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Calendrier scolaire, calendrier civil, calendrier liturgique

Temps de lecture : 39 minutes
Calendrier scolaire, calendrier civil, calendrier liturgique

Vivre une année au fil des calendriers : c’est ce que nous vous proposons. Bonne route…

Dans nos existences, l'organisation du temps est souvent significative de nos appartenances.

Ainsi les enseignants, ne serait-ce que par le choix de leur agenda, marquent l'organisation de leurs activités professionnelles et de repos par l'année scolaire qui enserre les 52 semaines, de septembre à septembre.

Plus généralement, on prend les repères des événements historiques ou personnels en se référant à l'année civile qui va de janvier à janvier. A d'autres époques, les romains organisaient leur vie sociale en comptant les mois à partir de mars, septembre correspondant au 7e mois, décembre au 10e.

Pour les chrétiens, l'année liturgique démarre, selon les années, fin novembre ou début décembre, avec le premier dimanche de l'Avent qui inaugure le temps de l'attente de Noël.

Il peut être intéressant d'initier tout au long des mois au calendrier liturgique et à son étroite imbrication avec les autres organisations du temps.

EN SEPTEMBRE

ACTIVITÉ INITIALE : notre année scolaire
• Utiliser un calendrier scolaire de septembre à septembre (les 12 mois sur une seule page). Voir dans les agendas.

• Signaler les dates de début d'année et de fin d'année - Hachurer les périodes de vacances (variables selon les zones).

Cela peut donner lieu à la mise en évidence des périodes (5) et au calcul du nombre de jours et semaines de classe.

• Si certaines activités sont déjà prévues, on peut les mentionner sur ce calendrier (ex. : classes transplantées...).

Des dimanches

Une année liturgique est rythmée par les principaux événements de la vie de Jésus. Le sommet de cette année est Pâques qui fête la Résurrection du Christ.

La foi chrétienne repose en effet sur la victoire du Christ sur la mort. La vie de Jésus, sa naissance, sa mort n'auraient pas de sens s'Il n'avait été vu vivant après sa mort, par ses amis.

Cette fête est célébrée chaque dimanche, donc 52 fois dans l'année : c'est le jour du Seigneur, à cause de la Résurrection. Les Évangiles nous indiquent que Jésus a été vu vivant le 1er jour de la semaine, ce qui correspond à notre dimanche. La liturgie nous offre une fête de Pâques annuelle et chaque dimanche est aussi une fête de Pâques.

Remarque : Pâques est une fête mobile qui se célèbre le dimanche qui suit la première pleine lune après l'équinoxe de printemps. Elle est prévisible : ainsi, d'ici l'an 2050, Pâques sera célébrée le 8 avril en 2012, le 25 avril en 2038.

ACTIVITÉ 1 : dans le calendrier

• Repérer la date de Pâques (samedi soir ou dimanche) et colorier en jaune vif (crayon surligneur). De même pour Noël.
• Colorier en jaune la moitié de chaque dimanche, car on y fête aussi et toujours la Résurrection du Christ.

Fin du temps ordinaire

A côté de la grande fête de Pâques, il y a Noël, fête de la naissance de Jésus, préparée par l'attente, pendant le temps de l'Avent ; le temps du carême, qui prépare à la mort-résurrection à Pâques, puis l'envoi de l'Esprit Saint à la Pentecôte, cinquante jours plus tard.

Ces temps-là ne totalisent que 18 semaines dans l'année qui en compte 52. Il en reste donc 34 que l'on appelle "les dimanches ordinaires", répartis sur 2 périodes de l'année :
• de 5 à 9 semaines (selon la date de Pâques) entre la fête du baptême du Christ (début janvier) et le début du carême (février ou mars)
• de 25 à 29 semaines entre la Pentecôte (mai-juin) et la fête du Christ-Roi qui clôt l'année liturgique (fin novembre).

Mais le temps chrétien n'est pas "ordinaire", car celui qui entre dans la vie du Christ est saisi par un amour, une dynamique qui donne à sa vie un sens autre.
Même si la vie chrétienne se heurte à la banalité du quotidien, le chrétien apprend à y déceler la lumière discrète, la présence affectueuse de Dieu.

Avec les enfants :
• Repérer dans "l'ordinaire" de l'emploi du temps 2 moments importants :
- le dimanche
- le temps de catéchèse.
• Prendre aussi le temps de relire les événements dans lesquels il nous semble reconnaître Jésus.
• Initier un temps de rencontre avec Jésus (prière collective, individuelle).

