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Textes à méditer : Enseignant (métier d'enseignant)

Temps de lecture : 62 minutes
Textes à méditer : Enseignant (métier d'enseignant)

Mission d'enseigner ; Prière de rentrée (1) ; Prière de rentrée (2) ; Prière de rentrée (3) ; Prière de l'éducateur ; Quand les jeunes adressent leurs souhaits aux adultes ; Le petit garçon qui aimait dessiner ; Accompagner ; Les ciseaux et l'aiguille ; Lettre à mon école ; Ecole Sainte Réunionite ; Définitions humoristiques ; Fournitures : une note d'humour ; Une "histoire" de bottes ; Ces enfants de maternelle ; Bénis cette année scolaire ; Au coeur de leurs vies ; Feng et les cerfs-volants ; La multiplication ; Les béatitudes de l'école catholique

La mission d'enseigner

Seigneur, aide l'enseignant à exercer
Sa mission première,
Qui est d'enseigner,
Sans tomber dans la routine
Ou la facilité,
Sans perdre le contact vivant
Avec les élèves
En se renouvelant
Par une résurrection quotidienne.

Aide-le surtout à comprendre
Et à aimer ceux qui lui sont confiés,
Cela malgré la différence d'âge
Et de formation,
Afin qu'ils s'épanouissent
Chacun différemment,
Chacun selon sa personnalité,
Selon ses goûts,
Afin qu'ils découvrent l'amour
Plutôt que la haine,
La fraternité plutôt que l'égoïsme,
L'ascèse plutôt que la facilité,
L'espérance plutôt que la tristesse.

Aide-le à devenir le messager fidèle,
Humble, tenace et efficace
Du message évangélique
Porteur du dépassement,
Des grandes aspirations,
De l'équilibre spirituel de la vie.

Yves Poutet (La prière de l'éducateur, Ed. CLD, 1982)


Prière de rentrée (1)

Les voici, Seigneur,
assemblés à l'orée
de cette année nouvelle
comme graines
jeunes et belles
au bord d'un champ nouveau...

Les voici, Seigneur, inquiets, curieux,
comme brûlés d'un feu intérieur
qu'ils ne connaissent pas;
ils vont d'un même pas,
les dociles et les rebelles,
avides de connaissances belles,
avides de vivre,
ivres, oui, ivres
de la vie qui déborde...

Permets, Seigneur, que, pour eux,
je ne sois pas « l'instituteur » soucieux
seulement de les couler dans le moule,
quel qu'il soit,
mais que je croie
qu'il m'appartient de les aider
à se tenir debout
comme des hommes libres.

Permets, Seigneur, que, pour eux,
je ne sois pas le « maître » désireux
d'agir en maître avant tout,
de dominer, de régenter,
tout un peuple d'enfants :
il n'est point d'autre Maître que toi,
le serviteur des filles et des fils du Roi.

Permets, Seigneur, que, pour eux,
je ne sois pas le « professeur » bavard
qui ne les entend pas ou trop tard.

Donne-moi d'être un homme d'écoute
et, parfois de doute...
Donne-moi d'être, pour chacun d'eux,
le compagnon sur la route,
celui qui mange le même pain
et qui sait tendre la main.

Donne-moi d'être le conducteur,
Seigneur,
celui qui marche avec et qui guide
humblement le troupeau avide;
donne-moi, Seigneur,
d'être le porte-lumière qui lève haut
le flambeau
et qui ne perde jamais des yeux
aucun de ces petits, les enfants de Dieu.

Roger Bichelberger (Prier, septembre 1995)


Prière de rentrée (2)

Seigneur, nous voici au seuil d’une nouvelle année scolaire.

Ces enfants que je retrouve m’arrivent pleins de questions, soucieux de trouver réponse aux interrogations qui les assaillent.
Ils ont soif d’écoute, d’attention, d’échange.

A l’image de ton Fils qui se fait proche de chacun, aide-moi à avoir sur chacun d’eux un regard toujours accueillant, patient et délicat.
Fais que ma parole ne les rejette pas et qu’en bien des circonstances j’apprenne à me taire, à faire silence.

Seigneur, ces enfants que je vais devoir apprivoiser comme le renard du petit prince sont des êtres assoiffés de relations de confiance, avec les autres, et avec Toi aussi au creux de leur cœur ; ils sont aussi assoiffés de reconnaissance au sein d’un monde repu de choses, affairé d’avoir.

A l’image de ton Fils, fais que ma présence soit discrète, disponible, que je fasse preuve de l’autorité nécessaire pour faire grandir, pour qu’ils prennent de la hauteur, que je les fasse aller plus haut.

Seigneur, les enfants que je rencontre sont des passants en perpétuelle recherche, des êtres curieux, habités par les rêves les plus merveilleux.

