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Textes à méditer : Noël

Temps de lecture : 36 minutes
Textes à méditer : Noël

La nuit ne serait jamais que nuit ; Si Noël c'est la paix ; Dites, c'était vrai ; Étoiles ; Qui es-tu donc ? ; Un enfant bientôt ; Si notre plus grand besoin avait été ; La gratuité d'un amour ; C'est le temps de la fête de Noël ! ; Apprends-nous à attendre ; Prière de Noël ; Jésus, toi qui es né dans une étable ; Prière à la crèche ; Noël bientôt : Noël, signe d’amour ; Prière de Marie dans la nuit de Noël ; Mon Dieu, qui dormez, faible entre mes bras… ; S’il ne naît pas en toi... ; L'adoration des bergers

La nuit ne serait jamais que nuit

La nuit ne serait jamais que nuit
si le cri d’un tout-petit ne l’avait désarçonnée.
Les ténèbres ne seraient jamais que ténèbres
si la lumière ne s’était risquée à les découdre.
Le malheur ne serait jamais que malheur
si un visage n’en avait partagé la lourdeur.

Noël, une mémoire qui enfante l’histoire
Une promesse ourlée à la détresse
Une parole à l’aplomb du monde
Pour ouvrir une faille
Pour éclairer la paille
Pour inciter aux semailles
Dieu en l’humain est toujours possible
pour qui accueille sa fragilité comme un berceau !

Francine Carrillo (pasteur protestante)


Si Noël c'est la paix

Si Noël, c’est la Paix, la Paix doit passer par nos mains.
Donne la paix à ton voisin...
Si Noël, c’est la Lumière, la Lumière doit fleurir en notre vie.
Marche vers ton frère pour illuminer ses jours. 
Si Noël, c'est la Joie, la Joie doit briller sur nos visages.
Souris au monde pour qu'il devienne bonheur.
Si Noël c'est l'Espérance, l'Espérance doit grandir en notre cœur.
Sème l'Espérance au creux de chaque homme. 
Si Noël c'est l'Amour, nous devons en être les instruments.
Porte l'Amour à tous les affamés du monde. 

Texte haïtien


Dîtes, c'était vrai

Dites, dites, si c'était vrai
S'il était né vraiment à Bethléem, dans une étable
Dites, si c'était vrai
Si les rois Mages étaient vraiment venus de loin, de fort loin
Pour lui porter l'or, la myrrhe, l'encens
Dites, si c'était vrai
Si c'était vrai tout ce qu'ils ont écrit Luc, Matthieu
Et les deux autres,
Dites, si c'était vrai
Si c'était vrai le coup des Noces de Cana
Et le coup de Lazare
Dites, si c'était vrai
Si c'était vrai ce qu'ils racontent les petits enfants
Le soir avant d'aller dormir
Vous savez bien, quand ils disent Notre Père, quand ils disent Notre Mère
Si c'était vrai tout cela
Je dirais oui
Oh, sûrement je dirais oui
Parce que c'est tellement beau tout cela
Quand on croit que c'est vrai.

Jacques Brel


Étoiles

Tu me dis, Seigneur :
« Donne à chacun le droit au pain et au respect,
et tu seras une étoile de partage ! »

Tu me dis, Seigneur :
« Comble les ravins de haine et de jalousie qui séparent les vivants,
et tu seras une étoile de pardon ! »

Tu me dis, Seigneur :
« Annonce que tout vivant, de n'importe quel pays, de n'importe quel péché, de n'importe quelle intelligence, de n'importe quel travail, de n'importe quelle religion, est l'enfant précieux de Dieu, de la même famille que toi,
et tu seras une étoile d'accueil ! »

Fais de nous des étoiles, Seigneur,
des étoiles si brillantes dans le noir de la terre
Qu'on y trouve ton sourire d'amour
éclairant tous les habitants de la terre !

Albert Hari et Charles Singer


Qui es-tu donc ?

Petit cadeau, qui es-tu donc ?
Derrière tous ces papiers que vais-je découvrir ?
J'ai très envie de le savoir.

Petit Jésus, qui es-tu donc ?
Couché dans ton berceau, tu souris et tu attends.
J'ai très envie de te connaître.

Seigneur Jésus, qui es-tu donc ?
Tu es le plus beau cadeau de Noël, tu es l'ami de tous le jours,
Tu es la tendresse de Dieu.