ACTIVITÉ 2 :
• Colorier en vert (couleur des vêtements liturgiques du prêtre),
- les mois de septembre, octobre et novembre,
- la moitié restante des dimanches du temps ordinaire (jusqu'à fin novembre).

A cette période, chez les juifs :
• 29 et 30 septembre 2011 : ROSH HASHANA ou Nouvel An. Il est consacré au réveil des consciences. C'est à cette fin que l'on sonne dans une corne de bélier : le chafar.
• 8 octobre : YOM KIPPOUR ou Grand Pardon. Ce jour-là, les juifs se repentent de toutes les fautes qu'ils ont commises pendant l'année écoulée et prennent de bonnes résolutions pour la nouvelle année. C'est un jour de prière et de jeûne.
• 13 au 21 octobre : SOUKKÔTH ou fête des Cabanes. Les juifs doivent manger et passer le plus de temps possible dans une cabane, cela en souvenir de l'époque ou les Hébreux, après la sortie d'Égypte, vivaient sous la tente dans le désert du Sinaï.
• 21 octobre : SIM'HATH THORA. Ce jour-là on achève la lecture de la Torah (Pentateuque) qui doit être lue tout au long de l'année et on la reprend aussitôt au premier verset de la Genèse. C'est une fête d'allégresse où les hommes chantent et dansent en portant des rouleaux de la Torah sur leur épaule.


FIN OCTOBRE

La Toussaint


Jusqu'à présent, on s'est intéressé au "Temporal", c'est-à-dire à l'organisation de l'année liturgique autour de la mort-résurrection de Jésus, les dimanches.

Dans le calendrier liturgique, les saints ont aussi une place importante, puisque leurs fêtes sont réparties tout au long des jours de la semaine. Cette organisation est appelée "sanctoral".
"Au début de la vie de l'Église, les premiers saints célébrés ont été les martyrs, c'est-à-dire ceux qui passèrent par la mort pour rester fidèles au Christ. Le premier d'entre eux fut Étienne, fêté le 26 décembre. Cette vénération des martyrs qui attirait les foules a conduit l'Église à fêter les saints à la date de leur mort, appelée aussi leur "naissance au ciel".

Le calendrier comporte aussi la célébration des fêtes des apôtres et d'un nombre élevé de saints.

Devant cette abondance de saints, l'Église a placé, au VIIIe siècle, la solennité de tous les saints, connus et inconnus, tous les hommes qui ont été admis dans la béatitude divine. C'est souvent l'occasion de chanter des litanies où l'on supplie les saints de prier Dieu pour nous.

ACTIVITÉ 3 :

• Repérer dans le calendrier :
- les solennités : Joseph, Marie, Pierre et Paul, la Toussaint ;
- les fêtes : tous les autres apôtres ;
- les mémoires : autres saints ;
- puis saints locaux (qui ne sont que dans le calendrier national, ex. : Jeanne d'Arc en France) et saints diocésains : saint Guénolé (3 mars), saint Yves (19 mars), saint Corentin (12 décembre), sans oublier le saint patron de l’école et de la paroisse.

FIN NOVEMBRE – DÉCEMBRE

Le temps de l'Avent (les derniers jours de novembre)

Le mot "avent" vient du latin "adventus" qui veut dire "arrivée, venue". Ce terme désigne le temps pendant lequel les chrétiens attendent la venue du Christ qui est fêtée à Noël. Ils y célèbrent la naissance de Jésus, sa première venue, mais cette attente est inséparable de l'attente dernière du retour du Christ, sa venue définitive.

Cette année, le calendrier fait durer le temps de l'Avent quatre semaines pleines, avec quatre dimanches, le 25 décembre tombe un dimanche et l'Avent commence le 27 novembre. L'attente que nous proposent les textes bibliques est une attente active : "Soyez vigilants, veillez, préparez la venue de Jésus".

Chacun est invité à préparer un espace en lui pour accueillir en lui le Fils de Dieu qui se fait homme.

ACTIVITÉ 4 :

• Reprendre le calendrier liturgique et poursuivre le coloriage par le temps de l'Avent. Les 4 dimanches seront complétés par la couleur violette, couleur des vêtements liturgiques de ce temps. Colorier avec cette même nuance les 4 semaines à partir du 27 novembre jusqu'au 24 décembre. On peut se souhaiter une bonne année liturgique...