Toi, qui m’accompagnes sur mon chemin vers Toi, fais de moi pour ces êtres en devenir un passeur à ton image, c’est-à-dire, un ami qui marche avec, qui accompagne sur la route.

Toi seul tu sais ce qui habite le cœur de chacun d’eux. Alors viens les rejoindre et les faire grandir en les enracinant et en leur ouvrant les ailes.

Yvon Garel


Prière de rentrée (3)

Seigneur, c'est Toi ma force, ma patience,
ma lumière et mon conseil. C'est Toi qui ouvres le cœur
de ceux que Tu confies à mes soins.
Ne m'abandonne pas à moi-même un seul moment.

Donne-moi, pour ma propre conduite
et pour celle des enfants et des jeunes
que je rencontre aujourd'hui,
l'esprit de sagesse et d'intelligence,
l'esprit de conseil et de force,
l'esprit de discernement
et de foi, mue par un zèle ardent
pour la croissance de ces jeunes.

Toi le Maître intérieur, plus présent à nous-mêmes que nous-mêmes,
le Vivant pour les siècles des siècles.
Amen.

Anonyme


Prière de l'éducateur

Ils vont leur chemin, Seigneur, ces garçons ces filles,
comme tes disciples vers Emmaüs.
Tu m'as mis sur leur route. Donne-moi de les rejoindre
comme tu m'as rejoint dans mon histoire,
respectant les méandres, les déviances de ma vie.
Apprends-moi non seulement à les voir,
mais à les regarder. Ces visages chiffonnés, lisses,
ou ceux dont le sourire dit le cœur.
Ces yeux vides, fuyants, ou ce regard pétillant d'étoiles.
Que le soir, je rentre à la maison, lourd d'emporter
avec moi tous ces visages, tous ces regards.

Apprends-moi, Seigneur, à rejoindre ton désir sur eux
en embrassant toute l'étendue de leurs propres désirs.
A ne pas me figer sur ce qu'ils sont, mais à me fixer
sur ce qu'ils ne sont pas encore.
Comme toi avec tes deux disciples, donne-moi
de les aider à apprendre que l'essentiel
est de goûter les choses intérieurement.
Apprends-moi envers eux, Seigneur,
l'infinie patience que tu nous portes.
A être l'agriculteur qui respecte leur terreau
et les délais de leurs moissons.

Quand il m'arrive de les voir comme des puits
comblés et desséchés, aide-moi alors, Seigneur,
à soulever pierre à pierre pour dévoiler
ce qui était caché à leur propres yeux.
A être le sourcier de l'eau vive qui dort en eux.
Que je puisse leur dire, comme toi si souvent:
« Lève-toi et marche ».
Que je puisse les inviter à incliner leur cœur
vers cet Autre qui les habite déjà.

Jacques Maréchal


Quand les jeunes adressent leurs souhaits aux adultes

N'ayez pas peur de nous. N'ayez pas peur de dire et d'interdire.
Laissez-nous nous tromper. Donnez-nous un nid et apprenez-nous à le quitter. Laissez-nous du temps pour poser des questions,
partager ce que nous avons compris et imaginer l'invisible.
Nous demandons une école
où, ensemble et différents,
nous gardons le désir et le plaisir de connaître et d'apprendre,
où chacun peut grandir à son rythme.
Nous aimons tous les médias.
Nous savons très vite nous en servir,
nous ne voulons pas rester seuls devant eux.
Qu'ils nous fassent rire et rêver .
Nous voulons être accueillis, regardés, écoutés, respectés.
Nous voulons une planète accueillante, pleine de couleurs,
possible, sûre et joyeuse.
Tout près de nous, beaucoup de gens souffrent d'être exclus.
Nous refusons la violence du racisme, la violence de la misère et de l'isolement. Nous voulons mieux connaître ce que vivent les autres
pour, tous ensemble, construire un monde
où chacun a sa place, un monde fraternel.

