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Textes à méditer : Croire (je crois)

Temps de lecture : 19 minutes
Textes à méditer : Croire (je crois)

Je crois, Dieu, que Tu es Père ; Je crois au Dieu des prophètes ; Credi de Dom Helder Camara ; Ce que je crois ; Je crois, Dieu... ; Je crois pourtant

Je crois, Dieu, que Tu es Père

Je crois, Dieu, que Tu es Père,
Notre Père à tous.
Tu nous as offert la terre en cadeau
Et Tu nous invites à la partager avec tous.
Je crois en Jésus, ton Fils bien-aimé.
Grâce au « oui » de la Vierge Marie,
Il est venu vivre au milieu de nous.
Sa parole était de feu
Et ses gestes respiraient ta bonté.
Il a été jusqu’au bout de son chemin d’amour,
Se donnant lui-même pour nous
Sur la croix où les hommes l’avaient fixé.
Mais Tu l’as réveillé de la mort,
Il est vivant, avec nous jusqu’à la fin des temps.
Son chemin devient le nôtre.
Il reviendra nous prendre avec lui.
Je crois en l’Esprit Saint,
Souffle de vie et d’amour.
Il nous rappelle tout ce que Jésus nous a dit
Et nous conduit vers la vérité tout entière.
Il nous garde dans l’unité de l’Eglise
Et nous guide vers le Royaume.
Je crois au triomphe de la vie
Pour les siècles des siècles.
Amen.

Charles Delhez (La prière, c’est facile ! - Ed. MAME/Fidélité, 2008)


Je crois au Dieu des prophètes

Je crois en Dieu le Père.
Je ne crois pas en un Dieu patron, juge ou maître…
Je crois au Père qui écoute le cri des pauvres.
Non pas un Dieu dans les hauteurs, mais un Dieu présent dans la vie d’aujourd’hui et les situations de son peuple.
Le Dieu qui appelle l’homme à arracher ses frères aux gémissements de l’exploitation et de l’injustice.
Je crois au Dieu des prophètes, au Dieu qui séduit l’homme,
et je crois qu’il est merveilleux de se laisser séduire par Dieu…
Je crois au Dieu de l’appel, au Dieu de la protestation et de l’annonce.
Je crois au Dieu qui ne nous laisse pas tranquille.
Et je crois en Jésus son Fils unique, né de Marie la Vierge, lui qui s’est mêlé aux pauvres, aux prostituées, aux pécheurs, aux enfants, aux lépreux.
Lui qui en est arrivé à être traité de démoniaque.
En lui, je crois que c’est Dieu qui se rend visible à nous et apporte la bonne nouvelle de la libération à tous les pauvres, à tous ceux qui ont faim, à tous ceux qui pleurent, à tous ceux qui souffrent de persécution pour la justice.
Je crois que Jésus, à cause du Dieu qu’il annonçait, à cause du Royaume qu’il vivait, a été crucifié, a été mis à mort par les puissants et qu’il a donné sa vie, son engagement et sa mort pour la libération de nous tous.
Je crois que Dieu a ressuscité Jésus-Christ parmi nous.
Avec Jésus, Dieu a ressuscité aussi la cause de tous les faibles, de tous les pauvres de la terre.
Alors il est possible de commencer aujourd’hui à vivre et à construire avec lui la terre nouvelle et des hommes nouveaux dans l’attente de la plénitude de l’au-delà.
Je crois en l’Esprit-Saint qui planait sur le chaos primordial, lui qui est capable de transformer les ossements desséchés et de les couvrir de chair.
Lui qui s’est montré vivant dans l’incarnation de Jésus et dans toute sa vie.
Lui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts.
Je crois que celui qui a ressuscité Jésus ressuscitera tout homme qui croit en l’amour, qui agit dans la liberté, qui est crucifié parce qu’il a faim et soif de justice, qui est crucifié comme son maître parce qu’il croit en la vérité, et, qui par amour, va jusqu’à donner sa vie pour ses frères.
Je crois en cet Esprit : il est celui qui nous montre la possibilité de vivre l’Evangile. Il est celui qui nous rappelle sans cesse le visage vivant de Jésus parmi ceux qui souffrent de la persécution pour la justice.
Je crois en cet Esprit qui nous révèle le visage crucifié du Christ, nous crie Jésus-Christ et continue à nous dire : « J’ai eu faim, j’ai eu soif, j’étais nu, qu’as-tu fait pour moi ? »
Je crois en l’Eglise de Jésus-Christ qui a 2000 ans et qui naît aujourd’hui.
Je crois en cette Eglise qui nous frappe par ses rugosités, par son péché, par ses infidélités : elle nous traverse tous.
Je crois en cette Eglise marquée par le temps, avec ses cicatrices.
Je crois que l’Esprit saint est sans cesse en train de travailler pour la renouveler.
C’est d’elle que j’ai appris à vivre selon l’Esprit de Jésus,
c’est en elle que le Christ m’a appelé à être serviteur de tous les hommes.
Je crois en cette Eglise que l’Esprit empêche de devenir vieille, de dévier, de s’attarder sur ses sécurités, de s’accommoder avec le pouvoir, les privilèges.
Je crois en cette Eglise qui ne vit pas pour elle-même mais qui vit pour que le monde devienne Royaume, transparence de bonté.