• Au cours du mois de décembre : découvrir Marie et Jean-Baptiste qui sont les deux grandes figures du temps de l'Avent. On peut :
a) rechercher leurs représentations dans l'église paroissiale : statues, vitrail...
b) lire dans les Évangiles les textes qui parlent d'eux.

DÉCEMBRE – JANVIER

Le temps de Noël


Au début de son histoire, c'est-à-dire pendant plus de trois siècles, l'Église n'a pas eu de fête de Noël. En effet, le temps liturgique s'est d'abord organisé autour de la mort-résurrection du Christ : au milieu de l'année, à la fête de Pâques et au début de chaque semaine par la célébration du dimanche.

Dans le même temps, dans les premiers siècles de notre ère, à Rome, l'empereur était célébré au moment du solstice d'hiver (21 décembre) comme "Soleil invincible". A la plus longue nuit de l'année, on fêtait le retour de la lumière comme signe de la gloire de l'empereur : c'était le jour de la naissance de l'Invincible (Natalis invicti). Plus tard, vers l'an 300, apparaît à Rome une fête du "Natale Christi" (anniversaire de la naissance du Christ), placée par l'Église au solstice d'hiver pour s'opposer à la fête païenne qui tendait à diviniser le soleil et l'empereur. L'Église voulait ainsi marquer que seul le Christ, qui a vaincu la mort, peut être fêté comme "Soleil invincible".

C'est donc progressivement que 'lÉglise a découvert la richesse du mystère de la naissance du Christ, de Jésus fait homme, et l'a introduit dans la liturgie.

Dans les débats théologiques des IVe et Ve siècles, la fête de Noël permettait de souligner la naissance du Fils de Dieu comme homme.

NB : Éviter de parler aux enfants de "l'anniversaire" de Jésus : Jésus est ressuscité et vivant pour toujours, on ne compte pas ses années comme pour nos anniversaires.

La lumière qui éclaire Noël vient de Pâques. C'est à cause de la mort-résurrection de Jésus que l'Église fête la naissance de Jésus.

ACTIVITÉ 5 :

• La construction de la crèche, commencée pendant le temps de l'Avent, s'achèvera pour Noël.
• S'il y avait une célébration de Noël à l'école avant les vacances, elle serait une préparation à Noël, une annonce de cette fête et non pas une célébration anticipée de Noël.
• Reprendre le calendrier et colorier en jaune clair le temps de Noël jusqu'au dimanche 8 janvier (fête de l’Épiphanie).

Début du temps ordinaire
Après la fête du baptême du Christ (9 janvier) jusqu'au début du carême (jusqu'au 22 février, jour des Cendres) commence le temps ordinaire.

ACTIVITÉ 6 :
• Colorier en vert la 2ème partie du dimanche et les semaines qui s'écoulent entre les dates indiquées ci-dessus.

FÉVRIER
Le temps du carême

C'est la période de l'année liturgique qui commence le mercredi des Cendres et se termine le samedi saint, veille de Pâques : au total 46 jours.

Or le mot "carême " vient du latin "quadragesimus" qui veut dire "quarante". Les jours que recouvre le mot "carême" sont les jours de jeûne, c'est-à-dire tous les jours, sauf le dimanche, où l'on ne fait ni jeûne ni pénitence, puisqu'on célèbre la Résurrection du Christ.

Pourquoi 40 ? :
- Probablement, à l'origine, pour imiter le Christ qui jeûne quarante jours et quarante nuits au désert (cf. Mt, 2).

- Allusion aussi à Moïse qui demeura sur la montagne en présence de Dieu quarante jours et quarante nuits sans boire ni manger (Ex 34, 28 et 24,18).

- En souvenir du peuple d'Israël qui demeura 40 ans dans le désert, conduit par Dieu vers la Terre promise (Dt 1,3 et Ps 94,10).

Pourquoi le jeûne ?

Jeûner, c’est accepter de créer un besoin, de creuser un sillon dans notre existence, d’ouvrir un espace de désir, de retrouver l’expérience d’avoir faim de Dieu. La faim du corps est là pour nous rappeler que «l’homme ne vit pas seulement de pain mais de toute parole sortie de la bouche de Dieu» (Deutéronome 8, 3 ; Matthieu 4, 4). Jeûner c’est se remettre face au Père, lui qui attend sans désespérer de nous, et se préparer à recevoir sa grâce.

