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Textes à méditer : Dieu (en route vers Dieu)

Temps de lecture : 16 minutes
Textes à méditer : Dieu (en route vers Dieu)

Le secret du coeur ; Litanies des Saints Anonymes ; Mystère de la vocation ; Être désarmé... ; Prière de l'homme éprouvé dans son corps et dans son existence ; Quand... ; Partez sans carte de route ; Qu'à travers eux, je vois ton visage ; Prière d'une catéchiste ; Comme un arbre ; Pourvu qu'il me reste la foi en Toi

Le secret du coeur

Aujourd'hui, Jean nous crie :
« Préparez les voies du Seigneur ».
Il nous demande
de préparer la route du Seigneur,
non pas en traçant un chemin,
mais par la pureté de notre foi.
Le Seigneur ne prend pas
les chemins de la Terre,
mais pénètre dans le secret du coeur.
Si cette route présente quelque chose
de rugueux dans les moeurs,
de dur dans notre cruauté,
de souillé dans notre conduite,
il nous est demandé de le nettoyer,
de l'aplanir, de le niveler.

Maxie de Turin (Vème siècle)


Litanies des Saintes Anonymes

Saints et Saintes de Dieu,
Vitraux de la lumière divine, parlez-nous de lui.
Vous qui n'avez pas trouvé de date dans nos calendriers,
Mais qui avez reçu de Dieu une place éternelle,
Priez pour nous. 

Vous les humbles laboureurs de la terre
Qui avez accueilli les fruits de la création,
Priez pour nous.

Vous les femmes de ménage, couturières
Et repasseuses, cuisinières et gardiennes d'enfants qui,
Jour après jour, avez semé la tendresse,
Priez pour nous.

Vous, moines et moniales du silence,
de la prière et de la vie fraternelle,
qui avez gardé au coeur la joie de Dieu,
Priez pour nous.

Vous, les savants, philosophes et hommes de science,
Qui avez poursuivi sans relâche la vérité
Et y avez découvert le mystère de Dieu,
Priez pour nous.

Vous les artistes, et vous les gens du spectacle
Qui avez apporté un peu de la beauté
Et de la joie de Dieu sur notre terre,
Priez pour nous.

Vous les navigants de toutes professions au sol et dans les airs,
qui avez conduit ou accompagné
tant de gens à travers le monde, au prix de votre vie,
Priez pour nous.

Vous tous, saints et saintes, bienheureux enfants de Dieu,
Faites monter notre louange vers le Père,
par le Fils, dans l'Esprit Saint. Amen.

Aéroports de Paris


Mystère de la vocation

Dieu avait besoin d'un père pour son peuple. Il choisit un vieillard.
Alors Abraham se leva...

Il avait besoin d'un porte-parole. Il choisit un timide qui bégayait.
Alors Moïse se leva...

Il avait besoin d'un chef pour conduire son peuple. Il choisit le plus petit, le plus faible.
Alors David se leva...

Il avait besoin d'un roc pour poser l'édifice. Il choisit un renégat.
Alors Pierre se leva...

Il avait besoin d'un visage pour dire aux hommes son amour.
Il choisit une prostituée.
Ce fut Marie de Magdala...

Il avait besoin d'un témoin pour crier son message. Il choisit un persécuteur.
Ce fut Paul de Tarse...

Il avait besoin de quelqu'un pour que son peuple se rassemble et qui aille vers les autres.

Il t'a choisi : même si tu trembles, pourrais-tu ne pas te lever ?

Mgr Jean-Baptiste Pham-Minh-Mah (Archevêque de Saïgon)


Être désarmé

Il faut mener la guerre la plus dure contre soi-même.
Il faut arriver à se désarmer.

J'ai mené cette guerre pendant des années, elle a été terrible.
Mais maintenant, je suis désarmé.

Je n'ai plus peur de rien, car l'amour chasse la peur.
Je suis désarmé de la volonté d'avoir raison, de me justifier
en disqualifiant les autres.

Je ne suis plus sur mes gardes, jalousement crispé sur mes richesses.
J'accueille et je partage.
Je ne tiens pas particulièrement à mes idées, à mes projets.
Si l'on m'en présente de meilleurs, ou plutôt non pas meilleurs,
mais bons, j'accepte sans regrets.

J'ai renoncé au comparatif.
Ce qui est bon, vrai, réel, est toujours pour moi le meilleur.

C'est pourquoi je n'ai plus peur.
Quand on n'a plus rien, on n'a plus peur.

Si l'on se désarme, si l'on se dépossède, si l'on s'ouvre
au Dieu-Homme, qui fait toutes choses nouvelles, alors,
Lui, efface le mauvais passé et nous rend un temps neuf où tout est possible.

Patriarche Athénagoras


Prière de l'homme éprouvé dans son corps et dans son existence

J'avais demandé à Dieu la force
pour atteindre le succès,
il m'a rendu faible
afin que j'apprenne humblement à obéir...

J'avais demandé la richesse
pour que je puisse être heureux,
il m'a donné la pauvreté
pour que je puisse être sage...

J'avais demandé un compagnon
afin de ne pas vivre seul,
il m'a donné un coeur,
afin que je puisse aimer tous mes frères...

Je n'ai jamais rien eu
de ce que j'avais demandé
mais j'ai reçu
tout ce que j'avais espéré.

Je suis parmi les hommes
le plus richement comblé !