Credo de Mariano Puga (plaquette de Carême 2004 du CCFD)


Credo de Dom Helder Camara

Je crois en Dieu qui est le Père de tous les hommes  et qui leur a confié la terre.
Je crois en Jésus-Christ qui est venu pour nous encourager et pour nous guérir,
pour nous délivrer des puissances et pour nous annoncer la paix de Dieu avec l'humanité.
Il s'est livré pour le monde. Il est au milieu de nous le Seigneur vivant.
Je crois en l'Esprit de Dieu qui travaille en tout homme de bonne volonté.
Je crois en l'Eglise, donnée comme signe pour toutes les nations,
armée de la force de l'Esprit et envoyée pour servir les hommes.
Je crois que Dieu, à la fin, brisera la puissance du péché en nous et en tout être humain.
Je crois que l'homme vivra de la vie de Dieu pour toujours.
Je ne crois pas au droit du plus fort, au langage des armes, à la puissance des puissants.
Je ne veux croire qu'aux droits de l'homme,  
à la main ouverte, à la puissance des non-violents.
Je ne crois pas à la race ou à la richesse, aux privilèges, à l'ordre établi.
Je veux croire que tous les hommes sont des hommes
et que l'ordre de la force et de l'injustice est un désordre.
Je ne croirai pas que je n'ai pas à m'occuper de ce qui arrive loin d'ici.
Je veux croire que le monde entier est ma maison et que tous moissonnent ce que tous ont semé.
Je ne croirai pas que je puisse là-bas combattre l'oppression si je tolère ici l'injustice.
Je veux croire que le droit est un, ici et là, et que je ne suis pas libre tant qu'un seul homme est esclave.
Je ne croirai pas que la guerre et la faim soient inévitables et la paix inaccessible.
Je veux croire à l'action modeste et aux mains nues.
Je ne croirai pas que toute peine est veine.
Je ne croirai pas que le rêve de l'homme restera un rêve et que la mort sera la fin.
Mais j'ose croire, toujours et malgré tout, à l'homme nouveau.
J'ose croire au rêve de Dieu lui-même : un ciel nouveau et une terre nouvelle où la justice habitera.