Premiers pas vers Dieu (Ed. Tardy, 1997)


Un enfant bientôt

Depuis bientôt neuf mois, l'enfant attend,
caché au creux du ventre de sa mère.
Depuis neuf mois, il se nourrit de sa chaleur et de sa tendresse.
Il sent vibrer ses moindres paroles.
Depuis bientôt neuf mois, il attend d'être prêt pour naître.

Il ne sait pas encore que beaucoup l'attendent,
qu'ils se nourriront de sa chaleur et de sa tendresse,
qu'ils écouteront ses moindres paroles.
Il ne sait pas encore que beaucoup sont prêts
pour naître avec lui à la vie de Dieu.

Cet enfant, bientôt, on l'appellera Jésus.

Benoît Marchon (Poèmes pour prier, Ed. Bayard, 1987)


Si notre plus grand besoin avait été

Si notre plus grand besoin avait été la formation,
Dieu nous aurait envoyé un enseignant.
Si notre plus grand besoin avait été la technologie,
Dieu nous aurait envoyé un ingénieur.
Si notre plus grand besoin avait été l'argent,
Dieu nous aurait envoyé un banquier.
Si notre plus grand besoin avait été le plaisir,
Dieu nous aurait envoyé un comédien.
Si notre plus grand besoin avait été la santé,
Dieu nous aurait envoyé un médecin.
Mais notre plus grand besoin était le pardon,
Alors Dieu nous a envoyé un Sauveur.

Anonyme


La gratuité d'un amour

Jésus, là où Tu es né, au milieu de Joseph et de Marie, ta crèche n’était pas fermée.
Tout le monde pouvait entrer.
Jésus, quand Tu es né, Tu as voulu que tout le monde puisse venir Te voir
parce que Tu es venu pour tout le monde.

Avant que Tu ne naisses, Jésus, Joseph et Marie n’avaient trouvé
que des maisons aux portes fermées : fermées au secret de Dieu.
Ils ont trouvé ouverte une étable, une pauvre étable.
Mon cœur, il peut aussi être ouvert ou fermé pour aimer.
Mes mains, elles peuvent aussi être ouvertes ou fermées pour donner.
Ma vie, elle peut aussi être ouverte ou fermée pour faire vivre.

Aujourd’hui, Jésus, Tu ne nais plus dans une étable ;
mais Tu veux naître, dire le secret de Dieu,
dans toutes les maisons, dans tous les cœurs.
Tu veux déposer le baiser de Dieu sur tous les visages.
Tu veux des millions de crèches pour habiter le monde.
Tu veux des millions de cœurs pour donner ta paix sur la terre.
Tu veux des millions de visages pour donner la paix de Dieu.
Tu veux des millions de Noëls pour donner ton Noël.
Ouvre les maisons fermées par la peur ou par la richesse.
Ouvre les cœurs fermés par le chagrin ou par l’égoïsme.
Ouvre les visages fermés par la colère ou par le manque d’amour.

Jésus, viens ouvrir nos sourires et nos lèvres,
viens ouvrir nos maisons et nos cœurs pour dire avec Toi :
Gloire à Dieu, notre Père !

Frère Élie Maréchal


C'est le temps de la fête de Noël

Heureux celui qui attend
De fêter son anniversaire :
Il se réjouit des cadeaux qu'il va recevoir,
Il écrit des cartes d'invitation pour rassembler
Tous ceux qu'il aime
Et partager avec un joyeux moment.

Heureux ceux qui attendent la venue d'un ami :
Ils se préparent et décorent la maison,
Ils guettent et restent éveillés,
Ils ouvrent leur cœur pour l'accueillir,
Ils le reçoivent et c'est la fête !

Heureux sommes-nous en ce temps de Noël :
Jésus naît au milieu des hommes !
C'est Dieu lui-même qui vient : quelle fête !
Préparons-nous à l'accueillir ! Réjouissons-nous !
C'est Noël ! C'est le temps de la fête !

Anonyme


Apprends-nous à attendre

Dieu
Tu as choisi de te faire attendre
Tout le temps d’un Avent.
Moi je n’aime pas attendre
Dans les files d’attente.
Je n’aime pas attendre mon tour.
Je n’aime pas attendre le train.
Je n’aime pas attendre pour juger.
Je n’aime pas attendre le moment.
Je n’aime pas attendre un autre jour.
Je n’aime pas attendre
parce que je n’ai pas le temps
et que je ne vis que dans l’instant.