Les évangiles lus pendant le carême parlent de cela : avoir soif, retourner vers lui, abandonner nos images de Dieu pour le connaître lui tel qu’il est, quitter la peur. Reprendre le chemin à sa suite vers la vie.

Le jeûne pour le jeûne n’a aucun sens, il n’est pas séparé de l’amour des frères et de la justice. Il ne suffit donc pas que je dise "Seigneur, Seigneur" ou que je me dispense de manger et de boire. Jeûner, c’est espérer la venue du Seigneur, se mettre à sa recherche. Jeûner, c’est l’expression de l’espérance, ouvrir son cœur à l’œuvre du Père qui voit et agit dans le secret (Matthieu 6, 18).
(Extrait du site "etdieudanstoutca.com")).

ACTIVITÉ 7 :

• Colorier en violet la deuxième partie de la case des dimanches de la période qui vont du mercredi des Cendres au samedi saint.
• Rechercher avec les enfants des propositions de prière, de partage (cf. campagne Kilomètres de soleil)).

NB : Carême et ramadan

1) Contrairement au carême, le ramadan n'est pas la préparation d'une fête ni le souvenir d'un événement ; c'est une pratique demandée par le Coran. En 2012, le Ramadan se situera entre le 20 juillet et le 19 août.
2) Le jeûne du ramadan est la pratique essentielle par laquelle les croyants musulmans vivant en France expriment leur attachement à la communauté musulmane et leur fidélité à la loi de Dieu.
3) Pour l'islam comme pour le christianisme, le jeûne est un moyen de conversion et de retour à la prière, pour accueillir le don de Dieu toujours offert.

MARS – AVRIL

La semaine sainte

C'est la semaine qui s'ouvre par le dimanche des Rameaux et se conclut par la veillée pascale, la nuit du samedi, veille de Pâques. C'est un temps spécialement proche du plus profond du mystère chrétien : la condamnation et la mort de Jésus en croix, puis sa Résurrection.

Les Rameaux
Le dimanche des Rameaux est ainsi appelé en souvenir des feuillages que la foule agite sur le passage de Jésus quand il rentre à Jérusalem, acclamé triomphalement. Cet épisode est rapporté par les Évangélistes (Mt 21 1-9 ; Mc 11, 1-10 ; Lc 19, 28-38 ; Jn 12, 12-19.)
La liturgie de ce dimanche commence par une entrée solennelle des chrétiens dans l'église ; ils portent des rameaux verts (souvent de buis). Selon les régions, les chrétiens rapportent le rameau béni pour le fixer à un crucifix dans leur maison ou vont le déposer sur les tombes des défunts de la famille en signe de résurrection : le buis toujours vert...

Les jours saints
Les trois premiers jours de la semaine n'ont pas de liturgie particulière.
Jeudi, vendredi et samedi sont parfois appelés le "triduum pascal".

1) Jeudi saint :
Le matin de ce jour-là - parfois de façon anticipée le mardi ou le mercredi - est célébrée sous la présidence de l'évêque, dans la cathédrale ou une autre église, la messe chrismale (de "chrême") : l'évêque, entouré des prêtres du diocèse, consacre les huiles saintes qui serviront pour les baptêmes, la confirmation, l'ordination, le sacrement des malades, dans toutes les paroisses du diocèse pendant une année.
Au jour du jeudi saint est célébrée la messe en mémoire du dernier repas du Seigneur, au cours duquel Jésus a donné à ses amis le pain et le vin, son corps et son sang livrés par amour.
Parfois se déroule le lavement des pieds en souvenir du geste de Jésus (Jean 13). A la fin de la célébration, le pain/corps du Christ est porté dans un oratoire où s'organise un temps d'adoration.

2) Vendredi saint :
Ce jour-là, en mémoire de la mort du Christ, il n'y a pas de célébration de l'eucharistie ni de mariages ; les chrétiens font jeûne et abstinence.
Dans les paroisses, souvent vers 15 heures, est célébré le "chemin de croix" marqué par les stations rappelant le parcours de Jésus condamné, portant sa croix jusqu'au lieu de sa mort.
Le soir, la célébration de la Passion comprend 3 temps :
- la lecture de la Passion selon saint Jean chaque année ;
- la vénération de la croix ;
- la communion au pain eucharistique consacré, la veille, à la messe du jeudi saint.

