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Textes à méditer : Philosophie de vie

Temps de lecture : 52 minutes
Textes à méditer : Philosophie de vie

Donner en cascade ; On ne trouve que ce que l’on attend ; Franchir les obstacles ; Éloge de la fatigue ; Cette croix me pèse ; Si j’étais ; Je te souhaite ; Petites béatitudes ; 7 souris dans le noir ; La preuve... ; La stratégie de la réussite ; A la suite de Pierre et Paul, allons porter la bonne nouvelle ; Si tu veux éviter la peur ; L'arbre à soucis ; Va vers toi-même ; Une leçon de vie ; Profite de toi-même ; Si tu prends du temps ; L'homme de sable ; La recette du bonheur

Donner en cascade

Il faut devenir des sources. Il faut que les autres aient envie de se désaltérer à notre source.
Certaines personnes ont fait de leur vie un petit filet d'eau ; ils ouvrent le robinet doucement, ils font du goutte-à-goutte pour s'économiser.
Mon ami Raphaël est une vraie cascade. Je lui ai demandé comment il faisait pour avoir tant à dépenser et, à force de se donner, s'il n'avait pas peur d'être sec. Il m'a tout expliqué : « Tu as déjà regardé une cascade ? C'est comme une chute et une renaissance perpétuelle. L'eau n'arrête pas de tomber à profusion. On dirait même que plus elle s'enfuit, et plus elle arrive. Plus elle dépense d'énergie et de fougue, et plus elle est généreuse. Plus l'eau s'exprime de manière impulsive et entière, et plus elle est pure. Eh bien, toi, c'est pareil. Tu as entendu parler des nappes phréatiques ? C'est de l'eau de dessous la terre qui alimente les puits et les sources. Je crois, moi, qu'on a des sortes de nappes phréatiques qui sillonnent notre être tout entier. Si on ne sait pas libérer la source, elle se tarit et on devient des cœurs secs. C'est pour cette raison qu'il faut devenir des sources pour les autres. Pour pas qu'ils meurent de soif. Bien sûr, on ne s'improvise pas source, on devient. Tu penses peut-être qu'il faut avoir beaucoup d'eau pour en donner. Tu te trompes. Saint-Exupéry a dit : "Plus tu donnes, plus tu t'enrichis ; plus tu vas puiser à la source véritable, plus elle est généreuse".
Quand on a compris cela, on ne donne plus au goutte-à-goutte, on donne en cascade. Plus les sentiments jaillissent, plus ils arrivent en trombe. Plus tu libères ta source, et plus son flot grossit. »

Extrait de « Jade et les sacrés mystères de la vie », Ed. Monte-Cristo, 1991


On ne trouve que ce que l'on attend

Il était une fois un homme assis près d'une oasis, à l'entrée d'une ville du Moyen-Orient.
Un jeune homme s'approcha et lui demanda :
- Je ne suis jamais venu ici. Comment sont les gens qui vivent dans cette ville ?
Le vieil homme lui répondit par une question :
- Comment étaient les gens de la ville d'où tu viens ?
- Égoïstes et méchants. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'étais bien content de partir.
- Tu trouveras les mêmes ici, lui répondit le vieil homme.
Un peu plus tard, un autre jeune homme s'approcha et posa la même question :
- Je viens d'arriver dans la région. Comment sont les gens qui vivent dans cette ville ?
Le vieil homme répondit de même.
- Dis-moi, mon garçon, comment étaient les gens de la ville d'où tu viens ?
- Ils étaient bons, bienveillants, accueillants, honnêtes. J'y avais de nombreux amis et j'ai beaucoup de mal à les quitter.
- Tu trouveras les mêmes ici, lui répondit le vieil homme.
Un marchand qui faisait boire ses chameaux, avait entendu les deux conversations. Dès que le second jeune homme s'éloigna, il s'adressa au vieillard sur un ton de reproche :
- Comment peux-tu donner deux réponses complètement différentes à la question donnée par deux personnes ?
- Mon fils, dit le vieil homme, chacun porte son univers dans son cœur. D'où qu'il vienne, celui qui n'a rien trouvé de bon par le passé ne trouve rien ici non plus. Par contre, celui qui avait des amis dans l'autre ville trouvera ici aussi des amis loyaux et fidèles. Car, vois-tu, les gens sont vis-à-vis de nous ce que nous trouvons en eux.