Jean-Marie Petitclerc


Le petit garçon qui aimait dessiner

Un matin, alors que le petit garçon était à l’école depuis un certain temps, la maîtresse dit : « Aujourd’hui, nous allons faire un dessin ». Il aimait faire des dessins. Il savait en faire de toutes les sortes : des lions et des tigres, des poules et des vaches, des trains et des bateaux. Et il prit sa boîte de crayons et commença à dessiner.
Mais la maîtresse dit : « Attendez ! Ce n’est pas le moment de commencer ! » et elle attendit jusqu’à ce qui tout le monde ait l’air prêt.
« Maintenant, dit la maîtresse, nous allons faire des fleurs ». Chic ! pensa le petit garçon, il aimait faire des fleurs, et il commença à en faire des magnifiques avec ses crayons rose et orange et bleu.
Mais la maîtresse dit : « Attendez ! Je vais vous montrer comment faire ». Et elle fit une fleur rouge avec une tige verte. « Voilà, dit la maîtresse, maintenant vous pouvez commencer ».
Le petit garçon regarda la fleur dessinée par la maîtresse. Puis il regarda ses fleurs à lui. Il aimait mieux ses fleurs que celle de la maîtresse mais ne le dit pas. Il retourna simplement son papier et il fit une fleur comme celle de la maîtresse. Elle était rouge avec une tige verte.
Et bientôt le petit garçon apprit à attendre, à bien regarder et à faire des choses juste comme la maîtresse. Et bientôt, il ne fit plus de choses de lui-même du tout.
Il arriva que le petit garçon et sa famille déménagèrent dans une autre maison, dans une autre ville, et le petit garçon dut aller dans une autre école.
Cette école était encore plus grande que l’autre et il n’y avait pas de porte pour aller directement de dehors dans sa classe. Il devait monter, monter des grandes marches et marcher le long d’un grand corridor pour arriver à sa classe.
Et le premier jour où il était là, la maîtresse dit : « Aujourd’hui nous allons faire un dessin ». Chic ! pensa le petit garçon et il attendit que la maîtresse dise quoi faire. Mais la maîtresse ne dit rien. Elle se promena simplement autour de la classe.
Quand elle arriva près du petit garçon, elle dit : « Tu ne veux pas faire un dessin ? ». « Si, dit le petit garçon, qu’allons-nous faire ? » « Je ne sais pas, avant que tu le fasses, dit la maîtresse ».
« Comment vais-je faire ce dessin ? », demanda le petit garçon. « Oh, vraiment comme tu veux ! », dit la maîtresse. « Et avec n’importe quelle couleur ? », dit le petit garçon. « Si tout le monde faisait le même dessin, comment saurais-je qui a fait quoi ? et lequel est à qui ? », dit la maîtresse. « Je ne sais pas », dit le petit garçon.
Et il commença à faire une fleur rouge avec une tige verte.

Helen E. Buckley


Accompagner

Si je veux réussir à accompagner un être vers un but précis, je dois le chercher là où il est et commencer là, justement là.
Celui qui ne sait faire cela se trompe lui-même quand il pense pouvoir aider les autres.
Pour aider un être, je dois certainement comprendre plus que lui mais d'abord comprendre ce qu'il comprend.
Si je n'y parviens pas, il ne sert à rien que je sois plus capable et plus savant que lui.
Si je désire avant tout montrer ce que je sais c'est parce que je suis orgueilleux et cherche à être admiré de l'autre plutôt que l'aider.
Tout soutien commence avec humilité devant celui que je veux accompagner ; et c'est pourquoi je dois comprendre qu'aider n'est pas vouloir maîtriser mais vouloir servir.
Si je n'y arrive pas, je ne puis aider l'autre.

Soren Kierkegaard


Les ciseaux et l'aiguille

Un roi rendit un jour visite au grand mystique Soufi Farid. S'inclinant devant lui, il lui offrit un présent d'une grande valeur, un objet d'une rare beauté, une paire de ciseaux en or incrusté de diamants. Farid prit les ciseaux en main, les admira et les rendit à son visiteur en disant :
« Merci, Sire, pour ce cadeau précieux. L'objet est magnifique, mais je n'en ai pas l'usage. Donnez-moi plutôt une aiguille. Je n'ai que faire d'une paire de ciseaux.
- Je ne comprends pas, fit le roi, si vous avez besoin d'une aiguille, il vous faudra aussi les ciseaux !
- Non, expliqua Farid. Les ciseaux coupent et séparent. Je n'en ai pas besoin. Une aiguille par contre recoud ce qui a été défait. Mon enseignement est fondé sur l'amour, l'union et la communion. Il me faut une aiguille pour restaurer l'unité. Les ciseaux déconnectent et tranchent. Apportez-moi une aiguille ordinaire quand vous reviendrez me voir, cela me suffira. »

Jean Vernette (Paraboles d'Orient et d'Occident, 2003) 


Lettre à mon école

Le printemps éclate de toute sa splendeur et déjà les premières chaleurs de l'été sont là… Dans quelques semaines, tu vas cesser d'entendre les cris de tes pensionnaires ! Alors, avant ce départ et pour accueillir ceux qui vont arriver en septembre, je voudrais que tu te montres sous tes plus beaux atours. Je sais que tu n'es pas toute neuve mais, écoute, je suis sûr que tu peux être plus belle encore.
Voilà, je te propose quelques petits aménagements qui ne coûteront pas chers (je connais tes finances), juste un peu d'huile de coude !
D'abord, ton entrée. On te parle tant de l'accueil ! Regarde ton portail : c'est vrai qu'il n'est pas neuf et qu'il en a vu passer des générations d'élèves. Mais s'il recevait un petit coup de peinture !
D'ailleurs, profite-en pour rafraîchir quelques huisseries : celles en bois ont besoin de peinture, celles en PVC un bon nettoyage.
J'aime bien ton espace-récréation : quels bons souvenirs lorsque nous jouions autour des arbres, dans les recoins, y compris ceux qui étaient défendus ! Mais quand même, les feuilles mortes, les papiers... cela ne fait pas très « clean ». Tiens, regarde les marches de ton escalier : j'entends les enfants s'exclamer : « C'est crado ! »
Et puis pourquoi ne pas penser fleurissement. Dans la commune, chacun fait un effort pour fleurir et même l'entrée du bourg est accueillante avec ses parterres. Et toi ? De grâce, enlève au moins les mauvaises herbes ! D'ailleurs, j'ai aimé, quand j'étais élève, être responsable de l'arrosage ; je suis sûr que tes locataires d'aujourd'hui aussi.