Dom Helder Camara


Ce que je crois

Aujourd'hui, dans la nuit du monde et l'espérance de la Bonne Nouvelle,
j'affirme avec audace ma foi en l'avenir de l'humanité !
Je refuse de croire que les circonstances actuelles
rendront les hommes incapables de faire une terre meilleure.
Je refuse de croire que l'être humain n'est qu'un fétu de paille, ballotté par le courant de la vie, sans avoir la possibilité d'influencer en quoi que ce soit le cours des évènements.
Je refuse de partager l'avis de ceux qui prétendent que l'homme est à ce point captif
de la nuit sans étoiles, du racisme et de la guerre,
que l'aurore radieuse de la paix et de la fraternité ne pourra jamais devenir réalité.
Je refuse de faire mienne la prédiction cynique que les peuples descendront l'un après l'autre dans le tourbillon du militarisme, vers l'enfer de la destruction thermonucléaire.
Je crois que la vérité et l'amour sans conditions auront le dernier mot effectivement.
La vie, même vaincue provisoirement, demeure toujours plus forte que la mort.
Je crois fermement que, même au milieu des obus qui éclatent et des canons qui tonnent,
il reste l'espoir d'un matin radieux.
J'ose croire qu'un jour tous les habitants de la terre  pourront recevoir trois repas par jour
pour la vie de leur corps, pour l'éducation et la culture, pour la santé de leur esprit, l'égalité et la liberté pour la vie de leur cœur.
Je crois également qu'un jour, toute l'humanité reconnaîtra en Dieu la source de son amour.
Je crois également que la volonté salvatrice et pacifique deviendra un jour la loi.
Le loup et l'agneau pourront se reposer ensemble,
chaque homme pourra s'asseoir sous son figuier dans sa vigne,
 et personne n'aura plus raison d'avoir peur.
Je crois fermement que nous l'emporterons !

Martin Luther King


Je crois, Dieu...
 
Par les rayons de lumière qui s'unissent à la mer,
Par le murmure des ondes qui résonnent dans la nuit,
Les profondeurs des eaux cachant tant de mystères,
Je crois, Dieu, que tu vis.

Par le feuillage enflammé qui s'éteint dans l'hiver,
Les verts pâturages soudain recouverts de diamants,
Par les perles de pluies qui enrichissent la terre,
Je crois, Dieu, que tu es grand.

Par le sourire d'un enfant qui ne connaît plus la souffrance,
Par les mains d'un vieillard qui s'élèvent en louanges,
Par la paix que tu mets dans le cœur le plus meurtri,
Je crois, Dieu, que tu agis.

Par tes promesses que tu ne manques jamais d'accomplir,
Comme les bourgeons du printemps sont appelés à s'ouvrir,
Par ta parole dont la vérité est l'essence même,
Je crois, Dieu, que tu es fidèle.

Par Jésus qui devant la foule des hommes perdus,
Est venu dans notre monde apporter le salut,
Par ses larmes, ses angoisses, sa victoire sur l'enfer,
Je sais, Dieu, que tu nous aimes.

Site Prier.be


Je crois pourtant

Je sais que beaucoup d'hommes vivent sans espérance,
et je crois pourtant que Dieu ne désespère d'aucun d'eux.

Je sais que le monde est imparfait, ingrat et cruel,
et je crois pourtant que Dieu compte sur nous pour le rendre habitable.

Je sais que dans tout homme se cachent des réserves insoupçonnées de cruauté,
et je crois pourtant que l'Esprit Saint peut le rendre capable d'aimer.

Je sais que notre liberté est souvent illusion et nos pouvoirs minuscules,
et je crois pourtant que rien n'est fatal, surtout pas le sens des choses.

Je sais que la mort a toujours le dernier mot,
et je crois pourtant que le cœur de Dieu ne laisse perdre aucun moment de vie.

Je sais que ma vie est celle d'un pécheur : je ne compte pas sur ma vertu,
et je crois pourtant que Jésus m'ouvrira le pardon de Dieu.

Je sais que les hommes naissent dans une culture, une histoire, une religion,
et je crois pourtant que l'amour a quelque chose d'éternel.

Je sais que ce que je sais du monde n'est presque rien,
et je crois pourtant que je sais l'essentiel quand je dis en Eglise :
je crois en Dieu le Père tout puissant, Créateur du ciel et de la terre.

Mgr Jacques Noyer (évêque d'Amiens)

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