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Textes à méditer : Equipe (travail en équipe)

Temps de lecture : 14 minutes
Textes à méditer : Equipe (travail en équipe)

Comment faire pour animer une réunion et la gâcher ? La légende de l'arc-en-ciel ; Les ciseaux et l'aiguille ; La parabole des outils ; Les béatitudes de la collaboration ; Faites-le quand même

Comment faire pour animer une réunion et la gâcher ?

1. Commencez en retard la réunion après avoir attendu que tout le monde soit là.
2. Ne tenez pas compte de la disposition des lieux, que chacun s’installe comme il le souhaite (si vraiment vous y tenez, préférez la disposition en rang comme au cinéma ou en longueur comme dans les banquets à la disposition en cercle ou en petites unités si le groupe est important)
3. Si les participants ne se connaissent pas, surtout pas de présentations, vous perdriez l’effet de surprise !
4. Oubliez d’exposer l’ordre du jour ou mieux ne le construisez pas à l’avance.
5. Étendez-vous sur le premier point et expédiez les autres vite fait
6. Si la réunion est consultative, inutile de le préciser, les participants aiment bien croire jusqu’au dernier moment qu’ils sont réunis pour prendre des décisions.
7. Ne regardez pas votre montre pour éviter de répartir le temps en fonction du nombre de points à traiter et de leur importance.
8. Engagez un dialogue avec le bavard de service à moins que le monologue soit plus dans votre style
9. Commencez par exposer vos points de vue sur la question à débattre. Les données, les faits de départ sont une perte de temps.
10. Pratiquez le laisser-faire : les apartés et les digressions donnent de la spontanéité au débat, ne distribuez surtout pas la parole
11. Permettez à chacun d’interrompre celui qui s’exprime ou de parler en même temps que lui : si les participants s’écoutent, ils risquent de s’entendre.
12. Terminez avec une 1/2 heure de retard si tant est que vous ayez fixé un horaire, en faisant semblant de ne pas voir les départs successifs de vos collègues.

Anonyme


La légende de l'arc-en-ciel

Un beau jour, toutes les couleurs du monde entier se mirent à se disputer. Chacune prétendait qu’elle était la plus belle, la plus importante, la plus utile, la préférée !

Elles se vantaient, à haute-voix, chacune étant bien convaincue d’être la meilleure. Le bruit de leur querelle s’enfla de plus en plus. Soudain, un éclair d’une lumière aveuglante apparut dans le ciel, accompagné de roulements de tonnerre. La pluie commença à tomber à torrents sans discontinuer. Effrayées, toutes les couleurs se tapirent et se rapprochèrent pour chercher un abri les unes près des autres.

La pluie prit la parole : « stupides créatures qui vous battez entre vous, chacune essayant de dominer l’autre, ne savez-vous pas que c’est Dieu qui vous a faites toutes, chacune dans un but particulier, uniques et différentes ?

Il aime chacune d’entre vous, il a besoin de vous toutes. Joignez vos mains et venez à moi. Il va vous étendre à travers le ciel en un magnifique arc-en-ciel, pour vous montrer qu’il vous aime toutes, que vous pouvez vivre ensemble en paix. Comme une promesse qu’il est avec vous, et comme un signe d’espérance pour demain…»

Ainsi, chaque fois que Dieu envoie une pluie pour laver le monde, il place l’arc-en-ciel dans son ciel, et quand nous l’apercevons nous devrions nous rappeler qu’il veut que nous sachions, nous aussi, nous apprécier les uns les autres et le louer de notre merveilleuse complémentarité…

Légende amérindienne


Les ciseaux et l'aiguille

Un roi rendit un jour visite au grand mystique Soufi Farid. S'inclinant devant lui, il lui offrit un présent d'une grande valeur, un objet d'une rare beauté, une paire de ciseaux en or incrusté de diamants. Farid prit les ciseaux en main, les admira et les rendit à son visiteur en disant :
« Merci, Sire, pour ce cadeau précieux. L'objet est magnifique, mais je n'en ai pas l'usage. Donnez-moi plutôt une aiguille. Je n'ai que faire d'une paire de ciseaux.
- Je ne comprends pas, fit le roi, si vous avez besoin d'une aiguille, il vous faudra aussi les ciseaux !
- Non, expliqua Farid. Les ciseaux coupent et séparent. Je n'en ai pas besoin. Une aiguille par contre recoud ce qui a été défait. Mon enseignement est fondé sur l'amour, l'union et la communion. Il me faut une aiguille pour restaurer l'unité. Les ciseaux déconnectent et tranchent. Apportez-moi une aiguille ordinaire quand vous reviendrez me voir, cela me suffira. »