Attends, je n'ai pas fini. Et ton intérieur ? Tu sais bien qu'au printemps chacun a le souci de faire le grand ménage dans sa maison. Alors tu ne vas pas être de reste. Car franchement, regarde tes classes, les couloirs, même ta salle des enseignants : le rangement, la poussière sur les étagères, les documents inutiles qui envahissent tous les coins… Ça suffit : fais un grand vide et chacun va mieux s'y retrouver !
Au passage, je te rappelle que nous fêtons la Saint-Jean sous peu, alors les affichages sur l'automne et les décorations de Noël ! Sois au goût du jour pour tous tes locataires.
Et puisque tu te décides à faire un grand vide, n'oublie pas le grenier et quelques autres pièces dites de réserve : on y fourre de tout et, attention lorsque tu reçois la visite de la commission de sécurité, ce sont des gens qui n'aiment pas du tout ces entrepôts de marchandises !
Enfin, quel bonheur de sentir les odeurs du bois voisin envahir tes locaux lorsqu'au moment des récréations tu ouvres grand tes fenêtres !

Voilà ce que je voulais te dire parce que j'aime tant te voir pimpante, heureuse de voir tes locataires jouer, chanter, apprendre. D'ailleurs, tu sais bien qu'ils sont aussi ravis de donner le coup de main pour que tu sois toujours propre, gaie, en dehors comme en dedans. Regarde-les ramasser les papiers en fin de journée, vider les poubelles (pour le regard que l'on a en arrivant chez toi, place tes poubelles dans un endroit discret !), nettoyer les tableaux (aïe ! ne les laisse pas badigeonner tes murs avec les brosses juste à l'entrée, là où tout le monde t'admire, même les passants dans la rue !), ranger la bibliothèque, les jeux…
Allez, je te laisse, je t'aime toujours autant, ma chère école…

Yvon Garel


École Sainte Réunionite

Ça commence par une discussion de 3 heures pour savoir si on met les concertations entre midi et deux ou après quatre heures… Pas le samedi en tout cas ! Sauf que les pères peuvent garder les enfants, mais les célibataires veulent partir en week-end et d'abord le mercredi c'est en semaine, mais y'a le judo et le caté… « De toutes les façons on sait bien qu'on perd son temps en réunion ! »
Ensuite, il faut caler les calendriers des réunions de parents, de la kermesse, de la célébration de Noël, de la 1ère communion…
Après on se partage les cahiers. « La concertation » (sic) se poursuit dans chaque classe pour préparer les cahiers avec le nom des élèves, les modèles d'écriture…, décorer la classe pour demain.

La 1ère concertation a lieu entre 12h15 et 13h15. Sans madame Quisycol qui est de surveillance de cantine. Toutes les fournitures ne sont pas arrivées. L'année prochaine il vaudra mieux commander chez « Yaquapayer » sauf qu'ils n'ont pas les cahiers de 52 pages. La discussion s'enflamme sur la qualité des feutres qui se bouchent mal et qui sèchent. On compare la page 73 de « Yaquapayer » et la page 132 du catalogue « Dabitude ». Plus le temps de parler du plan de formation qui est à renvoyer pour après-demain. Chacun remplira sa feuille dès qu'il pourra. Le catalogue de la DDEC passera dans les classes. On rappelle qu'il doit réellement circuler et ne pas rester sur un bureau. « L'année dernière…». Il faudra aussi à la prochaine concertation qu'on dise comment on fera les réunions de parents.
On n'a pas eu le temps de préparer sa classe pour l'après-midi, ni de souffler !

Finalement on a fixé la concertation à 16h15.
Mais une fois de plus la maman de Yoann est arrivée en retard. Son enseignante a du attendre. Sa collègue est accaparée par madame Jmemèledetout qui a un truc urgent à dire à la maîtresse. Dans l'autre classe, il a fallu mettre à sécher les peintures. Finalement on commence à 16h50. Sauf que l'enseignant de CM2 est d'étude. A 17h15, l'enseignante de maternelle doit aller chercher sa fille chez l'orthophoniste et celle de CP a enfin obtenu un rendez-vous chez le spécialiste…

La fois d'après, les fournitures manquantes sont arrivées. On les partage. C'est trop tard pour parler des réunions de parents. La première a lieu le lendemain. Tout est prêt sur le modèle de l'année dernière. Yoann a dit que sa mère ne viendrait pas. C'est quand même malheureux ! On prévient aussi « la nouvelle » que madame Jmemèledetout va l'embêter. « Chaque année c'est comme ça ! ».