Conte oriental


Franchir les obstacles

Pour avancer, un enfant doit se munir d'une aptitude capitale : profiter de tout et surtout des obstacles. Les truites sont vivantes lorsqu'elles se mesurent à des torrents qu'elles doivent escalader. Il faut apprendre à devenir un battant sous peine d'être un jour un battu, se construire une âme de pionnier sous peine d'être bientôt encombré d'une âme de rentier. Et les mots acides lancés dans un moment d'humeur devraient être traduits pour ce qu'ils sont le plus souvent : des déclarations d'amour.

Stan Rougier (« Dieu était là et je ne la savais pas », Ed. Presses de la Renaissance, 1998) 


Éloge de la fatigue

Vous me dites, Monsieur, que j'ai mauvaise mine,
Qu'avec cette vie que je mène, je me ruine,
Que l'on ne gagne rien à trop se prodiguer,
Vous me dites enfin que je suis fatigué.

Oui je suis fatigué, Monsieur, et je m'en flatte.
J'ai tout de fatigué, la voix, le cœur, la rate,
Je m'endors épuisé, je me réveille las,
Mais grâce à Dieu, Monsieur, je ne m'en soucie pas.

Ou quand je m'en soucie, je m'en ridiculise.
La fatigue souvent n'est qu'une vantardise.
On n'est jamais aussi fatigué qu'on le croit !
Et quand cela serait, n'en a-t-on pas le droit ?

Je ne vous parle pas des sombres lassitudes,
Qu'on a, lorsque le corps harassé d'habitudes,
N'a plus pour se mouvoir que de pâles raisons…
Lorsqu'on a fait de soi son unique horizon.

Lorsqu'on n'a rien à perdre, à vaincre ou à défendre…
Cette fatigue-là est mauvaise à entendre ;
Elle fait le front lourd, l'œil morne, le dos rond.
Et vous donne l'aspect d'un vivant moribond.

Mais se sentir plié sous le poids formidable
Des vies dont un beau jour on s'est fait responsable,
Savoir qu'on a des joies ou des pleurs dans ses mains,
Savoir qu'on est l'outil, qu'on est le lendemain,

Savoir qu'on est le chef, savoir qu'on est la source,
Aider une existence à continuer sa course,
Et pour cela se battre à s'en user le cœur…
Cette fatigue-là, Monsieur, c'est du bonheur.

Et sûr qu'à chaque pas, à chaque assaut qu'on livre,
On va aider un être à vivre ou à survivre ;
Et sûr qu'on est le port, ou la route, ou la gué,
Où prendrait-on le droit d'être trop fatigué ?

Ceux qui font de leur vie une belle aventure,
Marquent chaque victoire, en creux, sur la figure,
Et quand le malheur vient y mettre un creux de plus
Parmi tant d'autres creux il passe inaperçu.

La fatigue, Monsieur, c'est le prix toujours juste,
C'est le prix d'une journée de labeur et de lutte.
C'est le prix d'un labour, d'un mur ou d'un exploit,
Non pas le prix qu'on paie, mais le prix qu'on reçoit.

C'est le prix d'un travail, d'une journée remplie,
C'est la preuve, Monsieur, qu'on vit avec la vie.
Quand je rentre le soir et que ma maison dort,
J'écoute mes sommeils et là, je me sens fort ;
Je me sens tout gonflé de mon humble souffrance,
Et ma fatigue à moi, c'est une récompense.

Et vous me conseillez d'aller me reposer ?
Mais si j'acceptais là ce que vous proposez,
Si je m'abandonnais à cette douce intrigue,
Mais j'en mourrai, Monsieur, tristement, … de fatigue !

