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Le calendrier des fêtes religieuses

Temps de lecture : 17 minutes
Le calendrier des fêtes religieuses

Mieux comprendre les fêtes religieuses pour accepter les rites de chacun…

Nous connaissons les jours fériés et certains d’entre eux correspondent à des fêtes religieuses (Noël, lundi de Pâques, Toussaint ou encore lundi de Pentecôte qui a connu bien des épisodes récents quant à son maintien comme jour férié). Mais autour de nous, vivent des fidèles d’autres religions qui, eux aussi, ont leurs jours chômés pour pratiquer leur religion. Pour cela, des autorisations d’absence peuvent être données aux agents de l’Etat (une circulaire officielle en rappelle les dates et donne la liste).
Pour mieux comprendre ces jours de fête chômés des autres religions, voici quelques repères.

Connaître les fêtes chrétiennes
Elles sont fournies par le calendrier des fêtes légales : Noël, lundi de Pâques, Ascension, lundi de Pentecôte, Assomption de Marie (15 août) et Toussaint.

Fêtes orthodoxes
Trois fêtes sont citées comme permettant des absences : Théophanie, Vendredi-Saint et Ascension.
Pour bien comprendre cette différence de calendrier entre les catholiques et les orthodoxes, une petite explication s’impose. A la naissance du christianisme, le calendrier julien avait cours et c’est sur cette base que les fêtes chrétiennes ont été fixées. En 1582, Grégoire XIII décide la réforme de ce calendrier pour tenir compte du décalage avec le cycle solaire. Si les églises catholiques, protestantes et certaines Eglises orthodoxes adoptent ce calendrier grégorien, d’autres Eglises orthodoxes et orientales conservent le calendrier julien. Cela se traduit par une célébration de Noël le 6 janvier.
La fête de Pâques est célébrée le premier dimanche suivant la pleine lune de printemps. La différence entre les deux calendriers est de 13 jours ce qui explique le décalage dans les dates de ces fêtes, avant et après Pâques : Mercredi des Cendres, Ascension, Pentecôte (50 jours après Pâques).

Chez les orthodoxes, l’Epiphanie, nommée aussi Théophanie, commémore le baptême du Christ dans le Jourdain. La veille de la fête où jeûne et abstinence sont requis, le rite caractéristique consiste dans la bénédiction des eaux baptismales. Le jour de l’Epiphanie, le prêtre bénit l’eau des fontaines, des fleuves et même de la mer.

Fêtes arméniennes
A la fête de Noël (liée au culte orthodoxe) s’ajoutent deux autres fêtes commémorées par les fidèles de religion arménienne : la Saint Vartan et la commémoration du 24 avril.
Pour comprendre la fête de Saint Vartan ou fête des "Vartanants" , un bref rappel historique : au 5ème siècle, c'est depuis les pentes du Dzaghgants que le Général Vartan Mamikonian réunit les chefs des grandes familles féodales d'Arménie pour organiser la résistance face aux Perses. Occupant le pays, les Perses voulaient convertir de force l'Arménie chrétienne au Mazdéisme dont les préceptes impliquaient l'adoration du soleil, le culte du feu, le mariage entre frères et sœurs, les ablutions avec de l'urine de bœuf. L'armée de Vartan Mamikonian rencontra les forces Perses le 2 juin 451 dans la plaine d'Avaraïr, au nord du lac d'Ourmiah. La défaite militaire de l'armée arménienne imposa cependant aux Perses de revenir sur leur décision de désarméniser le pays à cause de la résistance acharnée des Arméniens. Cet épisode est célébré comme une victoire morale et spirituelle que l'Eglise arménienne commémore chaque année au mois de février avec la fête du "Vartanants".

L’autre épisode de la vie des Arméniens nous conduit en 1915 : le 24 avril de cette année, 1,5 millions de personnes sont victimes du génocide turc.

Fêtes musulmanes
Les fêtes musulmanes sont célébrées selon le calendrier hégirien, en référence à son début, l’hégire, ou exil de Mahomet et de ses compagnons à la Mecque en Médine, en 622 de l’ère chrétienne. C’est un calendrier fondé sur les cycles de la lune et formé de douze mois de 29 ou 30 jours, totalisant 354 jours soit donc un décalage de onze jours par an sur l’année solaire de 365 jours.
Trois grandes fêtes nous intéressent : deux célébrées par toutes les écoles et confessions de l’Islam (al-Adha et al-Fitr) et celle de la naissance de Mahomet, fête rejetée par les fondamentalistes.