4ème concertation. On parle de Noël. Faut-il faire des pères Noël en maternelle ? Le curé ne veut pas qu'on célèbre Noël avant le 25 décembre ! Il faut mettre la crèche dans le hall de l'école mais Saint Joseph est cassé. On se promet de parler des enfants en difficulté la prochaine fois.

A la rentrée de janvier, on tire les rois.
Il faut aussi écrire une carte à la collègue qui vient d'accoucher. On fait circuler le faire-part de naissance et la carte.
« Et Yoann, il faut qu'on en parle ! ». « Sa mère n'est pas venue à la réunion de parents, elle est toujours en retard, c'est pas étonnant qu'il soit en difficulté ! ».
Mais le plus important c'est que le ménage est mal fait dans les classes. Pour les vacances on avait tout rangé. « Ils nous avaient dit qu'ils allaient passer la machine, et ils n'ont rien fait ! ».

En début de réunion suivante, un enseignant propose du café. Les tasses sont sales. De toutes les façons, il n'y a plus de filtre, il faut aller à la cantine en chercher. On démarre sur le cas de Yoann. La collègue en congé maternité arrive avec son bébé pour le montrer et faire signer sa demande de congé parental. Tout le monde admire la huitième merveille du monde. Tant pis pour Yoann !

Comme il y a étude en CM2, on fait la réunion en maternelle.
Mais il manque des chaises. On va en chercher à la cantine. On croise la suppléante. Elle ne savait pas où c'était.
C'est l'anniversaire de l'aide-maternelle. On allume les bougies et on partage le gâteau.
Cette année, les « ponts » tombent mal. On se demande ce qu'on va faire contre l'absentéisme.
Plus le temps de parler de Yoann. « Ce n'est pas grave, on parlera des "cas" dans la cour de récréation ! ».

Y'a un projet à déposer pour obtenir un budget. Le formulaire est arrivé la semaine dernière. Mais il faut d'abord qu'on parle des déguisements pour la fête de l'école. Faut-il les faire en papier crêpon ou les faire coudre par les parents ?
En fin de réunion, heureusement, madame Jmedévou se désigne pour écrire un projet, le faire entrer dans les cases du formulaire et l'envoyer à l'Académie.

« De toutes les façons on s'entend si bien, et puis on se voit tous les jours… »
Yoann redouble. « Pardon, il prolonge son cycle ! » On est sûr que c'est la meilleure solution.
« C'est pour son bien ». Le seul doute c'est de savoir si sa mère sera l'année prochaine à la réunion de parents et si enfin elle arrivera à l'heure à 4 heures.

Alors à l'école sainte Réunionite on n'a pas besoin de se concerter ! « On s'aime bien et on se voit tous les jours. » « Les parents aiment l'atmosphère familiale de l'école ! »

N.B. Toute ressemblance avec une école existante ou ayant existé serait purement fortuite. Cette école est une fiction. Vous pouvez jouer au jeu des erreurs ou des différences. Au-delà de cette caricature, vous connaissez les enjeux d'une concertation. Dans un monde complexe, pour une tâche complexe comme l'enseignement et l'éducation, ce n'est qu'à plusieurs qu'on peut fonctionner de manière performante. On passe d'un métier solitaire à un métier solidaire. Ceci dit, ce n'est pas simple de ne pas tomber dans les travers récoltés ici. sitEColes vous propose des outils et fait confiance aux équipes pour les améliorer. Bonne concertation.

Sylvie Crépy, Raymond Duittoz (Formiris)


Définitions humoristiques

Communication
Un prof qui fait rire toute la classe a de l'humour. Un élève qui fait rire toute la classe a une heure de colle.

Évaluation
Les profs qui se plaignent que leur classe a des mauvaises notes manquent de sens pratique. Ils n'ont qu'à mettre de bonnes notes et le problème est résolu.

LVE
Les profs d'anglais ont un truc spécial pour se faire respecter. Pas l'autorité, ni la compétence : le son « th » (pas « zz », pas « ss », pas « dzz » !). Ils sont seuls à maîtriser ce truc imprononçable, et cela suffit à leur donner un certain prestige.

Notes
Un prof écologiste devrait toujours mettre deux points de plus aux élèves qui rendent leurs devoirs sur du papier recyclé.

Résolution de problèmes
Un prof de maths qui dit : « voici un exercice facile », c'est comme un dentiste qui dit « ça ne fera pas mal ». Il ne faut pas lui faire confiance.