Robert Lamoureux


Cette croix me pèse

Un jour un petit garçon rejoint un autre petit garçon sur le chemin du village.
« Tu as l'air bien, triste, dit le premier
- C'est que j'en ai assez, répondit le second. J'en ai assez de cette croix qui me pèse. Non vraiment cette vie n'est pas faite pour moi.
- Écoute, reprit le premier, j'ai peut-être le moyen de t'aider. »
Et par un chemin détourné, il conduisit son compagnon dans une vallée où se trouvaient amoncelées une multitude de croix, des croix de toutes formes, de toutes tailles, de toutes espèces de bois.
« Va et choisis celle qui te convient. »
Tout heureux, le petit garçon jeta la croix qu'il avait reçue à sa naissance et se mit à les essayer les unes après les autres. La première, qui lui avait paru pourtant fort légère au premier abord, lui déchirait l'épaule. La seconde était trop longue et, traînant par terre, ralentissait l'allure de marche du petit garçon. La troisième était trop rugueuse, la quatrième trop lisse et glissait des mains… Au bout d'un nombre incalculable d'essais, le garçon en dénicha enfin une, merveilleusement adaptée à sa taille et à ses forces. Tout joyeux, il se tourna vers son compagnon :
« C'est formidable, lui cria-t-il, j'ai enfin trouvé celle qui me convenait.
- Tu as raison, lui répondit le premier garçon. C'est celle que tu portais en arrivant ici. »
Et subitement il disparut à ses yeux. L'essentiel est invisible avec les yeux.

En Orient, on raconte l'histoire de ce roi qui avait deux fils. L'un d'eux seulement devait hériter de son royaume. Désirant éprouver leur sagesse, afin de les départager, le roi fit venir ses deux fils et leur dit en donnant à chacun une petite somme d'argent : « Voici ce que vous allez faire : avec cet argent vous allez vous procurer de quoi remplir complètement la grande salle vide du château. C'est celui qui s'acquittera mieux de cette tâche qui héritera de mon royaume ! » Le premier fils avait appris que la paille était bon marché. Il en acheta autant que la somme dont il disposait le permettait. Mais la salle du château ne fut remplie qu'à moitié.
Le second des fils acheta un vase d'argile, de l'huile et une mèche, fit du tout une lampe qu'il alluma et voici que la grande salle du château fut remplie de lumière jusque dans ses derniers recoins. Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux.

Saint-Exupéry


Si j'étais

Si j'étais moi, je serais le bonheur,
Si j'étais le bonheur, je serais en groupe
Si j'étais en groupe, je serais la solidarité
Si j'étais la solidarité, je serais le soleil
Si j'étais le soleil, je serais un sourire
Si j'étais un sourire, je serais le plaisir
Si j'étais le plaisir, je serais l'excès
Si j'étais l'excès, je serais la folie
Si j'étais la folie, je serais le vent
Si j'étais le vent, je serais une danse
Si j'étais une danse, je serais la valse
Si j'étais la valse, je serais à mille temps
Si j'étais le temps, je serais la persévérance
Si j'étais la persévérance, je serais une montagne
Si j'étais une montagne, je serais l'Everest
Si je grimpais l'Everest, je serais heureux
Si j'étais heureux, je serais la réussite
Si j'étais la réussite, je serais moi.

Texte réalisé par les lycéens et étudiants lors de la journée de la communauté éducative du 2 décembre 2005 sur le thème de la réussite.