Jean Vernette (Paraboles d'Orient et d'Occident, 2003)


Les outils du charpentier

Il y avait une fois, il y a bien longtemps de cela, dans un petit village nordique, un atelier de charpentier. Un jour que le Maître était absent les outils se réunirent en grand conseil sur l’établi. Les conciliabules furent longs et animés, ils furent même véhéments. Il s’agissait d’exclure de la communauté des outils un certain nombre de membres.
L’un prit la parole : « Il nous faut, dit-il, exclure notre sœur la scie, car elle mord et elle grince des dents. Elle a le caractère le plus grincheux du monde. »
Un autre dit : « Nous ne pouvons conserver parmi nous notre frère le rabot qui a le caractère tranchant et qui épluche tout ce qu'il touche. »
« Quant au frère marteau, dit un autre, je lui trouve le caractère assommant. Il est tapageur. Il cogne toujours et nous tape sur les nerfs. Excluons-le. »
« Et les clous ? Peut-on vivre avec des gens qui ont le caractère aussi pointu ? Qu'ils s'en aillent ! Et que la lime et la râpe s'en aillent aussi. A vivre avec elles, ce n'est que frottement perpétuel. Et qu'on chasse le papier de verre dont il semble que la raison d'être dans cet atelier soit de toujours froisser ! »
Ainsi discouraient en grand tumulte les outils du charpentier. Tout le monde parlait à la fois. L'histoire ne dit pas si c'était le marteau qui accusait la scie et le rabot la lime, mais il est probable que c'était ainsi, car à la fin de la séance, tout le monde se trouvait exclu.
La réunion bruyante prit fin subitement par l’entrée du charpentier dans l’atelier. On se tut lorsqu'on le vit s'approcher de l'établi. Il saisit une planche et la scia avec la scie qui grince. La rabota avec le frère rabot au ton tranchant qui épluche tout ce qu'il touche. Le frère ciseau qui blesse cruellement, notre soeur la râpe au langage rude, le frère papier de verre qui froisse, entrèrent successivement en action. Le charpentier prit alors nos frères les clous au caractère pointu et le marteau qui cogne et fait du tapage. Il se servit de tous ses outils au méchant caractère pour fabriquer un berceau pour accueillir un enfant à naître.

Légende suédoise


Les béatitudes de la collaboration

Heureux qui sait écouter avant de parler.
Heureux qui sait partager, il sera ciment d’unité.
Heureux qui sait accueillir les idées de l’autre.
Heureux qui sait tenir son rôle et y rester.
Bienheureux qui respecte le rythme de l’autre, il sera un bon équipier.
Bienheureux qui accepte d’être bousculé, il progressera.
Bienheureux qui sait attendre la réponse, il sera émerveillé des réponses reçues.
Bienheureux ceux qui respectent les horaires, ils partiront à l’heure.
Bienheureux qui lit l'Évangile en s’y impliquant, son regard et son cœur en seront renouvelés.

Mgr Jean-Gabriel Diarra, Évêque de San (Mali)


Faîtes-le quand même

Les gens sont souvent déraisonnables, illogiques et centrés sur eux-mêmes,
Pardonne-les quand même...
Si tu es gentil, les gens peuvent t'accuser d'être égoïste et d'avoir des arrières-pensées,
Sois gentil quand même...
Si tu réussis, tu trouveras des faux amis et des vrais ennemis,
Réussi quant même...
Si tu es honnête et franc, il se peut que les gens abusent de toi, 
Sois honnête et franc quand même...
Ce que tu as mis des années à construire, quelqu'un pourrait le détruire en une nuit, 
Construis quand même...
Si tu trouves la sérénité et la joie, ils pourraient être jaloux, 
Sois heureux quand même...
Le bien que tu fais aujourd'hui, les gens l'auront souvent oublié demain, 
Fais le bien quand même...
Donne au monde le meilleur que tu as, et il se pourrait que cela ne soit jamais assez,
Donne au monde le meilleur que tu as quand même...
Tu vois, en faisant une analyse finale, c'est une histoire entre toi et Dieu, cela n'a jamais été entre eux et toi. 

Mère Teresa

 

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