Rythmes scolaires
Vous croyez que le week-end, les profs sont chez eux ? Pas du tout ! Ils sont entreposés dans de grandes salles réfrigérées, au sous-sol de l'école, prêts à être réactivés dés le lundi matin

TICE
Dans une école ultramoderne, les élèves sont reliés au prof par Internet. Il fait son cours dans une salle virtuelle en images de synthèse. Et il reçoit des avions en papier lancés par e-mail.

Paul Martin, Guillaune Decaux (Les profs, Magnard, 2000)


Fournitures : une note d'humeur

En cette période où nous préparons activement la prochaine rentrée, sitEColes vous propose une liste de fournitures à demander aux élèves.
Vous n'avez plus qu'à la coller... et le tour est joué !

A mettre dans un fourre-tout (sic) :
- un crayon à papier gras
- un crayon noir et blanc (pour dessiner les zèbres)
- un crayon gris, blanc ou rose (pour dessiner les éléphants selon votre état)
- un crayon à 7 couleurs pour les arcs-en-ciel
- un crayon spécial pour colorier les caméléons
- un stylo-plume anti-fuite (marque « Pan ! perce »)
- un effaceur type « lustucru » pour les fautes nouilles
- un effaceur type « safar »i pour les fautes bêtes
- un effaceur type « Pâques » pour les fautes cloches
- s'il reste quelque chose à effacer : une gomme que l'on mouillera du bout de la langue pour faire disparaître le papier
- des feutres mous en couleurs
- des ciseaux qui coupent
- du scotch (8 ans d'âge).

Il n'y a plus de place dans le fourre-tout, à moins que vous ayez quelque chose à ajouter.

Des cahiers de haute qualité qui se transforment en cahiers brouillon dès que vous les confiez à qui vous savez.
Le nombre importe peu puisque au final il les aura tous oubliés chez lui... ou ailleurs.

Pour les plus rapides : un chronomètre
Pour les plus ou moins rapides ou lents : une montre
Pour les autres : un calendrier

Dans le cartable :
Une comtoise pour apprendre à lire l'heure.

Jean-Michel Cassard


Une « histoire » de bottes

C’est l’histoire d’une institutrice de maternelle au milieu de janvier, le mois le plus dur pour tout le monde…

Un des gamins lui demande de l’aide pour mettre ses bottes pour aller en récréation et, en effet, elle sont vraiment difficiles à enfiler.
Après avoir poussé, tiré, re-poussé et tiré dans tous les sens, les bottes sont enfin chaussées et le gamin dit : « elles sont à l’envers, maîtresse ».
La maîtresse attrape un coup de chaud quand elle s’aperçoit qu’en effet il y a eu inversion des pieds…
Bref, nouvelle galère pour les enlever et rebelote pour les remettre, mais elle réussit à garder son calme jusqu’à ce que les bottes soient rechaussées, aux bons pieds.
Et là, le gamin lui dit avec toute la candeur qui caractérise les enfants : « c’est pas mes bottes. »

A ce moment-là, elle fait un gros effort pour ne pas lui mettre une baffe, fait un tour sur elle-même en se mordant les lèvres, se calme et lui demande pourquoi il ne l’a pas dit AVANT…
Comme le gamin voit qu’il a contrarié sa maîtresse, il ne répond pas. Elle dit alors : « bon, allez, on les enlève » et elle se met à nouveau au boulot.
Le deuxième pied est presque sorti quand le gamin poursuit : « c’est pas mes bottes, c’est celles de mon frère, mais maman a dit que je dois les mettre. »  
Là, elle a envie de pleurer mais, une nouvelle fois, elle se calme et entreprend de lui re-re-mettre ses bottes.
L’opération est enfin terminée et la maîtresse se sent fière d’avoir réussi.
Pour aller jusqu’au bout, elle le met debout, lui fait enfiler son manteau, lui met son cache-nez et lui demande : « où sont tes gants ? ».
Et le gamin de répondre le plus simplement du monde : « Je les ai mis dans mes bottes. »