Je te souhaite

Je te souhaite de ne pas réussir ta vie.
Je te souhaite de vivre autrement que les gens arrivés.
Je te souhaite de vivre la tête en bas et le cœur en l'air, les pieds dans tes rêves et les yeux pour l'entendre.
Je te souhaite de vivre sans te laisser acheter par l'argent.
Je te souhaite de vivre debout et habité.
Je te souhaite de vivre le souffle du feu, brûlé vif de tendresse.
Je te souhaite de vivre sans titre, sans étiquette, sans distinction, ne portant d'autre nom que l'humain.
Je te souhaite de vivre sans que tu aies rendu quelqu'un victime de toi-même.
Je te souhaite de vivre sans suspecter ni condamner, même du bout des lèvres.
Je te souhaite de vivre sans ironie, même contre toi-même. Je te souhaite de vivre dans un monde sans exclu, sans rejeté, sans méprisé, sans humilié, ni montré du doigt, ni excommunié.
Je te souhaite de vivre dans un monde où chacun aura le droit de devenir ton frère et de se faire ton prochain.
Un monde où personne ne sera rejeté du droit à la parole, du droit d'apprendre à lire et savoir écrire.
Je te souhaite de vivre dans un monde sans croisade, ni chasse aux sorcières.
Je te souhaite de vivre dans un monde libre d'aller et venir, d'entrer et de sortir, libre de parler librement dans toutes les églises, dans tous les partis, dans tous les journaux, à toutes les radios, à toutes les télévisions, à toutes les tribunes, à tous les congrès, à toutes les assemblées, dans toutes les usines, dans tous les bureaux, dans toutes les administrations.
Je te souhaite de parler non pour être écouté mais pour être compris.
Je te souhaite de vivre l'inespéré, c'est dire que je te souhaite de ne pas réussir ta vie.

Michel Quoist


Petites béatitudes

Bienheureux ceux qui savent rire d'eux-mêmes : ils n'ont pas fini de s'amuser.

Bienheureux ceux qui savent distinguer une montagne d'une taupinière : il leur sera épargné bien des tracas.

Bienheureux ceux qui sont capables de se reposer, et de dormir sans chercher d'excuses : ils deviendront sages.

Bienheureux ceux qui savent se taire et écouter : ils en apprendront des choses nouvelles !

Bienheureux ceux qui sont assez intelligents pour ne pas se prendre au sérieux : ils seront appréciés de leur entourage.

Heureux êtes-vous si vous savez regarder sérieusement les petites choses et paisiblement les choses sérieuses : vous irez loin dans la vie.

Heureux êtes-vous si vous savez admirer un sourire et oublier une grimace ; votre route sera ensoleillée.

Heureux êtes-vous si vous savez vous taire et sourire même lorsqu'on vous coupe la parole, lorsqu'on vous contredit ou qu'on vous marche sur les pieds : l'Évangile commence à pénétrer votre cœur.

Bienheureux surtout vous qui savez reconnaître le Seigneur, en tous ceux que vous rencontrerez : vous avez trouvé la vraie lumière, vous avez trouvé la véritable sagesse.

Jean Vernette (« Paraboles d'Orient et d'Occident », Ed. Droguet Ardant)


7 souris dans le noir

Un jour, près d'une mare, sept souris aveugles découvrirent une chose étrange.
- Qu'est-ce que c'est ? S’exclamèrent-elles.
Et elles se sauvèrent chez elles en courant.
Le lundi, Souriceau Rouge chercha le premier à en savoir plus.
- C'est un pilier, dit-il. Personne ne le crut.
Le mardi, Souriceau Vert fut le deuxième à s'interroger.
- C'est un serpent, affirma-t-il ?
Le mercredi, Souriceau Jaune répondit :
- Non… c'est une lance. Il était le troisième à donner son avis.
Le quatrième fut Souriceau Violet. On était jeudi.
- C'est une falaise, assura-t-il.
Souriceau Orange, qui était le cinquième, y alla le vendredi.
- C'est un éventail ! cria-t-il ? Je l'ai senti bouger.
Le sixième était Souriceau Bleu.
Le samedi, il constata :
- Ce n'est rien qu'une corde.
Mais les autres n'étaient pas d'accord. Ils commencèrent à se disputer :
- Un serpent !
- Une corde !
- Un éventail !
- Une falaise !
Jusqu'au dimanche, où Souricette Blanche, la septième souris, se rendit près de la mare. Quand elle arriva au pied de la chose, elle y grimpa en courant puis redescendit de l'autre côté. Elle escalada le sommet et le parcourut d'un bout à l'autre.
- Ah ! s'écria enfin Souricette Blanche, je vois maintenant.
Qu'est-ce qui est…
solide comme un pilier,
souple comme un serpent,
pointu comme une lance,
haut comme une falaise,
frémissant comme un éventail,
effiloché comme une corde ?
C'est…
… un éléphant !
Les six souriceaux grimpèrent en courant d'un côté, redescendirent de l'autre, parcoururent la chose d'un bout à l'autre. Alors ils furent convaincus. Maintenant, ils voyaient eux aussi.
Telle est la morale des souris :
Savoir un peu est mieux que rien, mais le sage ne connaît vraiment que ce qu'il a vu en entier.