3) Samedi saint :
Journée a-liturgique caractérisée par les tabernacles vides (ouverts). Il n'y a plus de pain eucharistique : on ne peut célébrer que le sacrement de réconciliation et l'onction des malades, et la communion n'est donnée qu'aux mourants.
A la nuit tombée, quand le dimanche est commencé (les chrétiens comme les juifs, comptent les jours à partir du coucher du soleil), s'ouvre la plus grande célébration de l'année : la veillée pascale. Après la bénédiction du feu à l'extérieur, l'assemblée s'éclaire au cierge pascal allumé, figurant le Christ ressuscité. La liturgie de la Parole peut être suivie de baptêmes d'adultes ou d'enfants.

ACTIVITÉ 8 :

• Le calendrier : colorier en rouge la 2ème moitié du dimanche des Rameaux ainsi que tout le vendredi saint ; colorier en jaune pâle le jeudi saint.
• Découvrir les représentations de la Passion et identifier les différentes scènes :
- dans les calvaires
- dans les vitraux des églises
- dans les chemins de croix.
• Célébrer : à voir avec la paroisse ou les catéchistes.

Le temps de Pâques
La fête de Pâques est en tête de toutes les fêtes chrétiennes et les six dimanches qui suivent le dimanche de Pâques sont appelés "dimanches de Pâques" et non "dimanches après Pâques" : 7 dimanches, 7 : chiffre de la plénitude qui montre que ce temps pascal nous fait goûter déjà quelque chose de la vie éternelle avec Dieu, dans le Christ ressuscité.
Chez les juifs la Pâque commémore la libération du peuple hébreu, lorsqu'avec Moïse, il a obtenu de quitter l'Égypte où il vivait en esclavage. Jésus a fêté la Pâque avec ses disciples. Les juifs, aujourd'hui encore, fêtent la Pâque en famille, au cours d'un repas accompagné de rites et de prières.
La fixation de la date de Pâques par l'Église catholique se réfère à la date de la Pâque juive (c'est-à-dire le premier mois du calendrier juif qui démarre à la nouvelle lune, fin mars depuis début avril). Depuis le IIIe siècle, l'Église a choisi de célébrer Pâques le dimanche qui suit la première pleine lune venant après l'équinoxe de printemps (entre le 29 mars et le 25 avril).

ACTIVITÉ 9 :

• Repérer dans divers calendriers la progression de la lune dans le ciel et se préparer ainsi à la fête de Pâques.
• Colorier en jaune pâle les semaines qui séparent Pâques de la Pentecôte.

MAI – JUIN

Le temps de la Pentecôte

Ce mot, qui vient du grec, veut dire "cinquantième". Il indique que cette fête intervient le cinquantième jour après la fête de Pâques. A l'origine, la Pentecôte, c'était la durée des 50 jours qui suivent Pâques.
A l'origine, la fête juive de la Pentecôte célèbre la moisson (Ex 23,16). C'est un jour de joie et d'action de grâces en début de récolte.
Puis la Pentecôte célèbre la conclusion de l'alliance avec Dieu au Sinaï, environ 50 jours après la sortie d'Égypte, célébrée à Pâques (Ex 19 ; Lév 23,16).
Au IIe siècle avant J.-C., la Pentecôte devient l'anniversaire de l'alliance, fête du don de la loi.
La nouvelle alliance avec Dieu en J.-C. est marquée par la venue de l'Esprit 50 jours après la Résurrection. On remarquera que dans les Actes des Apôtres cette manifestation de Dieu ressemble à celle de Dieu au Sinaï : il est question d'un "violent coup de vent", d'une "sorte de feu" (Actes 2,2).
C'est au cours de la célébration de ce dimanche que le cierge pascal est éteint pour marquer la fin de la période pascale. Il est placé près des fonts baptismaux et ne sera allumé que pour les baptêmes.

Cette fête ouvre le temps de l'Église qui vit de l'Esprit de Dieu.

ACTIVITÉ 10 :

• Reprendre le calendrier :
• Compter le nombre de jours qui séparent de Pâques
• Rechercher dans l'iconographie (surtout vitraux) la représentation de cet événement.
• Colorier en vert le temps d'après Pentecôte, et en rouge la 2ème partie de la case du dimanche de Pentecôte. C'est la suite du temps ordinaire.
Voir aussi sur sitEColes :
- des thèmes d’éveil à la foi, de culture chrétienne au fil d’une année scolaire,
- dates à retenir.

Yvon Garel (reprise et mise à jour d’un article de Marie-Jo Nicolas-Le Ru avec l'aide de Points de repère nos 141 à 148 (sept.-nov. 95).

 

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