Anonyme


Ces enfants de maternelle

Je te rends grâce, Seigneur, pour ces enfants de Maternelle qui commencent leur parcours tant humain que scolaire. En les mettant sur ma route, tu me donnes de les accompagner au quotidien.
Donne-moi de les rejoindre comme Toi, Tu me rejoins dans mon Histoire.
Apprends-moi, non seulement, à les voir mais aussi à les contempler et à m’émerveiller de ce qu’ils sont malgré parfois leurs cris ou leurs turbulences.
Apprends-moi à discerner, derrière leurs frimousses agitées la promesse de VIE que tu veux nous donner en plénitude.
Apprends-moi à voir, à travers leurs visages pétillants d’étoiles et leurs sourires étincelants de lumière la beauté d’une spontanéité gratuite, la simplicité d’un regard sans jugement, la fraîcheur d’un pas à pas confiant et leur soif de découvrir inlassablement tout ce qui les entoure...
Apprends-moi aussi à rejoindre avec bienveillance ces yeux parfois assombris par les nuages ou les obscurités de la route.
Qu’en rentrant le soir à la maison, j’emporte avec moi toutes ces frimousses, tous ces visages, tous ces regards d’enfants quels que soient ce dont ils sont porteurs.
Apprends-moi, Seigneur à rejoindre ton désir sur eux en embrassant toute l’étendue de leurs propres désirs. A ne pas me figer sur ce qu’ils sont, mais à me fixer sur ce qu’ils ne sont pas encore. 
Donne-moi de les aider à apprendre que l’essentiel est de travailler sa Terre Intérieure pour pouvoir en goûter les fruits avec les papilles du cœur et pouvoir les partager avec l’élan de son âme.
Apprends-moi envers eux, Seigneur, l’infinie patience que tu nous portes. 
Qu’elle soit le soleil et l’eau sur leurs graines
et que je sois le jardinier qui "respecte leur terreau et les délais de leur moisson.
Apprends-moi à être le sourcier de l’Eau Vive qui dort en eux.
Que je puisse les inviter, par ce que je suis, et par ce qui m’anime,
A tourner leur cœur vers l’Hôte Intérieur qui les habite déjà.

Ce texte a été élaboré dans le cadre du colloque national de l’Enseignement catholique sur les maternelles (23-24 septembre 2008 à Besançon) à partir d’une prière (voir les parties en italique).


Bénis cette année scolaire

Toi qui écoutes chacun de mes balbutiements,
même les plus imperceptibles.
Toi qui écoutes la requête de tous les hommes
entends ma prière,
gage de ma foi et de mon amour pour toi :
bénis cette année scolaire !

Qu'elle soit riche en découvertes et en efforts.
Qu'elle soit une pierre de plus
dans l'édification de notre Maison :
non pas sable qui s'effrite et disparaît,
mais roc, solide et inébranlable.
Donne-nous la capacité d'y approfondir
chacune de nos tâches,
d'essayer d'ouvrir les yeux et de comprendre le monde qui nous entoure.
La volonté de déchirer le voile des apparences
comme de résister à la bêtise
qui brime la liberté et tue le respect d'autrui.

Donne-nous la force d'y opposer notre réflexion
et nos décisions, assumées en responsabilité.
Aide-nous dans nos jours de peine et d'échec,
où nous serons tentés de nous livrer à la facilité.
Que cette année soit un pas de plus dans la vie,
où nous irons à la rencontre des autres
de nous-mêmes et de Toi.

Une lycéenne


Au cœur de leurs vie

Tous ces petits que ta Grâce m'égraine chaque jour
comme des chapelets de bonheur,
c'est Toi, Seigneur qui les fait vivre.

La foi en ce que je leur dis,
l'espérance en ce que je leur annonce,
l'amour que je leur donne,
préfigurent déjà les chemins qui montent vers Toi.

Car Tu es là au cœur de leur vie...
A travers tous ces petits,
c'est toute l'Humanité que je reçois chaque matin.
Leurs regards me disent nos interrogations et nos mystères,
leurs rires et leurs jeux, notre faim de bonheur,
leurs chagrins et leurs larmes,
notre souffrance et nos désespoirs,
la confiance innocente
dont ils me font l'offrande permanente
sont les germes de tous les moments d'amour
qui émailleront leur vie.

Seigneur, je ne sonderai jamais assez,
l'exigeant cadeau que tu me fais
en me confiant ces petits d'hommes.
Accorde-moi de ne jamais les décevoir,
les blesser ou les tromper.
Donne-moi assez de cœur
pour aimer chacun d'eux dans ce qu'il a d'unique ;
assez de tendresse pour réparer, apaiser,
redresser leurs blessures précoces,
assez de foi pour leur parler de Toi
sans caricature, sans erreur
mais jamais sans passion.

Accompagne-les où ta Providence les destine,
insuffle en chacun la lumière de ton Esprit.
Et que la vie les comble, les mutile ou les égare,
donne-leur de garder des jours passés
dans cette école et dans cette classe,
des images de tendresse, de lumière et de paix :
seule récompense, mais immense récompense,
que je te supplie de m'accorder.