Ed Young (Milan, 2002)


La preuve...

Entre certitudes et convictions étayées, le doute.
Douter de quoi ? De qui ? Pourquoi ?
Douter pour agir, comprendre, penser...
Le doute pour soi, le doute pour les autres.
Le doute non pas pour se perdre, se fondre, mais pour s'accorder, pour avancer.

Entre le doute et la preuve, le questionnement.
Le questionnement, comme une porte ouverte sur un autre possible,
ni révolutionnaire, ni polémique, juste à l'écoute, juste attentif.
Le questionnement pour les réponses, mais surtout pour la rencontre.
La preuve comme une quête,
le questionnement comme une œuvre d'humanité.

Anne Miranda (ISFP Seyssinet-Pariset)


La stratégie de la réussite

Un jour, un non-voyant était assis sur les marches d'un bâtiment avec un chapeau à ses pieds et un morceau de carton portant l'inscription : « Je suis aveugle, aidez-moi, s'il vous plaît. »
Un publicitaire qui se promenait près de là s'arrêta et remarqua qu'il n'y avait que quelques centimes dans son chapeau. Il se pencha et y versa sa monnaie, puis, sans demander son avis à l'homme, prit le carton, le retourna et y écrivit une autre phrase.
Le même après-midi, le publicitaire revint près de l'aveugle et vit que son chapeau était plein de monnaie et de billets.

Le non-voyant reconnut le pas de l'homme et il lui demanda si c'était lui qui avait réécrit sur son carton et ce qu'il avait noté.
Le publicitaire répondit : « Rien qui ne soit pas vrai, j'ai seulement réécrit ta phrase d'une autre manière », il sourit et s'en alla.
Le non-voyant ne sut jamais que sur son carton il était écrit : « Aujourd'hui, c'est le printemps, et moi je ne peux pas le voir. »

Change ta stratégie quand les choses ne se passent pas bien et tu verras que ça ira mieux.
Nous méritons de voir le printemps, de voir les autres sourire, parce qu'avec leur sourire, ils rendent le monde meilleur.

Si un jour on te reproche que ton travail n'est pas un travail de professionnel, dis-toi bien que l'Arche de Noé a été construite par des amateurs et le Titanic par des professionnels...

Anonyme


A la suite de Pierre et Paul, allons porter la bonne nouvelle

Pierre, tu allais suivre Jésus partout où il irait, jusqu’à la mort. Et trois fois, tu déclares : « Je ne connais point cet homme. » Et Jésus fixe sur toi son regard... Plus tard, trois fois aussi il t’interpelle : « Pierre, m’aimes-tu ? »  … « Tu sais tout, Seigneur, tu sais bien que je t’aime. » 
Donne-nous, Seigneur, d’avoir ce regard d’amour, cette parole qui sauve pour tous ceux que nous rencontrerons. Que tout élève, malgré ses imperfections, ses erreurs, ses ratés, nous entende lui dire : « Je crois, j’espère en toi ! »

Pierre, toi le pêcheur sur le lac, tu sais ce qu’est l’échec, la nuit de labeur sans aucun résultat. Et, à la parole de Jésus, tu jettes le filet pour une pêche miraculeuse.
Seigneur, l’échec, le découragement seront là aussi dans nos vies personnelles, dans notre travail avec les élèves. 
Donne-nous d’entendre alors ta parole nous invitant à aller de l’avant, à espérer au-delà de toute espérance. Et à notre tour, soyons ces semeurs d’espérance pour tous ces jeunes que nous allons côtoyer au quotidien.