J'avais demandé la santé
pour faire de grandes choses,
il m'a donné l'infirmité
pour que je fasse des choses meilleures...

J'avais demandé le pouvoir
pour être apprécié des hommes,
il m'a donné la faiblesse
afin que j'éprouve le besoin de Dieu...

J'avais demandé des choses
qui puissent réjouir ma vie,
j'ai reçu la vie
afin que je puisse me réjouir de toutes choses...

Anonyme (texte gravé sur une tablette de bronze de la salle d'attente de l'institut de réadaptation de New-York)


Quand...

Quand les cris de guerre
M'incitent à la surenchère,
Et quand, face aux violences,
Je dis n'avoir aucun pouvoir d'influence,
Tu me rappelles à la Vie, Seigneur, et me souffles
« La Paix sera chacun de nous » !

Quand l'argent vaporeux
M'incite au « sauve qui peut »,
Et quand, face aux pauvres, abandonnés,
Je dis avoir déjà donné,
Tu réveilles ma vie, Seigneur, et me souffles
« Sans Amour nous ne sommes que cuivres qui résonnent ».

Quand le stress de mes responsabilités
M'incite à enterrer mes solidarités,
Et quand, face aux regards interrogateurs,
Je dis qu'être décideur ce n'est pas être enfant de coeur
Tu éclaires ma vie, Seigneur, et me souffles
« Bienheureux les coeurs purs car ils verront Dieu ».

Alors, à mon tour je te rends grâce, Seigneur.

Bienheureux sommes-nous, par Ton Amour,
que tu nous donnes sans limite.

Bien en route garde-nous, par Ton Espérance,
dont Tu fais de nous les témoins !

Bruno et Jocelyne Boulnois


Partez sans carte de route

Partez dans votre journée
sans idées fabriquées d'avance
et sans lassitude prévue,
sans projet sur Dieu, sans souvenir sur lui,
sans enthousiasme,
sans bibliothèque,
à sa rencontre.
Partez sans carte de route pour le découvrir,
sachant qu'il est sur le chemin et non au terme.
N'essayez pas de le trouver par des recettes
originales : mais laissez-vous trouver par lui
dans la pauvreté d'une vie banale.
La monotonie et une pauvreté : acceptez-la.
Ne cherchez pas les beaux voyages imaginaires.
Que les variétés du Royaume de Dieu
vous suffisent et vous réjouissent.

Madeleine Delbrel


Qu'à travers eux, je vois ton visage

Seigneur Jésus,
Malgré tout mon désir de bien parler de Toi.
Les mots me manquent quelques fois.
Seigneur tu es venu me chercher ;
Me voici avec mon manque de temps,
Et mes incompétences.
Apprends-moi à aimer les enfants
comme tu les aimes ;
Qu'à travers eux, je vois Ton visage.
Quand je parle de Toi, ne me laisse pas,
Qu'ils découvrent que je t'aime !

Anonyme


Prière d'une catéchiste

Seigneur, j'ai répondu oui
quand tu m'as appelée à proclamer
ma foi au travers des enfants du catéchisme.

Depuis ce jour, j'ai dû réorganiser mon travail
afin de ne pas trop perturber ma vie de famille.

Tout ce temps que je consacre
n'est pas sans richesses.
Tu m'apportes beaucoup dans ma vie,
dans mon foyer et dans mes relations avec les autres.

J'ai vu le monde, ton monde avec d'autres yeux,
un autre coeur que ceux de mon enfance.

Même si parfois j'ai des doutes,
je crois que tu es toujours là auprès de moi,
prêt à m'aider, à me soutenir, à m'encourager.

Tu m'as appelée à une vie nouvelle
et j'ai tant appris avec ces jeunes,
qu'aujourd'hui je te dis merci.

Merci encore pour tout ce que tu m'as fait connaître,
pourtant je te connais encore si peu
que je voudrais pouvoir te dire un jour :

« Ta Parole est plus forte que mes doutes ».

Anonyme


Comme un arbre

Comme un arbre,
laisser courir en moi la vie
jusqu'au bout de mes branches.
Comme un arbre,
plonger mes racines au plus profond de mon humanité,
aussi loin, aussi bas que moi-même,
sans craindre les pierres,
la roche dure, les creux immenses et vides.
Comme un arbre,
m'élancer bien droit de tout mon être,
vers toi, Seigneur, plus haut que moi-même,
de toutes mes branches tordues, cassées et trop courtes.
Comme un arbre,
m'émerveiller de toi, mon arbre-frère,
qui me laisses l'espace et le temps.
Comme un arbre,
un tout petit arbre de la forêt immense.

Bernadette Rabréaude


Pourvu qu'il me reste la foi en Toi

Rien n'est grave.
Et même si je perds confiance en moi
et même si je deviens stupide
et même ridicule
et même si l'on me hait
et si l'on me juge
et même si j'en ai assez
et même si je n'ai plus rien
et si je suis sans charme
si je ne suis pas compris
si je ne comprends pas...
Rien n'est grave.
Si j'ai le vague à l'âme
Si un grand vide me perce le coeur
Si j'ai froid
ou si j'ai chaud.
Si je ne sais plus ce que j'ai
qui je suis ou ne suis pas.
Rien n'est grave
s'il me reste la foi en Toi.

Extrait de "Même si" (Éd. Droguet et Ardant)

 

© Crédit photo alswart / Fotolia.com

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