Une institutrice de maternelle


Feng et les cerfs-volants

Feng était passionné par les cerfs-volants.
Un jour il apprit que dans un monastère isolé vivait un vieux sage dont on disait qu'il était le maître du vent.
Il connaissait le secret du cerf-volant qui vole au-dessus des cieux.
Feng demanda à ses parents la permission d'aller trouver le vieil homme afin qu'il lui enseigne tous ses secrets.
Après une longue marche, Feng arriva au monastère et demanda une entrevue avec le sage.
- Ô Maître, apprends-moi ton art ! Accepte-moi dans ton atelier.
Le Maître lui répondit :
- Un lion qui imite un lion est un singe. C'est parce que l'homme cherche tout seul qu'il invente et qu'il progresse.
Si tu veux trouver la meilleure façon de construire un cerf-volant, regarde autour de toi, et la feuille et le vent...
Feng mit à profit les conseils du Maître : il observa la nature.
- Maître, dis-moi le secret du cerf-volant le plus stable.
- Vois le vol de la libellule, dit le Maître.
Feng, après avoir longtemps contemplé les gracieux insectes, fabriqua un chef d'oeuvre d'équilibre.
- Maître, dis-moi le secret du cerf-volant le plus maniable.
- Vois le vol du milan, dit le Maître.
Feng se posta dans la montagne et étudia le vol du rapace.
A partir de ses observations, il mit au point un cerf-volant dont le vol était d'une souplesse jamais égalée.
- Maître, dis-moi le secret du cerf-volant le plus véloce.
- Vois le vol de l'hirondelle, dit le Maître.
Feng remarqua la courbe de l'oiseau, sa terminaison effilée. Alors il imagina un cerf-volant, preste jouet de papier sous ses doigts.
Son savoir-faire lui valut bientôt les honneurs des riches seigneurs, admiratifs devant la perfection de ses oiseaux de papier.
Mais Feng savait qu'il n'était pas encore « l'égal du vieux sage ». Il lui manquait « le secret ».
Feng retourna voir le vieux sage, qu'il savait malade.
- Maître, j'ai cherché comme tu me l'as enseigné, mais je n'ai pas trouvé. Dis-moi le secret du cerf-volant qui vole au-dessus des cieux.
- Tu n'es pas encore prêt, répondit le vieux sage.
Feng insista.
- Cherche encore ! s'emporta le vieil homme.
Feng redoubla d'efforts, essaya d'être plus précis dans ses gestes, plus consciencieux dans son travail, mais rien n'y fit.
Ses cerfs-volants atteignaient les sommets, caressaient les nuages, mais ne volaient pas au-dessus des cieux.
- Maître, je suis un ignorant, confessa Feng.
- Reviens me voir demain avec le dévidoir le plus long que tu puisses trouver, dit le Maître.
Toute la nuit, Feng mit bout à bout tous les dévidoirs qu'il put trouver, et le lendemain, fébrile, désireux de connaître enfin « le secret », il se présenta au monastère.
Le Maître était mort. Et, pendant que Feng se recueillait auprès du Maître des cerfs-volants, l'âme du vieux sage s'envola, emportant avec elle une des extrémités de la corde du dévidoir... jusqu'au plus haut des cieux.

Thierry Dedieu (Feng fils du vent, éditions Seuil Jeunesse, 1997)


La multiplication

Des quatre opérations, dit Dieu, celle que j’aime le mieux, c’est la multiplication.
L’addition, c’est très bien, mais ça ne va pas assez vite pour moi...
C’est bon pour les comptables : moi, je ne sais pas compter !
La soustraction, ce n’est pas mon genre...
Quand il faut ôter, enlever, retrancher, soustraire, j’ai mal partout !
C’est plutôt l’affaire du percepteur...
Quant à la division, je passe mon temps à en réparer les dommages...
Voilà des siècles et des siècles que j’essaie d’apprendre aux hommes à ne plus faire de divisions !
Ce sont de fameux diviseurs, des diviseurs infatigables, incorrigibles !
Ils se servent de mon nom pour diviser !
Mais la multiplication, c’est ma spécialité !
Je ne suis moi-même que dans la multiplication, je ne me sens bien que dans la multiplication, je suis imbattable dans ce genre d’opération !
Je suis le multiplicateur, et je multiplie tout, la vie, la joie, et le pardon.
Et si l’homme qui fait le malin, multiplie le mal par dix, moi je multiplie le pardon par mille !

Extrait du journal "Dimanche" du 31 août 2009


Les béatitudes de l'école catholique

Heureux les enfants et les jeunes
qui grandissent dans la confiance, 
ils diront oui à la vie. 

Heureux les enfants et les jeunes 
qui font l'expérience de la fraternité,
ils donneront chair à l'Espérance.

Heureux les enfants et les jeunes
qui découvrent le chemin de l'intériorité,
ils sauront accueillir leur vocation. 

Heureux les enfants et les jeunes
qui rencontrent des chrétiens joyeux,
ils s'ouvriront au don de Dieu.

Heureux les adultes qui, d'une manière ou
d'une autre, s'engagent dans l'éducation,
ils seront témoins et éveilleurs. 

Heureuse l'école catholique,
fragile et pauvre,
elle sera servante. 

Pascal Balmand, secrétaire général de l'Enseignement catholique
Journées nationales Fnogec, juin 2015.

 

© Crédit photo Christian Schwier / Fotolia.com

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