Pierre, tu réponds à l’appel de Corneille, le centurion romain, un païen, un « pas comme les autres ».
Seigneur, ils sont là ces élèves pas comme les autres, en difficulté, difficiles dans leur comportement, ces parents désorientés, râleurs parfois ! Fais qu’au quotidien nous puissions dire que tout homme jusqu’au dernier est pour nous aussi important que Dieu.

Paul, toi, le persécuteur des disciples de Jésus, c’est sur la route de Damas que l’événement surgit dans ta vie, faisant de toi l’apôtre des nations.
Seigneur, les événements, les moments difficiles surgiront aussi dans nos vies, dans celle de nos élèves. Il y aura ces passages qui nous transforment, qui nous font grandir. Apprends-nous à lire ces signes dans nos vies.

Paul, tu as voyagé sans relâche à l’écoute des communautés de chrétiens, les réconfortant, les aidant à grandir, à devenir communauté vivante.
Seigneur, sur nos lieux de travail nous rencontrons des collègues de travail, des parents, les élèves. Accompagne-nous pour que nous soyons des tisseurs de liens de paix, d’amour entre tous.

« J’aurai beau parler toutes les langues de la terre et du ciel, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne. » Paul, tu nous laisses ce bel hymne à l’amour.
Seigneur, accompagne-nous dans l’annonce de cette bonne nouvelle autour de nous, aide-nous à la dire à pleine vie, avec nos gestes, avec nos mots, et ainsi nous marcherons ensemble sur le chemin d’humanité.

Yvon Garel


Si tu veux éviter la peur

Si tu veux éviter la peur, donne-toi à l’amour
Si tu veux éviter l’ignorance, recherche la sagesse
Si tu veux éviter la colère, cultive la patience
Si tu veux éviter le trouble, sois humble
Si tu veux éviter le désir de posséder, laisse-toi appauvrir
Si tu veux éviter l’avarice, sois joyeux
Si tu veux éviter les préoccupations mauvaises, cherche la paix intérieure
Si tu veux éviter l’errance de l’esprit, aime la méditation
Si tu veux éviter la dureté du cœur, découvre la miséricorde. 

Saint François d'Assise, Admonitions 27 (« Saint François d'Assise ou la Puissance de l'amour » de Stan Rougier, Albin Michel)


L'arbre à soucis

Un jour, j'ai retenu les services d'un menuisier
pour m'aider à restaurer ma vieille grange. Après
avoir terminé une dure journée au cours de
laquelle une crevaison lui avait fait perdre une
heure de travail, sa scie électrique avait rendu
l'âme, et pour finir, au moment de rentrer chez lui,
son vieux pick-up refusait de démarrer.

Je le reconduisis chez lui et il demeura froid et
silencieux tout au long du trajet. Arrivé chez lui,
il m'invita à rencontrer sa famille. Comme nous
marchions le long de l'allée qui conduisait à
la maison, il s'arrêta brièvement près d'un petit
arbre, lui touchant le bout des branches.

Lorsqu'il ouvrit la porte pour entrer chez lui, une
étonnante transformation se produisit. Son visage
devint rayonnant, il caressa ses deux enfants et
embrassa sa femme.

Lorsqu'il me raccompagna à ma voiture, en
passant près de l'arbre, la curiosité s'empara de
moi et je lui demandai pourquoi il avait touché
le bout des branches de cet arbre un peu plus tôt.

« C'est mon arbre à soucis, me répondit-il.
Je sais que je ne peux éviter les problèmes, les
soucis et les embûches qui traversent mes journées,
mais il y a une chose dont je suis certain : ceux-ci
n'ont aucune place dans la maison avec ma
femme et mes enfants. Alors, je les accroche à
mon arbre à soucis tous les soirs lorsque je rentre
à la maison. Et puis, je les reprends le matin. »

« Ce qu'il y a de plus drôle, sourit-il, c'est que
lorsque je sors de la maison le matin pour les
reprendre, il y en a beaucoup moins que la veille
lorsque je les avais accrochés. »