Tu le sais bien d’ailleurs,
Tout est fait pour m’éviter l’attente :
les cartes bleues et les libres services,
les ventes à crédit
et les distributeurs automatiques,
les coups de téléphone
et les photos à développement instantané,
les télex et les terminaux d’ordinateur,
la télévision et les flashes à la radio…
Je n’ai pas besoin d’attendre les nouvelles :
elles me précèdent.

Mais toi Dieu
tu as choisi de te faire attendre
le temps de tout un Avent.
parce que tu as fait de l’attente
l’espace de la conversion,
le face à face avec ce qui est caché,
l’usure qui ne s’use pas.
L’attente, seulement l’attente,
l’attente de l’attente,
l’intimité avec l’attente qui est en nous
parce que seule l’attente
et que seule l’attention
est capable d’aimer.

Tout est déjà donné dans l’attente,
et pour toi, Dieu,
attendre
se conjugue Prier.

Père Jean Debruynne (Extatit de Écoute Seigneur ma prière, Prier/DDB)


Prière de Noël

Doux enfant de Bethléem,
accorde-nous de communier
de toute notre âme
au profond mystère de Noël.

Mets dans le cœur des hommes cette paix
qu'ils recherchent parfois si âprement,
et que Toi seul peux leur donner.

Aide-les à se connaître mieux,
et à vivre fraternellement
comme les fils d'un même Père.

Découvre-leur Ta beauté,
Ta sainteté et Ta pureté.
Éveille dans leurs cœurs
l'amour et la reconnaissance
pour ton infinie bonté.

Unis-les tous dans Ta charité
et donne-nous Ta céleste paix.

Jean XXIII (Prier, n°257 décembre 2003) 


Jésus, toi qui est né dans une étable

Jésus,
Toi qui es né dans une étable,
Protège tous ceux qui vivent dans la pauvreté
et au milieu des dangers.

Jésus,
Toi qui es né en voyage,
Protège tous ceux qui sont menacés
Et ceux qui n'ont pas de maison.

On t'a offert de l'or et les plus beaux cadeaux,
Protège aussi ceux qui ont tout
Et qui oublient de penser aux autres.

Tu as ramené sur la terre la lumière du ciel.
Laisse la lumière descendre sur nous en ce Noël.

Amen.

Cette prière a été composée par une classe de cours préparatoire de l'école Saint Philippe de Néri à Juan-les-Pins (Alpes-Maritimes) pour la quinzaine de Noël.


Prière à la créche

Comment peux-tu ?
Comment, toi Dieu, qui es si grand, peux-tu soudain être un si petit enfant ?
Comment, toi Dieu, qui es à l’infini peux-tu être aussi proche de moi qu'un nouveau-né qu'on berce dans ses bras ?
Comment, toi Dieu, qui es mon Père peux-tu soudain être mon frère ?
Comment, toi Dieu, qui es Dieu peux-tu soudain être un homme ?
J'ai beaucoup retourné ces questions dans ma tête sans jamais y trouver de réponse.
Je ne saurais donc jamais comment...
Mais à Noël au lieu de me dire comment, mon cœur m'a dit pourquoi.
Il m'a dit : il n'y a que l'Amour !
Amen !

Père Jean Debruynne


Noël bientôt

Si tu ne penses d'abord qu'à lorgner les vitrines pour savoir ce que tu vas acheter pour tes gosses, alors Noël c'est râpé.
Si tu succombes au désir de tes mômes qui veulent une voiture de police, une mitraillette en plastique et la panoplie complète du para, Noël c'est râpé.
Si tu as déjà acheté le Petit Jésus en sucre et ses parents en chocolat sans oublier un seul de ses bestiaux en caramel de la crèche, Noël c'est râpé.
Si tu commences à dresser la liste des gens à inviter en prenant soin d'exclure les chiants, les emmerdeurs, ceux et celles qui vont troubler la fête tranquille, Noël c'est râpé.
Si tu ne prends pas le temps de méditer durant cet Avent le merveilleux mystère de la nuit de Noël, la pauvreté de l'enfant Jésus, le dénuement absolu des immigrés qui sont ses parents, Noël c'est râpé.
Mais si tu lorgnes déjà le jeune couple de chômeur de ton immeuble qui, sans toi fêterait cette nuit là dans un peu plus de détresse et de solitude, alors Noël c'est gagné.
Si tu n'attends pas pour dire à l'ancienne qui vit seule, un mois à l'avance qu'elle sera ton invitée pour qu'elle savoure d'avance durant un mois ces quelques heures où elle sera reine alors Noël c'est gagné.
Si tu prends la peine de réfléchir à ce mystère d'amour et de pauvreté qui, au cours des âges, a été défloré, foulé au pied et travesti en fête égoïste, fête de beuverie et de gueuleton alors Noël c'est gagné.
Si tu continues dans l'année qui vient à vivre ce mystère en pensant que le partage c'est pas seulement l'affaire d'une nuit, alors Noël illuminera toute ton année.