Al Mawlid Annabawi : c’est la commémoration de la naissance (mouled) du prophète Mahomet. C’est une fête très populaire, célébrée selon les coutumes propres à chaque région ou pays où il existe une communauté musulmane. Elle est apparue dans les pratiques à partir du 10ème siècle, à l’époque ottomane, et est très vite érigée en fête officielle. Elle est marquée par des échanges de cadeaux.

Aïd al-Fitr : c’est la fête de la rupture du jeûne, dite aussi la petite fête ; elle marque la fin du mois de ramadan. Avant la prière collective à la mosquée, le fidèle s’acquitte de l’aumône de la rupture du jeûne pour le valider. Cette fête est l’occasion de réjouissances qui durent deux à trois jours : les gens frappent à la porte de leurs voisins et les saluent en disant : « Id Mubarak » (Heureuse fête) ; on envoie des cartes de vœux aux amis ou aux parents qui vivent loin.

Aïd al-Adha : la fête (aïd) du sacrifice (adha) est appelée aussi Aïd al-Kebir (la grande fête). C’est la principale fête de l’Islam qui commémore l’alliance d’Abraham avec Dieu. Selon la tradition musulmane, Dieu a demandé à Abraham de lui sacrifier son fils Ismaël (Isaac dans la Bible) avant de lui envoyer l’ange Gabriel qui substituera un mouton (ou un bélier) à ce fils. Cette fête constitue le point d’orgue du grand pèlerinage à La Mecque, une journée durant laquelle les pèlerins immolent des moutons en souvenir du sacrifice d’Abraham. Toute la communauté musulmane s’associe aux pèlerins pour accomplir cet acte expiatoire, qui n’est cependant pas une obligation.
Pour aller plus loin sur d’autres fêtes : voir le site Enseignement et religions : La signification des fêtes musulmanes et la façon de les célébrer.

Les fêtes juives

La fête des semaines – Chavouoth - (devenue la fête de la Pentecôte) : elle est liée à la moisson des blés et elle commémore la promulgation de la Loi sur le Sinaï (Exode 19-20). La fête dure deux jours et à la synagogue, les fidèles lisent les Dix commandements et le livre de Ruth. Lors de cette fête certains fidèles consomment des produits laitiers, commémorant ainsi un temps où les Hébreux, alors qu’ils attendaient la proclamation des dix commandements en évitant de consommer de la viande interdite par la loi, ne mangeaient que ces produits.

Roch Hachana (Jour de l’An) : fête honorant la création du monde, elle marque la nouvelle année juive. Elle est également le moment où Dieu pèse les bonnes et les mauvaises actions de chacun et décide de son sort pour l’année à venir. Son jugement est consigné dans trois livres : un pour le bien, un pour le mal et un pour la moyenne. Le jugement final n’intervient que 10 jours plus tard à Yom Kippour. Ce jour de fête, les services à la synagogue sont plus longs et plus solennels que d’habitude. Ils comportent une confession et des prières de repentir et le son du shofar (instrument fabriqué avec une corne de bélier, en mémoire du sacrifice d’Abraham) représente un appel au renouveau, à méditer sur l’année écoulée et à prendre de bonnes résolutions pour celles qui s’annoncent. Il est coutume aussi de se rendre au bord de la mer ou d’une rivière pour réciter des prières. Les fidèles en un geste symbolique vident leurs poches et jettent dans l’eau des miettes de pain symbolisant leurs péchés. Cette tradition s’appelle tashlikh (« rejeter » en hébreu).

Yom Kippour (Jour du Grand Pardon) : c’est le jour le plus saint du calendrier juif, qui se situe 10 jours après Roch Hachana. La plupart des fidèles passent leur journée à prier à la synagogue pour expier leur péché auprès du créateur. On y lit en particulier le livre de Jonas pour illustrer la compassion de Dieu. Le service de Yom Kippour se termine sur le son d’un unique coup de shofar, puis chacun s’en retourne chez soi, purifié et empli de bonnes résolutions.

Une fête bouddhiste
Fête du Vesak (Jour du Bouddha) : cette fête se célèbre en mai et commémore le jour de la naissance du Bouddha il y a 2500 ans environ, son expérience d’éveil et sa libération totale du cycle des morts et des naissances dont tous les êtres sont prisonniers. Ce jour-là de nombreux bouddhistes se rendent dans un temple pour vénérer le fondateur de leur tradition. Ils y récitent, comme aux moments importants de l’année le formule du "Triple Refuge" : "Je prends refuge dans le Bouddha, je prends refuge dans la doctrine, je prends refuge dans la communauté". Ainsi ils s’avancent sur la Voie qui les conduit à leur tour à l’expérience de l’éveil et à la libération.
Pour en savoir plus : le site cybercuré.

 

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