Anonyme


Va vers toi-même

Va vers toi-même. Étonne-toi de toi.
Accueille la polyphonie qui t'habite.
Les couleurs de ta palette sont plus
que tu ne l'imagines. Réveille
les lumières de ton vitrail intérieur. As-tu
déjà contemplé un vitrail de près ? Vu de
l'extérieur, il paraît un peu gris et triste.
Il faut entrer dans le sanctuaire ou dans
la maison. Et s'asseoir. Pas seulement un
jour, une fois. S'asseoir souvent, quelques
minutes, mais à des heures différentes,
quand il fait beau soleil, quand il fait
pluie, par temps de neige ou de brouillard.
Quelle vie, un vitrail ! A chaque saison du
jour une lumière nouvelle. Assieds-toi près
de toi, respire un bon coup, laisse un peu
de souffle t'envahir, et dis-toi que le
premier vitrail, c'est toi.

Gabriel Ringlet


Pauvreté

Un homme très riche amena son fils dans un village pour lui montrer ce qu’était la pauvreté : 
Après ce voyage, il  demanda à son fils qu’est-ce que la pauvreté ?
Le fils répondit : 
Nous avons 1 chien, ils en ont 4... 
Nous avons une petite piscine, ils ont un long fleuve... 
Nous avons des lampes, ils ont des étoiles... 
Nous avons un petit lopin de terre, ils ont de grands champs... 
Nous achetons de la nourriture, ils font pousser la leur et la mange fraîche... 
Ils ont des amis avec qui jouer, nous n'avons pas d'amis, et nous devons jouer avec nos ordinateurs et nos consoles...
Ils ont le bonheur, nous ne disposons que de l'argent... 
Leurs pères ont le temps pour leurs enfants et nos pères n'en n’ont pas... 
Le père de l'enfant resta sans voix.
Puis le garçon dit : « merci papa de me montrer combien nous sommes pauvres... »
La vie dépend de la façon dont nous voyons, nous interprétons et nous acceptons les choses...
Impressionnant !

Anonyme


Une leçon de vie

Un jour, l’âne d’un fermier est tombé dans un puits.

L’animal gémissait pitoyablement depuis des heures et le fermier se demandait quoi faire.
Finalement, il a décidé que l’animal était vieux et le puits devait disparaître de toute façon.
Ce n’était pas rentable pour lui de récupérer l’âne.
Il a invité tous ses voisins à venir et à l’aider.
Ils ont tous saisi une pelle et ont commencé à enterrer le puits.
Et, à la stupéfaction de chacun, l’âne s’est tu.
Quelques pelletées plus tard, le fermier a finalement regardé dans le fond du puits et a été étonné de ce qu’il a vu.
Avec chaque pelletée de terre qui tombait sur lui, l’âne faisait quelque chose de stupéfiant.
Il se secouait pour enlever la terre de son dos et montait dessus.
Pendant que les voisins continuaient à pelleter sur l’animal,
il se secouait et montait de plus en plus haut.
Bientôt, chacun a été stupéfié que l’âne soit hors du puits et se mit à trotter !

Morale :
La vie va essayer de vous engloutir de toutes sortes d’ordures.
Le truc pour se sortir du trou est de se secouer pour avancer.
Chacun de nos ennuis est une pierre qui permet de progresser.
Nous pouvons sortir des puits les plus profonds en n’arrêtant jamais…
Il ne faut jamais abandonner !

Rappelez-vous de ces 5 règles :
1. Libérez votre cœur de la haine.
2. Libérez votre esprit des inquiétudes.
3. Vivez simplement.
4. Donnez plus.
5. Attendez moins.

Anonyme


Profite de toi-même

Tes occupations,
je ne te demande pas de les rompre,
je te demande simplement de les interrompre. 

Puisque tous les autres profitent de toi,
profite donc aussi de toi-même.

Pourquoi serais-tu le seul 
à être privé de cette faveur ?

Rappelle-toi donc, 
je ne dis pas toujours,
je ne dis même pas souvent,
mais au moins de temps en temps, 
que tu te dois aussi à toi-même.