Père Guy Gilbert


Noël, signe d'amour

Toi, l’enfant sans famille qui n’a jamais été embrassé ni aimé, l’Enfant de Noël te donnera-t-il un papa, une maman ?
Toi, l’enfant des coups et blessures qui n’a jamais eu de caresses ni câlins, l’Enfant de Noël t’apportera-t-il un peu de tendresse ?
Toi, l’enfant des bidonvilles et des favélas qui n’a jamais quitté les détritus et les poubelles, l’Enfant de Noël viendra-t-il te sortir de l’impasse ?
Toi, l’enfant des colères et des guerres, qui n’a jamais vu que des larmes et des armes, l’Enfant de Noël entendra-t-il tes cris de détresse ?
Toi l’enfant trop gâté et trop riche de tout, qui a sans cesse accès à l’inutile, l’Enfant de Noël pourra-t-il ouvrir ton cœur ?
Toi, l’enfant que ses parents enferment dans l’égoïsme et que notre confort endort dans l’insouciance, l’Enfant de Noël pourra-t-il entrer chez toi ?
Oui, peut-être… si cet Enfant de Noël trouve dans ton cœur et dans les cœurs de bonne volonté beaucoup de justice, d’amour et d’espérance…
C’est là le message de Noël

Jean-Noël Klinguer


Prière de Marie dans la nuit de Noël

Qui suis-je pour avoir pu porter en mon sein mon Seigneur et mon Créateur ?
Tout est l’œuvre de tes mains : la terre entière, mon peuple, et moi aussi, petite fille d’Israël.
Qui suis-je, pour que tu aies fait de moi la mère de ton Fils ?
Je te bénis. Père, et je te rends grâce, d’avoir jeté ton regard sur ma petitesse.
Tu es béni. Dieu de mes pères, de m’avoir fait comprendre le mystère de ta fécondité et d’avoir accompli en mon sein de grandes choses. Magnificat !

Seigneur Jésus, Fils unique du Père et - comment est-ce possible ? - mon propre Fils à moi, je chante ta louange et je te remercie parce que tu as bien voulu de moi pour être ta maman.
Qui suis-je donc, pour que tu m’aies comblée d’une telle grâce ?
Tu m’as bénie au-delà de toute mesure.
Qui suis-je donc pour avoir pu comprendre - à la mesure de ta grâce et de ma petitesse - ce que signifiaient les paroles qu’en entrant dans le monde tu as dites à ton Père :
« Me voici, pour faire ta volonté » ?
C’est par ton obéissance que j’ai pu répondre au Père et lui dire ’oui’.
C’est ton ’oui’ qui a préparé le mien, qui l’a rendu possible.
Mon Seigneur, mon Dieu, mon Fils, ce n’est pas moi qui t’ai porté ; non, c’est plutôt toi qui m’as portée.
De tout mon cœur je te rends grâce : Magnificat !

Esprit Saint, hôte invisible, irrésistible et si respectueux, de mon âme et de mon corps, je te bénis, je te rends grâce, car tu as fait en moi de grandes choses.
Mon Fils, Jésus, c’est à ton ombre que je l’ai reçu dans mon cœur et dans mon corps.
Ce sera toi encore, toi seul, qui pourras me le faire comprendre ; tu me parleras de lui et jour après jour je garderai toutes ces choses en mon cœur.
Apprends-moi ce qu’il me faut vivre pour être pleinement sa mère.
Tu m’as éclairée lorsque je ne voyais pas comment cela pourrait se faire, alors que je ne connaissais pas d’homme.
Éclaire-moi encore dans les ténèbres de l’angoisse qu’un jour ou l’autre tous les enfants font peser sur leur mère.
Dès maintenant, prépare en moi les ’oui’ que je devrai lui dire.
Bénis sois-tu, Esprit du Père et de mon Fils ! Magnificat !

