfants prodiges
Avec des craies de toutes les couleurs
Sur le tableau noir du malheur
Il dessine le visage du bonheur.

Jacques Prévert   


Passion 

Tu cherches une profession payante.
Une profession qui te garantit un emploi à la hauteur de tes forces.
Une profession qui ne t'épuisera pas
et pour laquelle aucun effort ne ressemblera à un sacrifice.
Une profession qui te promet le succès
sans jamais tomber dans la banalité.
Une profession qui t'élèvera au-dessus de tes peurs
parce qu'elle stimulera constamment ta confiance.
Cesse dès maintenant de chercher.
Depuis longtemps, elle attire le meilleur de toi.
Cette profession ne te trompera jamais.
Elle seule sait comment t'épanouir.
Elle seule ne doutera jamais de toi.
Les autres l'appelleront toujours « profession »,
mais toi tu lui donneras son véritable nom :
« PASSION » .

François Gervais 


Histoire de balai et de tomates

Un chômeur postule pour un poste de technicien de surface chez Microsoft.
Le DRH (directeur des ressources humaines) lui fait passer un entretien, puis un test (balayer le sol), et lui dit : « Tu es engagé ; donne-moi ton e-mail et je t'enverrai le formulaire à remplir, ainsi que la date et l'heure auxquelles tu devras te présenter pour commencer ton travail. »
L'homme, désespéré, répond qu'il ne possède pas d'ordinateur, et encore moins d'e-mail. Le DRH lui dit alors qu'il est désolé, mais que s'il n'a pas d'e-mail, cela signifie que virtuellement il n'existe pas et, comme il n'existe pas, il ne peut avoir le job.
L'homme sort, désespéré, sans savoir que faire; avec seulement 10 dollars en poche. Alors il décide d'aller au supermarché et d'acheter une caisse de 10 kilos de tomates. Il fait donc du porte à porte pour vendre ses tomates au kilo, et, en moins de deux heures, réussit à doubler son capital. Il répète l'opération encore trois fois et revient chez lui avec 60 dollars.
Alors, il réalise qu'il pourrait survivre de cette manière, il part de chez lui tous les jours plus tôt et revient chez lui plus tard et ainsi triple et quadruple son argent chaque jour. Peu de temps après, il achète une charrette, puis l'échange contre un camion et peu de temps après se retrouve avec une petite flotte de véhicules de livraison.
Passé 5 ans, l'homme est propriétaire d'un des plus grands distributeurs alimentaires des Etats Unis. Il pense alors au futur de sa famille et décide de prendre une assurance vie. Il appelle un assureur, choisit un plan d'assurance et quand la conversation termine, l'assureur lui demande son e-mail pour lui envoyer la proposition. L'homme dit alors qu'il n'a pas d'e-mail.
« Curieux, lui dit l'assureur, vous n'avez pas d'e-mail et vous êtes arrivé à construire cet empire, imaginez ce que vous seriez si vous aviez un e-mail! »
L'homme réfléchit et répond :
- Je serais balayeur chez Microsoft !

Brian Cavanaugh


Le rocher et le paysan

Il y a très longtemps, un roi fit placer un gros rocher sur une route. Puis, il se cacha et attendit pour voir si quelqu'un enlèverait l'énorme rocher.
Quelque uns des marchands et courtisans les plus riches du royaume passèrent pas là et firent tout simplement le tour du rocher. Plusieurs d'entre eux en profitèrent pour accuser le roi de négliger les routes, mais aucun ne fit quoi que ce soit pour enlever le rocher du chemin.
Puis, un paysan passa par là avec une grosse caisse de légumes. En approchant du rocher, le paysan déposa son fardeau et essaya de pousser le rocher vers le fossé. Après beaucoup d'efforts, il finit par réussir.
Lorsqu'il se pencha pour reprendre sa caisse de légumes, il aperçut une bourse par terre, à l'endroit même où était le rocher. La bourse contenait plusieurs pièces d'or et une note écrite par le roi, dans laquelle il disait que l'or appartenait à la personne qui avait enlevé le rocher.
Le paysan venait d'apprendre ce que beaucoup de gens ne comprennent jamais : chaque obstacle nous donne l'occasion d'améliorer notre sort.

Anonyme 


Grignote

À quinze ans, Grignote, de son surnom, n’était pas tellement porté sur l’école. Ça ne voulait pas dire qu’il détestait apprendre... Mais, entre l’école et l’atelier de son grand-père, Grignote n’avait aucune hésitation. Il aimait mieux apprendre avec son grand-père.