Saint-Bernard (1090-1153)


Si tu prends du temps

Si tu prends du temps
pour t'asseoir, 
pour penser,
pour réfléchir, 
tu connaîtras, 
je te l'assure,
le secret du pouvoir. 

Si tu prends du temps
pour jouer, 
pour imaginer,
pour rêver, 
tu connaîtras,
je te l'assure, 
le secret de la jeunesse. 

Si tu prends de temps
pour lire, 
pour découvrir, 
pour écouter, 
tu connaîtras, 
je te l'assure,
le secret du savoir. 

Si tu prends du temps 
pour lier,
pour aimer, 
pour être aimé, 
tu connaîtras, 
je te l'assure, 
le secret de Dieu. 

Si tu prends du  temps
pour donner, 
pour partager, 
pour échanger, 
tu connaîtras, 
je te l'assure,
le secret de la vie. 

Jean Humenry (« Voyage au long cœur », Les presses  d'Ile de France, 2005)


L'homme de sable

« L'homme du besoin ne cesse de contrer le manque par le plein. 
L'homme du désir se met en manque comme on se met en route. 
Le premier veut avoir plus. 
Le second veut être autrement.
Le premier est hanté par l'idée de complétude quand le second est animé par l'accomplissement de soi. (...)
Le désir projette l'individu hors de lui et ouvre ainsi le chemin. 

Le désir ne naît de rien. 
Pour advenir, il a besoin d'être empêché, contré. 
Il se forge au vif des lois et des interdits. 
Sans conquête, le désir n'est pas. 
Eduquer un enfant, 
c'est par le jeu alterné de l'autorisation et de l'interdit, 
l'aider à trouver le lieu de son désir et à s'y ancrer. »

Catherine Ternynck (« L'homme de sable », Seuil)


La recette du bonheur

Laisse de côté tous les chiffres non indispensables à ta survie.
Ceci inclut l’âge, le poids, la taille.
Que cela préoccupe seulement le médecin, il est payé pour ça.
Fréquente de préférence des amis joyeux,
les pessimistes ne te conviennent pas.
Continue de t’instruire…
Apprends sur les ordinateurs, l’artisanat, le jardinage, etc…
Ne laisse pas ton cerveau inoccupé,
un mental inutilisé est l’officine du diable.
Et le nom du diable est Alzheimer !
Ris le plus souvent possible, et surtout de toi-même !
Quand viennent les larmes, accepte, souffre et …
continue d’avancer.
Accueille chaque jour qui se lève comme une opportunité,
et pour cela, ose entreprendre.
Laisse tomber la routine,
préfère les nouvelles routes aux chemins mille fois empruntés !
Efface le gris de ta vie et allume les couleurs
que tu possèdes à l’intérieur.
Exprime tes sentiments
pour ne jamais rien perdre des beautés qui t’entourent.
Que ta joie rejaillisse sur ton entourage
et abats les frontières personnelles
que le passé t’a imposées.
Mais, rappelle-toi :
l’unique personne qui t’accompagne toute la vie, c’est toi-même.
Sois vivant dans tout ce que tu fais !
Entoure-toi de tout ce que tu aimes :
famille, animaux, souvenirs, musique, plantes, un hobby…
tout ce que tu veux…
Ton foyer est ton refuge, mais n’en deviens pas prisonnier.
Ton meilleur capital, la santé.
Profites-en, si elle est bonne ne la détruis pas,
si elle ne l’est pas, ne l’abîme pas davantage.
Sors dans la rue, visite une ville ou un pays étranger,
mais ne t’attarde pas sur les mauvais souvenirs.
Il y a des êtres qui font d’un soleil une simple tache jaune,
mais il y en a aussi qui font d’une simple tache jaune,
un véritable soleil.

Pablo Picasso


© Crédit photo Alexandra Giese / Fotolia.com

Commentaires (1)

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Lucas a écrit...
Les mots et les phases sont une chance pour l'homme pour communiquer l ´essence de la nature humaine
31 Mars 2017 23:53
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