Cardinal Danneels (ancien archevêque de Malines-Bruxelles)


Mon Dieu, qui dormez, faible dans mes bras 

Mon Dieu, qui dormez, faible entre mes bras,
mon enfant tout chaud sur mon cœur qui bat,
j'adore en mes mains et berce, étonnée,
la merveille, ô Dieu, que vous m'avez donnée.

De bouche, ô mon Dieu, vous n'en aviez pas
pour parler aux gens perdus d'ici-bas ;
ta bouche de lait vers mon sein tournée,
ô mon fils, c'est moi qui te l'ai donnée.

De main, ô mon Dieu, vous n'en aviez pas
pour guérir du doigt leurs pauvres corps las ;
ta main, bouton clos, rose encore gênée,
ô mon fils, c'est moi qui te l'ai donnée.

De chair, ô mon Dieu, vous n'en aviez pas
Pour rompre avec eux le pain du repas;
ta chair de printemps de moi façonnée,
ô mon fils, c'est moi qui te l'ai donnée.

Marie-Noël


S'il ne naît pas en toi...

Si l’enfant-Dieu ne naît pas en toi, alors gueuletonne, bois jusqu’à plus soif. Noël ne sera qu’une fête conviviale dont tu auras manqué le mystère.
S’il ne naît pas encore en toi... au cours d’une retraite, d’un temps de silence, d’un événement heureux ou tragique, prépare-toi doucement à son arrivée.
S’il ne naît pas encore en toi... ne soit pas impatient. Dieu nous atteint tous et toutes, sur terre, sans exception. Seulement il nous attend à son heure.
S’il ne naît pas en toi… tu ne reconnaîtras pas celui ou celle qui frappe à ta porte et tu taperas toujours sur l’étranger, donc sur l’Enfant-Dieu.
S’il ne naît pas en toi… tu laisseras agir tes gosses au gré de leurs instincts et tu les aideras à grandir dans toutes les disciplines sauf l’essentiel.
S’il ne naît pas en toi… tes mômes ne sauront jamais le sens à donner à leur vie. Le mystère de l’arrivée sur terre d’un Bébé venu nous dire que seul l’amour compte donne une puissance vitale qui transforme et dynamise une existence.
S’il ne naît pas en toi… alors tu vas surgâter tes gosses en refusant de les faire communier à la misère des milliers de jeunes de leur âge qui vivent des calvaires atroces, en Afrique et partout dans le monde.
S’il ne naît pas en toi… la religion que tu véhicules à travers ta phrase rituelle : « je suis croyant, pas pratiquant » ne sera qu’un paravent religieux dérisoire qui te privera d’une force incalculable.
S’il ne naît pas en toi… prépare-toi à un beau Noël païen où tu réjouiras seulement ton estomac, laissant vide ton âme.
S’il ne naît pas en toi… tu peux au moins l’implorer devant chaque crèche que tu apercevras en lui disant : « dis-moi pourquoi tu es si grand et si fragile à la fois » ;
S’il ne naît pas en toi… ce Bébé qui a pris d’avance la dernière place n’aura rien à te dire.
Si tu essaies d’éveiller ou de réveiller en toi ce mystère de la naissance de l’Enfant-Dieu, tu te donnes toutes les chances pour un Noël de partage et de tolérance, à la force irrésistible.

Elle ne te quittera plus, cette force, si, partant d’une naissance prodigieuse, tu chemines durant l’année sur la route des mystères de la souffrance et de la mort du Christ.
Il te donnera alors une gueule de ressuscité.

Père Guy Gilbert (Prières glanées, Fidélité Eds, 2004)


L'adoration des bergers

Immobiles, ils font silence dans la nuit.
Ils sondent les hauteurs du ciel dans leur âme,
par-delà et parfois à l'orée de leur âme.
Ceux-ci sont des anges, ils le savent, s'émerveillent...
Sans bouger, ils se recueillent devant la gloire de Dieu,
tel un vent d'étoiles, comme un murmure à leur mesure.
Et ils se mettent en marche, les siècles derrière eux,
chantant à Dieu un cantique plus vaste que la voûte des
mondes, plus secret que l'intime de leur coeur : chants de
l'attente et du chemin, chant à la mère du Verbe enfant.
Silencieux, ils font hommage de pauvres présents et de
paroles longtemps mûries.

Anonyme (issu de « Noël, une sacrée fête », fiches croires.com)


© Crédit photo Gellinger / pixabay.com

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