Le grand-père de Grignote n’était pas un prof, mais il aimait son métier d’ébéniste... comme un prof aime le sien. Il aimait voir ses petits-fils apprendre... comme un prof aime voir ses élèves apprendre. Il se sentait bien dans son atelier quand ses petits-fils venaient travailler avec lui. De plus, il aimait beaucoup chantonner en travaillant et il avait un faible pour Gilles Vigneault.
Un beau jour, Grignote fit irruption dans la boutique de son grand-père. Le vieil homme tournait alors une patte de table. Vous savez, c’est une vraie merveille de voir un ébéniste travailler sur un tour à bois. La pièce de bois brute et informe se met à tourner de plus en plus vite et, quand l’artisan sort le ciseau à bois, des milliers de petites éclisses entrent dans une folle danse... Grignote était béat d’admiration. Quand le tour s’arrêta quelques minutes plus tard, la pièce de bois rude s’était métamorphosée en une jolie patte de table, bien polie, bien galbée... De toute beauté !
- C’est bien beau, grand-papa ! s’ébahit notre ami Grignote. J’aimerais ça, essayer... Est-ce... possible ?
- Bien sûr, mon homme. Je vais te donner quelques conseils de sécurité et puis, après ça, tu pourras essayer.
Et voilà notre Grignote au travail... Maladroit, le jeune garçon fit une fausse manœuvre dès le départ. Si bien que la patte cassa immédiatement. Imaginez la déception ! Il avait encore échoué. Mais le grand-père, qui avait supervisé la manœuvre, avait détecté la maladresse. Quelques ajustements, quelques encouragements, une nouvelle pièce de bois... et revoilà notre ébéniste en herbe au travail.
Quand le tour s’immobilisa, cette fois-là, on était à des kilomètres de la patte de table de l’ancêtre, bien sûr, mais c’était beaucoup mieux que la première fois. Et, c’est là-dessus que le grand-père insista pour que Grignote retourne au tour. L’homme d’expérience savait, lui, que son jeune protégé était sur le point de réussir.
Il lui donna donc une pièce de bois digne de l’événement. De nouveau, le tour s’activa dans un tourbillon d’éclisses qui papillonnèrent dans toutes les directions. Quand Grignote poussa l’interrupteur, il lui sembla que la pièce de bois ne s’immobiliserait jamais. Les yeux de Grignote étaient rivés sur le tour. Ceux du grand-père étaient fixés sur ceux de Grignote.
La patte était parfaite. Un chef-d’œuvre. Le grand-père était si fier qu’il entonna d’une voix forte sa chanson favorite. Il la transformait selon les circonstances : « Mon cher Grignote, c’est à mon tour de dire BRAVO pour ton succès. »
Mais Grignote, lui, était bien triste.
- Tu vois, grand-papa, murmura-t-il, j’ai encore échoué aujourd’hui. La première patte, ça a été un gros zéro. La deuxième, ça valait à peine quarante pour cent. Alors, même si tu me donnes cent pour cent pour celle-là, ça ne me donnera que quarante-sept pour cent de moyenne...
- Mais, voyons, Grignote, s’étonna le grand-père, tu vois bien que tu es maintenant capable de travailler sur un tour à bois !
- Tu ne comprends pas, grand-papa... Tu n’es pas allé à l’école assez longtemps.
En regardant Grignote quitter tristement l’atelier, le vieil homme, la larme à l’œil, essaya de comprendre quel diable avait bien pu convaincre Grignote de son échec...

Michel Dufour 


Le maître et l'élève 

En Inde, dans une région proche du Tibet, il était une fois un maître et son élève.
Quand le maître et l’élève eurent débattu des conditions pratiques d’usage, le maître commença son enseignement. Il dit à son élève :
- Tu dois être fort. Va chercher qui tu es.
L’élève partit chercher la force et un an plus tard, il revint voir son maître et lui dit :
- Je suis fort.

Pour montrer sa force, il pris un roc qu’il aurait été incapable de déplacer une année auparavant, le leva au-dessus de sa tête et le fracassa en mille morceaux sur le sol.
- Très bien, dit le maître, tu es fort. Maintenant, tu dois être intelligent, va chercher qui tu es.
L’élève partit chercher l’intelligence et trois ans plus tard, il revint voir son maître et lui dit :
- Je suis intelligent.
Le maître lui donna un texte très volumineux
- Tu viens m’en parler dans trois heures
Ce temps écoulé, le maître et l’élève parlèrent de l’ouvrage, d’égal à égal, jusqu’au lever du jour. Le maître à ce moment-là dit :
- Tu dois être sensible. Va chercher qui tu es.

L’élève partit et son absence dura dix ans.
A son retour, il montra au maître toute sa sensibilité.
- Très bien, dit le maître, tu es fort, intelligent et sensible, tu dois aussi être rigoureux…
L’élève lui coupa la parole et poursuivit :
- Je suis qui je suis.
- Je n’ai plus rien à t’apprendre, répondit le maître. Va, ton chemin est bien le tien.

Inspiré d’un vieux conte hindou

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